Iran - Conférence de presse de M. Laurent Fabius

Iran - Conférence de presse de M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international (New York, 22/09/2014) (…)

Il y aura des contacts pour un règlement du dossier du nucléaire iranien. Ce n’est pas l’Assemblée générale des Nations unies qui va traiter directement de cette question mais nous avons des réunions qui sont prévues. Le président français rencontrera le président iranien à l’occasion de son séjour.

Q - John Kerry a parlé de l’Iran comme d’un potentiel partenaire contre l’organisation État islamique. M. Al-Bahra a dit il y a quelques heures que l’Iran était un partenaire dans les crimes de masse en Syrie. Alors comment la France considère l’Iran ?

R - Alors, d’abord il faut séparer je crois - je ne crois pas, j’en suis convaincu - la question de l’Iran par rapport à l’Irak, Daech, à la Syrie et, une autre question, sur laquelle nous discutons, qui est la question du nucléaire iranien. Ce sont deux questions tout à fait différentes parce que la question du nucléaire iranien se pose en elle-même.

Sur la question que vous soulevez. Il y a une réalité géographique. L’Iran est dans la région et c’est évidemment un acteur puissant. Et puis il y a une réalité politique, c’est que l’Iran a pris position contre Daech. Mais je pense qu’il n’a jamais été question du côté de l’Iran ou de l’autre côté, qu’il y ait une coalition à proprement parler qui puisse l’inclure. Donc, il va y avoir, il y a eu déjà des discussions entre les Américains et Iraniens, sans qu’il y ait du tout de coalition, mais il est normal quand il y a un pays qui est voisin et qui s’est prononcé explicitement contre un mouvement terroriste, de savoir ce qu’il souhaite faire, ce qu’il va faire, ce qu’il peut faire. Cette question concrète, j’imagine sans qu’il soit du tout question d’alliance, va être posée lors de l’entretien qui aura lieu entre le président français et le président Rouhani parce que les Iraniens vont certainement demander quelles sont nos intentions et nous, j’imagine, que nous allons dire aux Iraniens « nous avons vu que vous prenez telle ou telle position, qu’est-ce que vous allez faire ? ». Je ne pense pas que cela ira plus loin mais c’est déjà un point important.

Q - Sur le nucléaire iranien, il y a eu des avancées ?

R - Sur le nucléaire iranien, j’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer à plusieurs reprises. Il y a un délai butoir qui est le 24 novembre. Il y a des discussions qui sont menées par le directeur politique. J’aurai l’occasion certainement de voir M. Zarif, peut-être il y aura une réunion du 5+1 comme on l’appelle avec les Iraniens. C’est une question importante que nous suivons. Pour l’instant nous ne pouvons pas nous prononcer puisque nous avons toujours dit que tant qu’il n’y a pas d’accord sur l’ensemble, il n’y avait pas d’accord. Et il y a évidemment des points sur lesquels nous avons avancé mais beaucoup de points sur lesquels la distance, le fossé est encore très large.

(…)./.

Dernière modification, le 24/09/2014

haut de la page