Solidarité française

Je voudrais partager avec vous le bonheur de tous les Français, leur immense soulagement, après tant d’années de difficiles négociations, de hauts et de bas, d’espoirs déçus, à l’annonce de la libération prochaine de Gilad Shalit. Un petit-fils de Marseillaise débarquée à Haïfa, le produit de l’alya française, un citoyen israélien mais aussi, nous ne l’avons jamais oublié, français.
Mardi soir, les Français ont pensé à Gilad, dont le calvaire allait enfin se terminer. Otage pendant plus de cinq ans, kidnappé à 19 ans, sans nouvelle des siens et du monde, il ne sera plus jamais le même. Les Français ont également pensé à Noam et Aviva, si dignes, si déterminés dans leur combat pour retrouver leur fils. Noam et Aviva - je les connais depuis 2006 -, n’ont eu de cesse de se mobiliser pour que le monde n’oublie pas Gilad. Ils constituent un exemple pour tous les parents à travers le monde. Quelle joie pour eux de pouvoir –enfin- plier leur tente à Jérusalem et rentrer chez eux, à Mitzpé Hila, pour se préparer au retour de leur fils.
La France salue la décision courageuse du Premier Ministre, M. Netanyahu et de son gouvernement. Elle n’allait pas de soi car elle comporte des risques, car la douleur des familles endeuillées pendant l’intifada est bien récente. Mais c’est tout à l’honneur d’Israël d’avoir tout fait pour sauver l’un de ses enfants, un enfant enlevé au moment où il servait son pays.
La France, et en premier lieu le Président Nicolas Sarkozy, n’a eu de cesse de faire tout ce qui était en son pouvoir pour tenter de faciliter la libération de notre compatriote. Nous avons apporté tout notre soutien aux médiations successives et aux efforts israéliens. A chacun de ses séjours en France, Noam était reçu à l’Elysée, au Quai d’Orsay, au Parlement, dans les villes françaises nombreuses qui affichaient le portrait de Gilad, par solidarité. Dès mardi, le Président Sarkozy a appelé Noam pour lui dire sa joie de savoir Gilad prochainement de retour parmi les siens. Dès mardi, Nicolas Sarkozy s’est entretenu avec le Premier Ministre, M. Netanyahu pour lui adresser ses félicitations.
Notre espoir aujourd’hui est que cet accord constitue le début d’une dynamique, d’un retour à plus de confiance et à une reprise du dialogue, pour une paix durable.Israël peut compter à cette fin sur l’Europe mais aussi sur un partenaire comme l’Egypte, dont le rôle dans la négociation a été décisif. Un accord qui démontre que rien n’est impossible, que des ponts même improbables peuvent être établis. Pour qu’il n’y ait plus jamais de nouveau Gilad Shalit.