Déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères (Paris, le 21/01/2014)

Déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères (Paris, le 21/01/2014)

Liban - Attentat dans la banlieue sud de Beyrouth (Haret Hareik)
La France condamne l’attentat survenu dans la banlieue sud de Beyrouth à Haret Hareik, et dont le bilan provisoire s’élève à au moins quatre morts.
Elle adresse ses condoléances aux familles des victimes et appelle les autorités libanaises à faire toute la lumière sur cet acte terroriste.
La France dénonce une nouvelle tentative visant à compromettre la stabilité du Liban et à accroître les tensions. Elle réitère son soutien aux institutions de la République libanaise, et à leur tête le président Michel Sleimane, pour préserver la sécurité du pays et l’unité nationale. Elle appelle toutes les parties à œuvrer en faveur de la stabilité du Liban et à ne pas se laisser entraîner par l’engrenage de la violence./.

- Syrie - Conférence de presse conjointe de M. François Hollande, président de la République et du Premier ministre du Royaume des Pays-Bas - Propos de M. Hollande (La Haye, 20/01/2014)
(…)
À propos de la Syrie, il y a la conférence de Genève II qui doit se tenir normalement le 22. L’objet de cette conférence n’est pas de convoquer des participants. L’objet de cette conférence, son ordre du jour, c’est la transition. C’est-à-dire le rassemblement de ceux qui prépareront la Syrie de demain. Cela ne peut être, en aucune manière, la prolongation du mandat de Bachar Al-Assad. La France s’en tiendra à ce seul ordre du jour. Les participants qui viendront à cette conférence devront nécessairement respecter ce qui est à la volonté de ceux qui ont convoqué Genève II, c’est-à-dire la transition politique en Syrie.
(…)
Je tiens à confirmer que la France prendra toute sa part au transport et à la sécurité des armes chimiques qui doivent être détruites. (…)./.
(Source : site internet de la présidence de la République)

- Syrie - Visite de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques - Discours de M. François Hollande, président de la République (La Haye, 20/01/2014)

(…)
Mais, je le dis, s’est produit, le 21 août 2013 en Syrie, un acte innommable, inqualifiable, l’utilisation des armes chimiques. Une mission a été mandatée par le Secrétaire général des Nations unies et a été menée par le Docteur Sellström - ses préparatifs ont été assurés ici-même. Cette mission est parvenue à des conclusions accablantes avec une responsabilité évidente du régime. C’est pourquoi, il ne pouvait pas être question de rester sans réponse face à un tel acte.
La France a exercé la pression qu’il convenait de mener, c’est-à-dire y compris avec la menace du recours à la force. Cette action, conduite avec d’autres et la communauté internationale dans son ensemble, a permis d’aboutir au résultat que l’on sait, c’est-à-dire l’adhésion de la Syrie à l’OIAC et son engagement de détruire ou de faire détruire par votre organisation l’ensemble de l’arsenal chimique d’ici mi-2014.
Je rappelle que le Conseil de sécurité des Nations unies a apporté sa garantie à ce processus en reconnaissant qu’en cas de manquement aux obligations fixées, ce serait le chapitre VII de la Charte de l’ONU qui serait invoqué, c’est-à-dire l’usage de la force.
Votre organisation travaille donc sans relâche pour atteindre les objectifs qui ont été fixés par la communauté internationale. Puisque je suis ici, je veux saluer tous les inspecteurs, tous les agents, tous les scientifiques qui apportent leurs concours à cette entreprise (parce qu’elle est essentielle pour la paix du monde) : procéder au désarmement chimique d’un pays, la Syrie, alors que le conflit est encore, hélas, en cours.
À ce propos, puisque j’évoque la Syrie, la Conférence de Genève qui doit se tenir le 22 janvier ne peut porter que sur la transition politique. Tout autre objectif - c’est-à-dire pour le régime la perpétuation de son système - ne peut pas être envisagé. Tous les pays qui doivent être membres ou qui ont été invités à y venir doivent accepter l’ordre du jour et seulement cet ordre du jour, c’est-à-dire la transition politique. Aucun pays ne peut venir à la Conférence de Genève, s’il n’a pas pleinement adhéré à l’objectif qui doit être celui de la conférence.(…)./.
(Source : site internet de la présidence de la République)

- Syrie - Allocution de M. François Hollande, président de la République, devant la communauté française (Amsterdam, 20/01/2014)
(…)
Or, c’est bien ce qui s’est passé en août 2013 où un régime qui n’écoutant que sa lâcheté a utilisé ces armes. C’est parce qu’il y a eu la pression française, pas seulement française - j’étais fier de pouvoir dire que nous étions prêts à recourir à la force pour mettre un terme à ces exactions - c’est parce qu’il y a eu la pression internationale, y compris avec cette menace, que la Syrie, enfin le régime, a fini par adhérer à cette organisation et maintenant le processus de destruction des armes chimiques est engagé. C’est aussi cela la diplomatie française. C’est aussi cela la communauté internationale. Elle est ici représentée.(…)./.
(Source : Site Internet de la présidence de République)

Dernière modification, le 22/01/2014

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