ENSEIGNEMENT. Trois questions au professeur Albert Marouani

Le Président de l’Université de Nice Sofia Antipolis était en Israël le 22 février afin de signer une convention de coopération entre son université et le Collège académique de Netanya. A cette occasion, le Professeur Albert Marouani a répondu à nos questions.

Vous officialisez aujourd’hui le premier accord de coopération universitaire entre l’Université de Nice Sofia Antipolis (UNS) et le Collège académique de Netanya. Pouvez-vous nous dire de quoi il s’agit ?

Je suis venu aujourd’hui afin de signer une convention de coopération avec le Collège académique de Netanya. Je ne connaissais pas personnellement cette institution, c’était donc l’occasion de connaître les lieux et de discuter des différentes formes de coopération possibles.

En plus de quelques partenariats informels que nous avions déjà expérimentés, la municipalité de Nice a mis en place un test d’un an, dans le cadre duquel vint-cinq étudiants de Netanya ont obtenu une bourse pour effectuer des recherches sur les différentes opportunités permettant de renforcer les liens entre la France et Israël.

Les deux villes de Nice et de Netanya sont en effet jumelées depuis 1968. Il paraissait donc naturel que nos deux universités se rapprochent officiellement. Maintenant que c’est chose faite, il nous faut établir qui, parmi les chercheurs, s’impliqueront dans cette coopération. Il faut également initier les échanges par des rencontres ou encore des invitations à des colloques. Une autre possibilité est d’inviter des professeurs des deux universités à donner des cours durant un mois par exemple.

Quels sont selon vous les points forts de ce rapprochement, et quels en seront les fruits ?

Pour notre université, la grande attraction du Collège académique de Netanya réside évidemment dans l’importance de son département francophone. Il est en passe de devenir la référence universitaire en terme de francophonie en Israël.

Nous envisageons des échanges et coopérations dans des domaines dans lesquels les deux établissements sont spécialisés. Je pense notamment au management ou à la finance. Pourquoi pas même envisager une coopération plus pointue – nous avons par exemple un enseignement poussé dans le domaine de l’eau, alors même que Netanya accueille entre ses murs une experte de la question.

Avez-vous d’autres coopérations en cours ou en vue en Israël ?

Le but de ce voyage, outre la signature de la convention avec le Collège académique de Netanya, était de faire le tour des conventions en place entre l’UNS et les universités partenaires israéliennes.

J’étais donc hier à l’Université de Haïfa où nous avons deux types de coopération en cours. La première est avec la Faculté de lettres et de sciences humaines et le Centre de recherche sur la Méditerranée moderne et contemporaine, et porte sur l’organisation commune de colloques, comme l’année dernière à Haïfa.
La deuxième coopération se fait depuis deux ans dans le domaine des sciences marines. Dans le cadre d’un autre colloque qui aura lieu à Nice les 26 et 27 mai, réunissant l’UNESCO et des ministres de l’Environnement de pays méditerranéens, je souhaitais m’entretenir avec le responsable du département, le Pr Svi Ben Abraham, afin d’associer l’Université de Naplouse et une université jordanienne au projet.

Je suis enfin passé au Technion où nous avons une coopération dans le domaine de la recherche médicale. Le Pr Daniel Aberdam dispose ainsi de deux laboratoires de qualité dans les deux universités et coordonne les deux centres de recherche.

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Le Professeur Albert Marouani, président de l’Université de Nice Sofia Antipolis et le Professeur Bernard Pinshuk, Recteur du Collège académique de Netanya
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Claude Brightman, Présidente du développement francophone au Collège académique de Netanya, le Professeur Albert Marouani, président de l’Université de Nice Sofia Antipolis et le Professeur Bernard Pinshuk, Recteur du Collège académique de Netanya

Dernière modification, le 13/04/2011

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