Monsieur le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Monsieur le Secrétaire Général, Mesdames et Messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement, Mesdames et Messieurs les représentants des Etats,
En prenant la parole devant vous aujourd’hui, au nom de la France, j’ai bien conscience que dans les circonstances où nous nous trouvons, nous sommes tous confrontés à une responsabilité historique.
Nous sommes en plein milieu d’une crise financière, économique, sociale sans précédent ; nous sommes à la veille d’une catastrophe écologique planétaire ; nous devons maintenant inventer un monde nouveau où les folies d’hier ne seront plus possibles. C’est la responsabilité qui nous incombe.
Nous savons tous maintenant vers quelles catastrophes peut nous conduire notre obstination à essayer de régler les problèmes du XXIe siècle avec les instruments et les idées du XXe siècle.
Désormais, plus un seul d’entre nous ne pourra prétendre qu’il ne savait pas. Il y a une prise de conscience universelle que la voie dans laquelle le monde était engagé depuis plusieurs décennies était sans issue. La prise de conscience est universelle. La voie dans laquelle le monde s’était engagé depuis plusieurs décennies, cette voie est une impasse. Cette prise de conscience se fait dans la peine, la souffrance et l’angoisse. Mesdames et Messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement, nous sommes comptables politiquement, moralement de cette souffrance accumulée sur la planète.
Il y a des dizaines de millions d’hommes et de femmes qui ont perdu leur emploi, leur maison. Il y a un milliard d’êtres humains qui souffrent de la faim, des centaines de millions d’êtres humains qui n’ont pas accès à l’eau, à l’énergie, qui n’ont pas les soins médicaux minimum. A ces centaines de millions d’habitants de la planète, il nous appartient à nous, chefs d’Etat […]