INTERVIEW. Jean-Pierre Lledo se coupe en 5 - VIDEO

Changement de rôle ! Jean Pierre Lledo derrière notre caméra pour nous parler d’Exils d’Algérie, la trilogie du réalisateur qui sera présentée dans les Instituts français d’Israël.

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En revisitant une histoire franco-algérienne, jusque-là engluée dans de multiples stéréotypes et caricatures, Jean-Pierre Lledo réalise sa Trilogie d’exil, avec la volonté de n’exclure aucune des sensibilités…

En 1993, comme de nombreux intellectuels et artistes algériens, le cinéaste Jean-Pierre LLEDO se voit contraint, face aux menaces du terrorisme islamiste, de quitter son pays pour venir en France.

Présentant ses films dans différentes villes françaises, il s’aperçoit rapidement qu’un même sentiment soude la grande majorité des spectateurs qui viennent débattre avec lui. Qu’ils soient d’origine berbère, arabe, juive ou européenne, ils expriment tous un grand attachement pour l’Algérie.

Cette Algérie d’où ils se sentent pour beaucoup, eux aussi, en exil depuis la fin du système colonial français en 1962 ayant eu pour conséquences immédiates son indépendance, mais aussi l’exode de plus d’un million d’hommes et de femmes qui y étaient nés.

Optant pour le cinéma documentaire, Jean-Pierre Lledo renoue alors avec une mémoire refoulée, celle de la coexistence des trois communautés algériennes d’origine musulmane, juive et chrétienne, avec cette question obsédante : « L’Algérie était devenue indépendante, pourquoi n’avait-elle pas réussi à être fraternelle ? ».

A partir de cette question, et avec la volonté de n’exclure aucune des sensibilités, Jean-Pierre Lledo réalise sa « Trilogie d’exil », revisitant une histoire franco-algérienne jusque-là engluée dans de multiples stéréotypes et caricatures.

Dernière modification, le 13/04/2011

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