Israël - Reconnaissance de l’État de Palestine / Réponse de M. Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale

Paris, 26/11/2014

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Monsieur le Député,

Je pense que sur la question très difficile et très sérieuse qu’est la situation en Palestine et en Israël, il faut que les uns et les autres, quelles que soient par ailleurs nos convictions, nous fassions le maximum - et c’était le sens de votre question - pour ne pas importer ici - je reprends vos termes - ce qui se passe là-bas.

Maintenant, je vais essayer de vous répondre, sachant qu’il y aura vendredi un débat à l’initiative du groupe socialiste de l’Assemblée nationale. Sur le principe même des deux États, la position constante des gouvernements successifs de la République française a été de dire que, oui, Israël et la Palestine ont droit chacun à un État ; c’est clair.

Il est évident, et c’est un point sur lequel nous nous retrouvons, que ce n’est pas parce qu’il y aurait une reconnaissance de l’État de Palestine que la position de ceux qui en Palestine luttent contre Israël et ne reconnaissent pas le droit d’Israël à être un État, ce n’est pas pour cela qu’ils auraient notre soutien. Nous sommes contre - appelons un chat un chat - le Hamas, nous sommes contre ceux qui appellent au terrorisme, c’est clair.

Maintenant, le débat entre nous est sur les modalités. Nous constatons qu’il y a des tensions extrêmes parce que le processus de paix est dans l’impasse et la France, qui est l’amie à la fois d’Israël et de la Palestine, veut sortir de cette impasse.

J’aurai l’occasion vendredi de vous expliquer nos pistes de solutions mais je veux être clair à la fin de mon propos : un État pour les Palestiniens ce n’est pas un passe-droit, c’est un droit./.

Dernière modification, le 27/11/2014

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