07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2009 03. Septembre 2009

Jeudi 17 septembre 2009

Les Titres
Haaretz (Le pays)

Le procureur général militaire au Haaretz : Le rapport d’enquête de l’ONU ne correspond en rien à la réalité

The Jerusalem Post

Le Premier ministre appelle les dirigeants internationaux à rejeter les conclusions du rapport Goldstone

Maariv (Le soir)
Les vaccins sont là
Yediot aharonot (Les dernières nouvelles )
Ehud Barak : L’Iran n’est pas une menace existentielle

Israël-Palestiniens

Israël combat le rapport de l’ONU et mobilise les pays qui luttent face au terrorisme / Barak Ravid et Anshel Pfeffer – Haaretz

Israël s’est adressé hier à plusieurs hauts responsables américains pour leur demander leur aide dans les tentatives diplomatiques pour endiguer les conclusions du rapport Goldstone qui accuse Israël d’avoir commis des crimes de guerre lors de l’opération Plomb Durci à Gaza. Le Premier ministre Netanyahu a évoqué hier le sujet lors de son entretien avec l’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, s’est lui entretenu avec l’ambassadrice des Etats-Unis à l’Onu, Susan Rice, et d’autres responsables américains. Hier, en privé, le Premier ministre Netanyahu qualifiait le rapport de « jugement sommaire contre Israël et une récompense au terrorisme. Ses conclusions compliqueront la tâche des Etats démocratiques qui luttent contre le terrorisme ».

Plusieurs réunions ont eu lieu hier au ministère des Affaires étrangères pour débattre de la bataille diplomatique et juridique contre le rapport de cette commission nommée par le Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies et dirigée par le magistrat Richard Goldstone. Au cours de ces réunions, il a été décidé de focaliser les efforts diplomatiques sur les Etats-Unis, la Russie et d’autres membres du Conseil de sécurité et du Conseil des droits de l’homme qui sont impliqués dans les guerres en Irak et en Afghanistan. Le message israélien sera que le rapport Goldstone menace ces pays en cela qu’il rend très difficile la guerre contre le terrorisme. Par conséquent, il faut faire en sorte d’empêcher le rapport de remonter au Conseil de sécurité de l’ONU ou à la Cour Pénale internationale de La Haye.

Le ministère des Affaires étrangères a également mis en place une équipe de juristes chargée de suivre d’éventuelles actions en justice et de se préparer au cas où une procédure serait engagée devant la CPI.

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, qui effectue actuellement une visite de travail aux Etats-Unis, a adressé dès avant-hier des messages au gouvernement et au Congrès, leur demandant de prendre leurs distances avec le rapport Goldstone. Selon lui, le rapport doit être traité comme l’avait été la résolution 3379 de l’assemblée générale de l’ONU, qui faisait le parallèle entre sionisme et racisme. « Le rapport Goldstone est une tentative dangereuse de mettre à mal le principe de légitime défense qui protège les Etats démocratiques. Il légitime le terrorisme », a affirmé M. Ayalon lors de ses entretiens.

Le président Shimon Pérès a publié hier un communiqué dans lequel il affirme que le rapport Goldstone « se rit de l’histoire ». Lors de réunions fermées au bureau du Premier ministre et au ministère des Affaires étrangères, il a été décidé que, dans le cadre de la réponse israélienne, le président Pérès serait en première ligne tandis que le Premier ministre Netanyahu et le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, ne feront pour l’heure pas de déclarations publiques et se contenteront de consultations avec leurs homologues étrangers.

Au sein de l’armée, on refuse de réagir aux conclusions du rapport Goldstone. Néanmoins, le parquet militaire prend part au travail des équipes mises en place par le ministère des Affaires étrangères qui étudient actuellement les 575 pages du rapport et les trente-six cas spécifiques dans lesquels les forces israéliennes auraient violé le droit international.

Une grande partie des cas décrits par le rapport ont déjà été examinés par Tsahal dans le cadre des enquêtes effectuées au terme de l’opération par cinq commissions créées sur ordre du chef d’état-major et du parquet militaire. Dans la plupart de ces cas, les enquêtes sont parvenues à la conclusion que les soldats n’avaient pas transgressé le droit international. Les autorités militaires n’ont pas encore décidé si elle feront usage de ces enquêtes dans le cadre de la lutte contre le rapport Goldstone ou si ces éléments seront conservés pour servir de preuve en cas d’actions en justice contre des officiers de Tsahal.

Les Etats-Unis : Nous perdons patience / Itamar Eichner – Yediot Aharonot

La crise dans les négociations entre Israël, les Palestiniens et les Américains jette le doute sur la tenue du sommet tripartite qui doit se dérouler en marge de l’assemblée générale de l’ONU, la semaine prochaine à New York.

