
| Haaretz (Le pays)
Selon toutes les estimations : Livni l’emporte avec une large majorité | The Jerusalem Post
Les sondages indiquent une victoire écrasante pour Livni à Kadima | |
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| Maariv (Le soir) Une lutte au coude à coude | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) Coude à coude | |
Intérieur
Tzipi Livni remporte de justesse les primaires à Kadima
Au terme d’une nuit de suspense, le site YNET rapporte ce matin que la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a remporté les élections primaires à Kadima avec une très courte avance. Selon les résultats définitifs, Mme Livni a obtenu 43.1 % des suffrages (16 936 voix) contre 42 % (16 505 voix) pour son principal rival, le ministre des Transports, Shaul Mofaz, qu’elle devance donc de 431 voix seulement. Le ministre de l’Intérieur, Meir Shitrit, a décroché 8,5% des votes et le ministre de la Sécurité intérieure, Avi Dichter, 6,5%. Le taux de participation a été de 53,7%.
Ces résultats vont complètement à l’encontre des sondages qui avaient été publiés dans le journaux au cours des dernières semaines et qui donnaient Tzipi Livni largement victorieuse, et plus précisément des estimations diffusées à 22h15 par les trois chaînes nationales de télévision, qui donnaient Mme Livni gagnante de 10 à 12 points. Au fil de la nuit, à la mesure que les résultas réels étaient communiqués par les bureaux de vote, il s’avérait qu’il s’agit d’une course au coude à coude et d’un échec retentissant pour les sondeurs israéliens qui, une nouvelle fois, n’ont pas réussi à prédire les résultats d’élections primaires à la tête d’un parti politique (la dernière fois remonte aux primaires travaillistes en 2005 où les sondages avaient prévu une victoire écrasante pour Shimon Pérès qui a fini par être battu par Amir Peretz). Les sondeurs expliquent leur erreur par la difficulté d’analyser les intentions de vote dans le secteur non-juif où, très souvent, les électeurs votent « en bloc » et refusent de divulguer leur choix.
Selon Ynet, le quartier général de Shaoul Mofaz envisageait ce matin de faire appel des résultats et a demandé à la commission électorale de ne pas les rendre publics, demande rejetée par la commission. Mais il semble que M. Mofaz ait fini par renoncer à cet appel puisqu’il a téléphoné à Mme Livni et l’a félicitée de sa victoire.
Selon le Haaretz, le Premier ministre Ehud Olmert devrait annoncer au gouvernement sa démission lors de la réunion du conseil des ministres, dimanche prochain. Selon la législation israélienne, pour que cette démission prenne effet, M. Olmert doit la donner officiellement au Président de l’Etat après l’avoir annoncé au gouvernement. Or, lundi prochain, le Président Shimon Pérès part à New York pour représenter Israël à l’assemblée générale de l’ONU et ne revient que le dimanche suivant , à la veille du nouvel an juif. Vu ce calendrier, conclut le journal, la démission d’Ehud Olmert sera vraisemblablement reportée au 2 octobre.
Selon le site Internet du Haaretz, si les principaux protagonistes du monde politique israélien se sont empressés à féliciter Tzipi Livni de sa victoire, ils ont néanmoins émis des doutes quant à ses chances pour former une coalition.
Le président du parti séfarade-orthodoxe Shas, Eli Yishaï qui était parmi les premiers à féliciter Mme Livni a déclaré, faisant référence à la demande du Shas d’augmenter les allocations familiales : « si Mme Livni veut un gouvernement, elle devra accéder à nos demandes. Si réclamer de l’argent pour des enfants dans la détresse, c’est de l’extorsion, et bien nous extorquons".
Shalom Simhon, ministre (travailliste) de l’Agriculture et proche du président du parti, Ehud Barak, a déclaré : "Il faut convoquer des élections et permettre au peuple d’élire le Premier ministre. Il n’est pas concevable que 51 000 personnes décident de l’identité du chef de gouvernement". Le député (travailliste) Ophir Pinès-Paz a estimé quant à lui qu’il y a « pratiquement autant de chances qu’un gouvernement se forme ou que des élections aient lieu. Si Mme Livni cède à toutes les requêtes et à tous les chantages, elle pourrait bien avoir à se passer de nous". La députée (travailliste) Shelly Yahimovitz a ajouté pour sa part : "le parti travailliste doit faire en sorte qu’il y ait des élections et accepter le verdict des électeurs. Les Israéliens nous font savoir qu’ils ne veulent pas que nous soyons la cinquième roue du carrosse de la coalition".
Les responsables du Likoud ont naturellement appelé à la tenue d’élections anticipées, soulignant le fait que Mme Livni a été élue par les adhérents de son parti et non à l’issue d’élections générales. Le député (Likoud) Gideon Saar a déclaré : "même si Mme Livni parvient à former un gouvernement, ce sera un gouvernement en panne qui ne pourra rien accomplir. Ce sera un gouvernement légal mais pas légitime. Mme Livni est entièrement associée à l’échec. Il n’y a aucun rapport entre le choix des électeurs en 2006 et la personne qui prétend aujourd’hui diriger le pays. Si la démocratie est importante aux yeux des Israéliens, il faut convoquer des élections".Son collègue Guilad Erdan (Likoud) a déclaré : "Mme Livni n’a pas de véritable projet ni de succès à son crédit. Elle est associée à l’échec de la guerre. Les gens se poseront la question de savoir quels changements elle a apportés et ce qu’elle a fait. Nous ne l’avons pas entendue s’exprimer sur des sujet économiques et sociaux. Nous sommes convaincus que les Israéliens voteront non pas en fonction de la réaction à trois heures du matin mais pour la personne qu’ils estiment capable de diriger Israël". Quant à l’ancien ministre des Affaires étrangères, Sylvan Shalom (Likoud), il a déclaré que « rien ne peut remplacer un mandat délivré par le peuple et rien d’autre n’est légitime. Le Kadima est divisé, nous sommes unis et nous remporterons les prochaines élections".
En revanche, le député (Mérétz) de gauche Yossi Beilin a appelé Tzipi Livni à former une coalition qui permettra de compléter les négociations de paix avec les Palestiniens et « parfaire le cercle de la paix avec la Syrie et le Liban./.