Irak - Réponse de M. Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale

Irak - Réponse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 17/09/2014)

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Monsieur le Député,

Lundi dernier, l’Irak et la France ont réuni à Paris 26 nations dont les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, beaucoup de pays arabes, l’envoyé des Nations unies, le représentant de l’Union européenne et de la Ligue arabe.

Nous avons travaillé toute la matinée. Bien sûr, des nuances entre ces différents pays ont pu être observées mais ce qui m’a surtout frappé, c’est l’ampleur des convergences sur quatre points.

Premièrement, il faut éradiquer, c’est-à-dire détruire le groupe terroriste qu’en arabe on appelle Daech. Il faut le faire par un appui militaire, par la coupure des sources financières et aussi en interrompant l’afflux des étrangers.

Deuxièmement, pour y parvenir, il ne faut pas seulement des actions militaires mais aussi une politique d’unité nationale des Irakiens, car c’est d’abord sur les Irakiens que pourra reposer le succès.

Troisièmement, il faut mener un combat idéologique pour dire - je le répète ici - que Daech et les objectifs qu’il poursuit n’ont rien à voir avec la religion musulmane qui est une religion de paix.

Enfin, quatrièmement, il faut préciser qu’un fonds de solidarité international doit être établi, aussi bien au niveau européen qu’au niveau de l’ensemble de la planète.

Sur ces quatre points, il y a unité totale. La France est au premier plan, elle est à l’initiative.

Quand il s’agit de terrorisme, nous ne pouvons pas détourner le regard. Ce sera notre position./.

Dernière modification, le 18/09/2014

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