Intervention au conseil de sécurité du conseiller politique de la France auprès des Nations unies

(…)

Le drame de la crise à Gaza nous impose la plus grande fermeté. Le bilan humain catastrophique, avec plus de mille deux cents victimes côté palestinien, en grande majorité des civils, nous appelle à accroître la pression sur les parties. Comme l’a dit le ministre des affaires étrangères M. Fabius lors de la réunion de Paris le 26 juillet, l’urgence va à la conclusion immédiate et sans conditions d’un cessez-le-feu humanitaire renouvelable, qui permettra de soulager les populations civiles et de leur apporter l’aide dont elles ont besoin.

Cela ne doit être qu’une première étape. L’objectif de tous doit être obtenir aussi rapidement que possible un cessez-le-feu durable, négocié, qui réponde aux besoins légitimes des israéliens en termes de sécurité comme aux besoins légitimes des palestiniens en termes de protection des civils, d’accès et de reconstruction socio-économique. Il faut associer l’Autorité palestinienne à cet objectif, sur la base de l’initiative égyptienne.

Enfin, cette crise souligne une nouvelle fois l’urgence de redonner un horizon politique aux Palestiniens et aux Israéliens : seules des négociations crédibles entre les parties pourraient permettre la signature d’un règlement juste et définitif, établissant deux États démocratiques vivant côte à côte dans la paix et la sécurité et au sein de frontières reconnues. (…)./.

Dernière modification, le 01/08/2014

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