Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay (Paris, le 25 avril 2014)

Processus de paix au Proche-Orient

Q - Avez-vous une réaction à la suspension du processus de paix ?

R - La position de la France est constante : nous soutenons le processus de paix ; nous soutenons les efforts américains en faveur de sa reprise ; nous voulons croire que les chances de le voir aboutir ne sont pas compromises.

Q - Les trois conditions que vous mentionnez sont-elles exigées du nouveau gouvernement palestinien ou du Hamas ?

R - Elles sont adressées au gouvernement qui sera issu de la réconciliation inter-palestinienne. Elles correspondent non seulement à une position française, mais à la position de l’Union européenne.

Q - L’argument utilisé par Israël pour justifier la suspension est-il est valable à vos yeux ? Il semble que vous ne soyez pas sur la même longueur d’ondes que les Américains, qui ont condamné la réconciliation, alors que vous avez un langage beaucoup plus tempéré.

R - La France a toujours soutenu la réconciliation palestinienne sous l’autorité du président Abbas et l’organisation d’élections dans les Territoires palestiniens. Elle est prête à travailler avec un gouvernement de l’Autorité palestinienne dès lors qu’il refuse le recours à la violence, est engagé en faveur du processus de paix et accepte l’ensemble des accords conclus, notamment avec Israël, ainsi que les obligations qui en découlent.

Tous les efforts doivent être aujourd’hui déployés pour permettre la poursuite et le succès du processus de paix. C’est le message que M. Laurent Fabius passe régulièrement à ses homologues israélien et palestinien.

Q - Vous rappelez la nécessité pour l’Autorité palestinienne de respecter les accords internationaux. Pourquoi ne fait-on pas de même pour Israël ?

R - Notre position est constante : nous avons toujours dit qu’Israël devait respecter ses obligations internationales. Nous avons eu l’occasion de le rappeler à plusieurs reprises.

Q -Condamnez-vous la mesure prise par le gouvernement israélien à l’égard de l’Autorité palestinienne à la suite de sa décision d’adhérer à une quinzaine d’organisations internationales ?

R - La France a pris note de l’instruction par le secrétariat des Nations unies des demandes palestiniennes d’adhésion à une série de conventions et traités internationaux. Pour nous, ce qui importe, c’est de déployer tous les efforts en faveur du processus de paix et de s’abstenir de tout geste de nature à entraver la confiance.

Dernière modification, le 28/04/2014

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