Shlomo Balsam – Guide d’une mémoire vive

Shlomo Balsam – Guide d’une mémoire vive

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Originaires de Pologne, les parents de Shlomo Balsam arrivent en France dans les années 1920. Pendant la guerre, son père rejoint la résistance, puis les Forces françaises de l’intérieur en 1944. Sa mère a quitté la France en 1936 pour émigrer en Palestine britannique. Durant la guerre, elle intègre la brigade juive de l’armée britannique et part combattre les Allemands en Afrique du Nord. Elle rentre finalement en France en 1947. Shlomo Balsam naîtra l’année suivante, rue de Paradis à Paris. En 1968 il obtient son baccalauréat et part s’installer en Israël dans la foulée.

En 1972, il retourne en France après avoir terminé sa licence, pour poursuivre ses études d’économie et de gestion à la Sorbonne. Il travaille ensuite au sein de l’ambassade d’Israël en France en tant qu’agent de liaison avec les refuzniks juifs soviétiques. « Cela m’a permis de me rendre plusieurs fois en Union Soviétique, je me suis réellement passionné pour ce sujet ». Il exerce parallèlement au sein de l’école juive Yavné à Paris, en tant que professeur d’économie et d’histoire juive.

Après sept années passées en France il rentre en Israël et dirige auprès de l’Agence juive un institut de formation. En 1990, il est finalement nommé responsable des activités éducatives de l’Agence juive pour les pays de l’ex-Union soviétique, fonction qu’il exercera pendant 9 ans. « J’ai quitté l’Agence juive en 1999. Je voulais connaître davantage l’histoire de ma famille, alors j’ai visité leur village d’origine en Pologne. Puis je suis allé à Auschwitz et j’ai juré que travaillerai là-dessus. Maintenant, je travaille à Yad Vashem en tant que guide et intervenant et je forme des éducateurs. »

Depuis 2009, Shlomo Balsam, est le Président de l’association Aloumim. Créée en 1993, Aloumim regroupe en Israël les Enfants Cachés en France pendant la Shoah. La revue de l’association, Mémoire Vive, diffuse des articles sur l’histoire de la Shoah en France ainsi que des témoignages des membres d’Aloumim. L’Association organise aussi des conférences et dispose d’une commission éducative qui transmet aux élèves des établissements scolaires israéliens l’histoire des Juifs de France et d’Afrique du Nord pendant la Deuxième Guerre Mondiale.

Comment vous êtes-vous retrouvé Président d’Aloumim ?
Je ne suis pas un enfant caché, mais je suis arrivé à Aloumim parce que j’ai la particularité de savoir effectuer des recherches. J’ai réussi à découvrir des tas de choses, pour certaines personnes, à retracer leur histoire, ou un bout de leur histoire.

Des projets pour la suite ?
Un livre, enfin peut être deux. Je suis déjà l’auteur de deux ouvrages. Le premier porte sur l’histoire générale de ma famille, tandis que le second est un complément d’enquête pédagogique pour les écoles. Mais comme j’ai découvert de nouveaux documents, notamment sur un oncle qui appartenait à la résistance, je souhaiterais écrire un nouveau livre sur ce sujet. Ensuite, je pense faire un livre sur mes voyages. J’ai pas mal bourlingué, notamment dans le cadre de l’Agence juive, et j’ai envie d’écrire un livre dont chaque page révèlerait un endroit, une histoire, des sortes de photographies de lieux et de moments.

Dernière modification, le 20/10/2014

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