9 septembre 2014

(Paris, 09/09/2014)
Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations et répondu aux questions suivantes :

Q - Après les propos ce matin du ministre de la défense, qu’est-ce que la France compte faire pour mobiliser la communauté internationale et quels moyens seront mis en œuvre ?

R - Nous sommes pleinement mobilisés par la situation en Libye. Le président de la République l’a évoquée devant la Conférence des ambassadeurs. C’est une situation d’instabilité qui nous préoccupe hautement. Nous appelons la communauté internationale à rester mobilisée. Il va y avoir une conférence ministérielle organisée à Madrid sur la Libye le 17 septembre prochain, à laquelle la France participera et qui a pour objectif de coordonner l’action internationale et de soutenir la médiation des Nations unies entre les parties. Une réunion de haut niveau est également prévue à New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies et de la semaine ministérielle.

Laurent Fabius est en contact avec ses homologues européens, comme avec les pays de la région. Je vous rappelle qu’hier à Tunis il s’est entretenu avec les Premiers ministres marocain et algérien au sujet des actions à mener pour stabiliser la Libye. Il a également exprimé la solidarité de la France avec les autorités tunisiennes sachant que la Tunisie est très active pour essayer de trouver une solution au conflit libyen et accueille plus d’un million de réfugiés libyens sur son territoire. La communauté internationale doit rester ferme contre ceux qui recourent à la violence pour déstabiliser le pays et c’est la raison pour laquelle la France a voté le 27 août en faveur d’une résolution du Conseil de sécurité qui permet dorénavant de sanctionner ceux qui minent sciemment la transition démocratique libyenne. Nos efforts aujourd’hui visent à amplifier la mobilisation de la communauté internationale autour des Nations unies et notamment des efforts de médiation de son nouveau représentant spécial Bernardino Leon afin de trouver une solution qui ne peut être que politique.

Q - C’est une solution politique qui doit être privilégiée, pas une solution militaire ?

R - C’est une solution politique qui doit être privilégiée parce que c’est la seule à même d’apporter une réponse durable à l’instabilité actuelle qui mine la Libye et qui suscite des violences et du terrorisme dans ce pays.

Dernière modification, le 10/09/2014

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