Irak - Amplification de notre aide humanitaire

Irak - Amplification de notre aide humanitaire

Depuis le déplacement de M. Laurent Fabius à Bagdad et Erbil le 10 août, le ministère des affaires étrangères et du développement international a affrété trois vols humanitaires à destination du Kurdistan irakien.

Plus de 58 tonnes de fret (tentes, couvertures, jerricans, kits de cuisine, pompes à eau, réservoirs, suppléments nutritionnels) ont pu ainsi être acheminées à Erbil.

La France poursuit son action humanitaire en Irak et affrètera dans les prochains jours un avion emportant 18 tonnes de matériel (1 tonne de médicaments et 17 tonnes de matériels de première nécessité).

Après l’accueil en France le 21 août d’un premier groupe de réfugiés irakiens, d’autres réfugiés arriveront dans notre pays cette semaine.

Q - Avez-vous des chiffres sur le nombre de réfugiés qui seront accueillis en France ?

R - Je n’ai pas de chiffres à vous donner. C’est lié à l’achèvement des procédures et des formalités d’accueil.

Dans l’urgence et face à la menace, nous accueillons des réfugiés qui le demandent et qui ont des liens avec la France.

Q - Vous avez demandé il y a quelques semaines aux services consulaires à Erbil et à Bagdad de s’activer et d’être prêt à accueillir, de traiter des demandes adressées. Vous avez noté quand même un accroissement des demandes ?

R - Nous faisons face effectivement à un accroissement du nombre de demandes, mais nous les examinons conformément aux principes de la République qui est celle de la tradition d’accueil des personnes persécutées mais nous examinons également leurs liens avec la France et la réalité des menaces qui pèsent sur ces personnes. Nous avons renforcé en personnels et en moyens notre poste consulaire à Erbil pour faire face à cet accroissement. Notre objectif n’est pas de vider l’Irak de ses communautés, mais au contraire de permettre à l’Irak d’éradiquer la menace de « l’État islamique » et à ces communautés de continuer à y vivre en paix et en sécurité.

Q - De quels liens s’agit-il ?

R - De liens familiaux principalement.


Q - Il y a une réunion qui se tient jeudi en Arabie Saoudite justement contre l’EI, j’ai cru comprendre que les Américains n’ont invité ni la France ni l’Union européenne ?

R - C’est tout à fait logique dans la mesure où c’est une réunion entre les États-Unis et un certain nombre de pays arabes. Comme vous le savez il y a une convergence d’objectifs et une complémentarité dans les initiatives pour coordonner l’effort international dans la lutte contre « Daech » et le soutien aux autorités irakiennes dans cette lutte. C’est l’objectif que nous poursuivons avec l’organisation prochaine d’une réunion à Paris pour que la communauté internationale agisse de façon résolue et coordonnée.

Nous sommes mobilisés pour organiser cette conférence et pour soutenir toutes les initiatives qui ont pour objectif de renforcer l’efficacité de la lutte contre « l’État islamique » et l’aide apportée aux autorités irakiennes dans cet objectif, en coordonnant aussi les efforts des pays de la région.


Q - Est-ce que nous savons la manière dont elle va se faire, se concrétise un peu plus ? Les Américains parlent de trois phases ?

R - Elle est en train de s’organiser. Il faut que la conférence de Paris puisse se tenir, cela permettra de préciser les modalités de cet effort international. Elle préparera aussi la réunion qui sera organisée à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, en soutien à l’Irak. Il y a une mobilisation de la diplomatie française et de la France autour de cet objectif, en lien étroit avec les États-Unis et tous ceux qui veulent soutenir l’Irak dans cette lutte ainsi que les États de la région. Toute l’efficacité repose aussi sur le renforcement de la coordination régionale dans la lutte contre « l’État islamique ».

Dernière modification, le 10/09/2014

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