Hollande/nucléaire : "l’Iran doit apporter des réponses et pas des provocations"

ROME, 20 nov 2013 (AFP) - Le président français François Hollande a exhorté l’Iran à "apporter des réponses et pas des provocations" à propos de son programme nucléaire, mercredi à Rome.

"Il est vrai que les propositions de M. Khamenei ne peuvent pas aller dans le sens de l’apaisement et de la compréhension. Donc l’Iran doit apporter des réponses et pas apporter un certain nombre de provocations", a déclaré le président français qui était interrogé lors de la conférence de presse de clôture du sommet franco-italien.

Mercredi matin à Paris, François Hollande avait déjà jugé, en Conseil des ministres, "inacceptables" les propos du guide suprême iranien, Ali Khamenei, selon lesquels Israël serait "voué à la disparition". Il avait estimé qu’ils "compliquent la négociation" en cours sur le nucléaire, selon la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

La position "ferme mais pas fermée" de la France l’a "conduite à être très exigeante il y a une dizaine de jours à l’égard du texte en cours de négociation et à considérer que les conditions n’étaient pas suffisamment réunies pour aboutir à un texte", avait-elle ajouté.
"Nous souhaitons évidemment que les négociations aboutissent", avait assuré la porte-parole. "Nous voulons un accord sérieux, solide et qui donne toutes les garanties."

"Donc, oui, les propos d’Ali Khamenei compliquent la négociation car ils sont inacceptables", a-t-elle martelé, ajoutant : "la balle est dans le camp de l’Iran d’une certaine façon aujourd’hui".

"Les fondements du régime sioniste ont été affaiblis très fortement et il est voué à la disparition. Aucun phénomène imposé par la force ne peut durer", a déclaré mercredi M. Khamenei. L’Iran ne reconnaît pas l’existence de l’Etat d’Israël et soutient les mouvements armés qui luttent contre lui.

Dernière modification, le 25/11/2013

haut de la page