Antisémitisme

On peut exprimer des vues sur le conflit israélo-palestinien sans que les juifs de France ou les musulmans de France en soient les victimes. Il est important que nous montrions une très grande intolérance à l’égard de l’intolérance.

Entretien de M. François Hollande, président de la République, avec le quotidien « Le Monde » (Paris, 21/08/2014)

Q - Pendant la guerre de Gaza, des manifestations ont été interdites. Pensez-vous un jour payer cette décision dans l’électorat musulman français ?

R - Les manifestations ont été interdites quand des éléments probants laissaient penser que des violences étaient à craindre et que des groupes étaient déterminés à provoquer des incidents. Mais je rappelle que la quasi-totalité des manifestations ont été autorisées. Leur cause était compréhensible et l’émotion était réelle, pas seulement chez les musulmans. Le conflit israélo-palestinien n’est pas une question religieuse mais politique.

Q - Pensez-vous qu’il y a un regain de l’antisémitisme en France ?

R - Oui et pas depuis quelques semaines. Il y a des groupes très organisés et actifs notamment sur les réseaux sociaux. Rappelez-vous les slogans prononcés pendant la manifestation « Jour de colère », qui n’avait rien à voir avec Gaza ! Il convient de faire de la pédagogie, notamment à l’école mais aussi de faire preuve de fermeté face au racisme et à l’antisémitisme. On peut exprimer des vues sur le conflit israélo-palestinien sans que les juifs de France ou les musulmans de France en soient les victimes. Il est important que nous montrions une très grande intolérance à l’égard de l’intolérance./.

Dernière modification, le 21/08/2014

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