David Harari – Ingénieur dévoué aux relations franco israéliennes

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© Ambassade de France en Israël

David Harari est né en Egypte. Sa famille fuit le pays pour la France en 1956. Il poursuit alors ses études à Paris, intègre l’Ecole des Travaux Publics, effectue son troisième cycle en informatique et réalise en parallèle un doctorat en physique.

Après avoir effectué son service militaire en France, il part pour Israël avec son épouse. Il entre alors à l’IAI (Israël Aerospace Industries) en tant qu’ingénieur. Dès 1973, la nécessité de disposer de renseignements en temps réel s’impose à l’armée israélienne. « La guerre de Kippour a montré que si l’on n’avait pas de renseignement en temps réel, on perdait énormément dans la direction du champ de bataille » explique t-il. L’innovation consiste alors à envoyer des caméras sur des appareils sans pilote qui transmettent l’information en temps réel : « C’est ici que commence l’épopée des avions israéliens sans pilote, les fameux drones ». David Harari fait partie du groupe d’ingénieurs chargé de relever ce défi. S’ensuit une période où il fallut convaincre les décideurs politiques et industriels de la faisabilité du projet : « Nous avions un défi technologique à relever, car il n’y avait pas de littérature existante ni de spécialistes de ce sujet ».

L’armée israélienne se sert des drones, pour la première fois et de manière officielle, lors de la première guerre du Liban, en 1983. Le succès est international. L’équipe de David Harari est invitée à faire des conférences dans de nombreux pays afin d’exposer les changements stratégiques qu’impliquent ces avions sans pilotes. Les Etats-Unis, la France et d’autres puissances occidentales font alors l’acquisition du nouvel équipement israélien. La force de ce succès réside dans le fait que les ingénieurs israéliens connaissent les besoins et les problèmes liés au champ de bataille, en raison de leur formation militaire et de leur engagement.

La France et Israël partagent une longue tradition de coopération dans l’industrie aérospatiale. C’est ce que David Harari a voulu perpétuer après sa retraite, en devenant co-président du Haut Conseil franco-israélien pour la recherche et le développement avec le prix Nobel français Jules Hoffmann, tout en étant membre du Conseil d’administration de la chambre de commerce Israël France.

Son ambition, avec le Haut Conseil, est de renforcer les relations universitaires entre la France et Israël en ciblant le transfert technologique, c’est-à-dire le passage du laboratoire à la commercialisation. C’est la raison pour laquelle il est fier que le gouvernement français ait demandé à mettre en place un programme franco israélien d’accélérateur de start-ups afin de mettre des industriels français en relation avec la technologie israélienne et réciproquement. Parmi les grands domaines de coopération future que la France et Israël devraient développer, David Harari croit tout particulièrement à la lutte contre le cancer, l’agriculture et l’aérospatiale.

Dernière modification, le 14/08/2014

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