Israël - Territoires palestiniens - Entretien de M. Laurent Fabius avec « TF1 »

Israël - Territoires palestiniens - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « TF1 »
Paris, 22 juillet 2014

Q - Il y a en ce moment des négociations au Caire avec notamment John Kerry, le secrétaire d’État américain, ainsi que Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies. Selon vos informations, Laurent Fabius, un cessez-le-feu peut-il sortir de ces négociations dans les jours qui viennent ?

R - J’étais là-bas il y a encore deux jours et j’ai discuté avec toutes ces personnalités On a montré les images, il y a maintenant plus de 600 morts du côté palestinien, dont plus de 100 enfants. Il y a des morts du côté israélien. L’exigence absolue, c’est le cessez-le-feu immédiat.

Q - Pour vous, l’intervention d’Israël est-elle légitime, proportionnée ou disproportionnée ?

R - Le seul camp, là-bas, au Proche-Orient, c’est celui de la paix.
R- Il n’estpas acceptable qu’un pays soit menacé par des roquettes et que des roquettes tombent sur lui. En revanche, il faut que la riposte soit proportionnée.

Q - Elle ne l’est pas aujourd’hui ?

R - Quand on parle de 600 morts, c’est évidemment quelque chose qu’on ne peut pas accepter. Donc, il faut absolument que les massacres et les attaques cessent immédiatement.

Q - Il y a demain, à Paris, une manifestation pro-palestinienne qui est autorisée. Est-ce que c’était une erreur d’interdire les manifestations du week-end dernier, qui ont dégénéré ?

R - La règle, c’est qu’on peut manifester et il est normal qu’on soit ému et même indigné- je le suis - par ce qui se passe là-bas. Mais en même temps, il ne faut pas que ces manifestations dégénèrent en violences. Donc, à chaque fois, la préfecture doit examiner la situation au regard des risques encourus..
Dans plusieurs cas, les manifestations étaient autorisées. Dans d’autres cas, elles ont été interdites.
Demain, la manifestation est autorisée, parce qu’elle est encadrée par des organisations responsables et qu’elle a choisi un chemin qui est acceptable. Mais je crois que la clé, c’est une formule qui a été utilisée aujourd’hui par un responsable politique, qui est tout à fait juste : « Notre position, c’est : là-bas le cessez-le-feu et, ici, la République. ».
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Dernière modification, le 23/07/2014

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