Entretien de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « Europe1 » (Paris, 14/07/2016)

Proche et Moyen-Orient - Israël - Territoires palestiniens - Syrie.

(...)

Q - Vous revenez d’un voyage officiel de deux jours au Liban, je le disais. Vous suivez de très près par ailleurs le conflit israélo-palestinien. Début juin, une réunion a eu lieu à Paris à l’initiative de la France pour tenter de relancer ce processus de paix, mais en l’absence des deux principales parties ; vous confirmez que votre objectif est maintenant d’organiser une autre réunion mais cette fois avec Palestiniens et Israéliens à la table ?

R - D’ici à la fin de l’année, oui, c’est une conférence internationale. On travaille beaucoup pour créer les conditions de reprise du dialogue ?

Q - Concrètement, comment comptez-vous y arriver, parce que ce n’est pas facile, ça ?

R - C’est très difficile ! Nous avons, après cette réunion du 3 juin, lancé toute une série de groupes de travail thématiques et plusieurs pays, même ceux qui n’y ont pas participé, se sont portés volontaires.

Au moment de l’assemblée générale des Nations unies, en septembre, il y aura un nouveau rendez-vous à l’initiative de la France. Et puis, je vais multiplier les contacts bilatéraux. Tout à l’heure, je rencontre John Kerry qui est invité du 14 juillet par la France ; nous allons avoir quelques échanges. Nous allons aussi parler de la Syrie, puisque vous savez qu’il se rend à Moscou dans quelques heures, et de ce que l’on fait pour relancer le processus de paix en Syrie.

Et la Syrie, cela impacte toute la région. J’étais au Liban ; ce pays est déstabilisé par la guerre en Syrie qui est un drame. Vous avez aujourd’hui le siège d’Alep. Il faut que cela s’arrête, il faut que les négociations reprennent. Il y a énormément de questions sur la table, beaucoup qui sont en relation les unes aux autres. En tout cas, puisque vous avez parlé de l’avenir du peuple palestinien, on ne peut pas en rester là parce que le désespoir s’installe et le désespoir conduit à la violence. Il faut absolument redonner une perspective d’État à ce peuple. (...)./.

Dernière modification, le 18/07/2016

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