Discours de l’ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot lors de la réception du 14 juillet 2010
Au nom de mon épouse Valérie et de nos enfants, et au nom de toute l’équipe de l’ambassade, je vous remercie d’être venus aujourd’hui fêter avec nous le 14 juillet.
Le 14 juillet est notre fête mais aussi la fête de tous ceux qui se reconnaissent en ce message universel – liberté, égalité, fraternité – un message qui aura aussi été celui de l’émancipation de juifs d’Europe.
Un mot pour vous dire notre bonheur personnel, Valérie et moi, les enfants, d’être parmi vous ce soir, d’avoir pu après deux ans et demi d’absence à Paris, revenir dans ce pays que nous aimons tant, qui nous a tant donné. Je suis très fier que le Président Nicolas Sarkozy, sur proposition du Ministre Bernard Kouchner, m’ait confié cette tâche exigeante mais si passionnante de représenter ici la France. Je voudrais au nom de toute l’équipe de l’ambassade saluer tous ceux qui nous accompagnés cette année, israéliens et français, amis et interlocuteurs. Merci à vous, Monsieur le Président, vous qui incarnez bien sûr Israël, son histoire, ses combats, ses rêves, sa réussite incroyable mais aussi la relation si privilégiée entre nos deux pays, entre nos peuples comme entre nos cultures. La culture se porte excellemment, qu’on songe au succès récent du festival du cinéma, de la nuit blanche, de la fête de la musique ou du forum démocratique. Mais c’est vrai, l’économie, malgré des succès comme l’arrivée historique d’Airbus en Israël, a encore du chemin à faire. La coopération active entre laboratoires français et israéliens de pointe doit déboucher sur des échanges plus nourris. Je salue en vous aussi, Monsieur le Président, le Prix Nobel de la Paix : celui qui ne s’est jamais découragé, celui qui, aujourd’hui, plus que jamais, conserve la conviction que la Paix finira par prévaloir entre l’Etat juif et tous ses voisins.
Après tant de crises et de désillusions, d’efforts avortés, je comprends les sceptiques. Je ne sous-estime pas non plus les risques et les sacrifices de cette entreprise. Il est facile aussi de donner des conseils de loin. Mais la paix, j’en suis sûr, reste la meilleure garantie de sécurité d’Israël. Je souhaite donc que les mois à venir connaissent une véritable relance des négociations et qu’un état palestinien s’établisse en paix et en sécurité aux côtés d’Israël. La France salue les décisions prises dans cette direction par le gouvernement israélien, notamment les mesures récentes sur l’entrée des biens civils à Gaza. L’Europe est mobilisée : Mme Ashton arrive, suivie dans les prochaines semaines de nombreux Ministres européens.
Je souhaite aussi que recule, sous nos efforts conjugués, la menace nucléaire iranienne - la France, le Président Sarkozy, se veulent sur ce combat à l’avant-garde -, nous discutons actuellement de sanctions européennes renforcées ; que reprennent des contacts entre la Syrie et Israël et que soient enfin engagés des relations normales entre Israël et les pays arabes et musulmans.
Un dernier vœu, plus ardent encore que les autres ; celui que Gilad Shalit, depuis plus de quatre ans prisonnier, privé des siens retrouve au plus vite sa famille. Que cette injustice prenne fin. Sachez que le Président Nicolas Sarkozy est pleinement mobilisé pour obtenir sa libération.
Mes remerciements, en particulier à la « dream team » de l’ambassade comme à notre nouveau chef, Thibault, un chti de 22 ans (le cerveau de ce 14 juillet). J’ai le plaisir aussi d’annoncer à la communauté française que notre consule générale à Tel Aviv, Colette Le Baron, est reconduite exceptionnellement pour une cinquième année. Merci enfin aux généreux sponsors, israéliens comme français, sans qui cette belle fête n’aurait pu avoir lieu, alors que la France fait un effort de réduction des dépenses publiques. Vive la république française ! Vive l’état d’Israël ! Vive l’amitié entre Israël et la France !