La deuxième rencontre entre le Premier ministre Binyamin Netanyahu et l’émissaire américain George Mitchell s’est terminée hier sans avancée, même si le cabinet du Premier ministre a déclaré que les discussions étaient bonnes. Lors de cette rencontre, on n’est pas parvenu à un accord sur le gel de la construction dans les colonies. De plus, un désaccord est apparu concernant l’ordre du jour du sommet tripartite et la procédure selon laquelle se dérouleront les négociations entre Israël et les Palestiniens, dont les deux parties devaient annoncer l’ouverture lors du sommet.

Après que du côté israélien on se soit déclaré déçu par les mesures de normalisation que les Américains ont obtenu des pays arabes, M. Mitchell est reparti hier pour une nouvelle tournée-éclair dans ces pays, pour tenter de leur soutirer de nouveaux gestes en échange du gel des colonies. Vendredi prochain, avec le retour de George Mitchell en Israël, MM. Netanyahu et Mitchell devraient s’entretenir une troisième fois et tâcher à nouveau de parvenir à des ententes. Plusieurs dizaines d’obstacles barrant les accès à des villages palestiniens seront levés / Anshel Pfeffer – Haaretz

Tsahal a commencé hier à retirer près d’une centaine d’obstacles à l’entrée de villages palestiniens de Cisjordanie, et ce dans le cadre du programme d’allègements en faveur de la population civile.

Ces obstacles ont été érigés au début de la deuxième Intifada afin d’empêcher l’accès aux villages palestiniens à partir des routes sur lesquelles circulent aussi des Israéliens, les habitants de ces villages étant obligés de circuler sur des voies secondaires. Dans le cadre du programme d’allègements en faveur de la population civile approuvé par le ministre de la Défense, Ehud Barak, le commandant militaire de la région centre, le général Gadi Shamni, a ordonné cette semaine aux unités du génie de commencer le retrait des obstacles. Tous ces obstacles devraient être retirés d’ici vendredi prochain, à l’occasion de l’Aïd el-Fitr. Cette mesure a été précédée par la levée de plus de cents barrages sur les routes de Cisjordanie et aux entrées des villes palestiniennes et par un accord avec les services de sécurité palestiniens limitant l’entrée des forces israéliennes à l’intérieur des villes.

Au commandement militaire de la région centre on souligne que la levée des barrages a été rendue possible grâce à une baisse spectaculaire du nombre d’attentats et à une meilleure coopération avec les nouveaux bataillons des forces de sécurité palestiniennes, entraînés par les Etats-Unis.

Régional

Ehud Barak : « L’Iran n’est pas une menace existentielle pour Israël » / Shimon Schiffer et Nahum Barnéa – Yediot Aharonot

« L’Iran ne constitue pas une menace existentielle pour Israël ». C’est ce qu’a affirmé le ministre de la Défense, Ehud Barak, lors d’une interview spéciale accordée au Yediot Aharonot à l’occasion du nouvel an juif.

En réponse à des questions sur le programme nucléaire iranien, M. Barak a indiqué qu’il « ne fait pas partie de ceux qui pensent que l’Iran place Israël face à un danger existentiel. Israël est fort et je ne vois pas qui pourrait constituer une menace existentielle pour lui. Toutefois, je pense que l’Iran est un défi pour Israël et pour le monde entier ».

Rappelons qu’auparavant, Ehud Barak avait qualifié la course iranienne à l’armement de menace existentielle. Le choix de cette nouvelle formule pourrait être dû à son sentiment que l’administration américaine n’envisage pas de recourir à l’option militaire contre l’Iran. Interrogé sur la possibilité d’une attaque israélienne en Iran, Ehud Barak affirme : « L’heure est à la diplomatie et au durcissement des sanctions. Il est préférable de faire les deux en même temps ».

Barak a par ailleurs été interrogé sur l’argument iranien selon lequel puisqu’Israël possède l’arme nucléaire, l’Iran devrait également y avoir droit. « Je n’ai jamais dit que nous possédons l’arme nucléaire », a-t-il répondu. « Il n’existe aucune symétrie entre nous et l’Iran ou d’autres pays de la région. Israël n’a jamais menacé l’existence d’aucun autre pays de la région, alors que les ennemis d’Israël ont à plusieurs reprises essayé de le détruire. L’Iran brandit, aujourd’hui encore, la menace de détruire Israël ».

Enfin, à la question de savoir s’il soutiendrait un accord de dénucléarisation de toute la région, y compris Israël, il a répondu par la négative. « Lorsque le monde musulman tout entier, de Marrakech au Bangladesh, se comportera comme en Europe occidentale, il sera possible de négocier une dénucléarisation », a-t-il expliqué./.

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