Déclarations de Laurent Fabius à la presse pendant sa visite en Israël

Déclaration à la presse de Laurent Fabius avant son entretien avec Benjamin Netanyahu, Premier ministre de l’Etat d’Israël (19.07.14)

Je suis ici dans la région pour 2 jours. J’ai rencontré le Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le Président Sissi. Tout à l’heure j’étais avec le Premier ministre jordanien et je termine par vous et je vous remercie beaucoup de m’accueillir. Et j’ai eu l’occasion aussi bien sûr de m’entretenir par téléphone avec Ban Ki Moon ainsi qu’avec les Américains, les Qatariens, les Turcs, les Norvégiens. Et je mesure la difficulté, la gravité de la situation. Mais à chaque fois, puisque la France est une puissance de paix, j’ai plaidé pour un cessez-le-feu, autant que possible.
Je sais bien qu’un cessez-le-feu a été proposé par l’Egypte et a été refusé par le Hamas mais nous maintenons l’idée qu’il faut le plus vite possible arrêter les nombreuses victimes.
(…)
Nous comprenons bien sûr l’immense difficulté de la situation. Et bien sûr Israël a le droit à sa sécurité, nous l’avons toujours dit.

Déclaration de Laurent Fabius aux médias français, à l’aéroport avant son départ de Tel-Aviv (19.07.14)

La France est une puissance de paix, donc j’ai voulu me rendre dans la région. J’ai rencontré d’abord le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ensuite le président égyptien, M. Sissi, le premier ministre jordanien et maintenant le premier ministre israélien. Et puis j’ai eu des contacts avec le Secrétaire général des Nations unies , avec toute une série de ministres des affaires étrangères, américain, turc, qatarien, italien, norvégien et d’autres encore.

A chaque fois j’ai plaidé pour le cessez-le-feu parce qu’il y a en ce moment beaucoup de victimes et parce que la France est une puissance de paix.

Malheureusement je constate que cet appel au cessez-le-feu n’est pas, ou pas encore, entendu et qu’au contraire il risque d’y avoir encore plus de victimes civiles. Et cela nous alarme profondément. Dans ces conditions, la France continue et continuera de plaider et d’agir pour un cessez-le-feu qui prenne en compte la sécurité d’Israël et les conditions de vie des Palestiniens à Gaza. Mais au moment où je m’exprime, le sentiment qui domine c’est que malheureusement l’appel au cessez-le-feu n’est pas entendu et qu’au contraire il risque d’y avoir dans les jours qui viennent davantage de victimes civiles et cela nous alarme profondément.

Dernière modification, le 21/07/2014

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