Discours de Patrick Maisonnave lors de la cérémonie d’inauguration d’une aire de jeux à Jérusalem, à la mémoire de Jonathan, Arieh et Gabriel Sandler

JPEG

© Yonathan ZINDEL

"La France n’oubliera jamais la tragédie du 19 mars 2012 à l’école Otzar Hatorah de Toulouse. Le souvenir de Jonathan Sandler (30 ans), de ses fils Arieh et Gabriel (6 ans et 3 ans), et celui de Myriam Monsonego (7 ans) est gravé dans l’esprit de tous les Français.

J’ai accompagné le Président de la République lorsqu’il s’est rendu, en novembre, au cimetière de Givat Shaul, pour se recueillir sur la tombe des victimes. M. Sandler, je veux à nouveau exprimer l’immense tristesse de mon pays. Soyez certain que la France lutte et continuera de lutter contre l’antisémitisme avec toute la sévérité de ses lois, la mobilisation de toutes ses institutions mais aussi l’engagement individuel d’une immense majorité des Français. Faut-il rappeler que les Juifs sont chez eux en France ? Ils sont une composante essentielle de l’âme française. Mon pays ne permettra jamais que les antisémites puissent penser ou en décider autrement.

Les crimes de Toulouse et de Montauban sont l’œuvre abominable d’un fanatique. Comme l’a dit François Hollande : « Le fanatisme n’est pas une religion, c’est un dévoiement. C’est le fanatisme et non l’islam qui a guidé le bras assassin de Merah (que son nom et sa mémoire soient effacés !) lorsqu’il a abattu Jonathan, Gabriel, Arié, Myriam, mais aussi Imad Ibn Ziaten, Mohamed Legouad et Abel Chennouf ».

Oui notre cœur a été brisé par ces crimes d’enfants. Oui, par deux fois la République a été bafouée : lorsque des Juifs et lorsque des militaires ont été visés. Oui, ce crime a été perpétré avec pour seul motif la haine de l’autre. A l’exact opposé des valeurs que la France et Israël ont en partage. « Ve ahavta lereakha Kamocha » (« et tu aimeras ton prochain comme toi-même »), dit la Torah.

Cher M. Sandler, je suis honoré d’être ici, à vos côtés, et avec Mme Léa Marcou, pour l’inauguration de cette aire de jeux, qui perpétuera la mémoire de Jonathan, Arieh et Gabriel. Puisse ce jardin, qui résonnera bientôt des rires et des voix d’enfants, être aussi pour cette jeunesse un lieu d’épanouissement, mais aussi d’apprentissage de la tolérance et du respect de l’autre."

Patrick Maisonnave

Dernière modification, le 11/09/2014

haut de la page