
| Haaretz (Le pays)
Le vice-premier ministre, Moshé Yaalon : Les élites et La Paix Maintenant sont un virus | The Jerusalem Post
Le Premier ministre convoque Yaalon après son intervention lors d’un événement organisé par Moshé Feiglin | |
|---|---|---|
| Maariv (Le soir) L’incident Bogie | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) La tempête Bogie | |
Intérieur
Le vice-premier ministre, Moshé Yaalon : Les élites et La Paix Maintenant sont un virus / Mazal Moualem et Ofra Idelman – Haaretz
Le Premier ministre, Binyamin Netanyahu, a convoqué hier soir le vice-premier ministre et ministre des Affaires stratégiques, Moshé « Bogie » Yaalon, pour obtenir des éclaircissements après l’offensive de ce dernier contre les organisations de gauche et les élites qu’il a qualifiées de virus, lors d’un meeting du mouvement Manhigout Yehoudit en début de semaine. Les propos de Moshé Yaalon, révélés hier par le journaliste de la deuxième chaîne Amit Ségal, ont mis Netanyahu et son entourage dans l’embarras, d’autant plus qu’au cours de la campagne électorale, Netanyahu avait tout fait pour écarter du Likoud les membres de Manhigout Yehudit et le chef du mouvement, Moshé Feiglin. Le cabinet de Premier ministre a fait savoir hier que « les propos de M. Yaalon ne sont, du point de vue du Premier ministre, pas acceptables et ne reflètent pas la position du gouvernement ». En début de semaine, Moshé Yaalon s’était rendu dans les colonies sauvages du conseil régional Samarie et avait mis le Premier ministre dans l’embarras en déclarant qu’il faut envisager un retour et un repeuplement de la colonie de Homesh, démantelée dans le cadre du désengagement.
L’embarras s’est ressenti hier aussi au Likoud qui, avant les élections, s’enorgueillait de l’adhésion au parti de l’ancien chef d’état-major. Selon de haut responsables du parti : « Le rapprochement entre Yaalon et la ‘bande à Feiglin’ est dangereux et saugrenu. Il s’agit d’un rapprochement entre un groupe anti-sioniste, qui encourage la défection du service militaire et la désobéissance aux ordres, et un ancien chef d’état-major ».
Des responsables du Likoud ont ajouté : « Yaalon apparaît comme quelqu’un d’étrange et d’extrémiste qui ne mesure pas sa position en tant que ministre de premier plan et qui, par ses propos, a nui au Premier ministre, au Likoud et à l’Etat d’Israël ».
Moshé Yaalon, qui se verrait bien prendre, à l’avenir, la tête du Likoud, était en début de semaine l’invité d’honneur d’un meeting du courant Manhigout Yehoudit qui se tenait à Jérusalem. Ce groupe de membres du Likoud, surnommé « la bande à Feiglin », du nom du fondateur du courant, Moshé Feiglin, est considéré comme le courant le plus radical au sein du Likoud, un courant avec lequel Binyamin Netanyahu cherche à prendre ses distances. Moshé Yaalon a été accueilli chaleureusement par les participants au meeting et, contrairement à son habitude, s’est exprimé longuement sur divers sujets tout en lançant une offensive contre les organisations de gauche, les médias et le gouvernement américain.
A la question : « Que peut-on faire pour sauver la colonie de Bnei Adam et, grâce à cela, le pays tout entier ? », Yaalon a répondu : « Nous abordons la question du virus, de La Paix Maintenant ou, si vous voulez, des élites, qui causent des dommages très importants. En ce qui me concerne, les Juifs doivent pouvoir vivre partout sur la Terre d’Israël et à jamais ». « Lorsque j’étais chef d’état-major », a-t-il ajouté en réponse à une autre question, « j’ai dit à plusieurs reprises en privé qu’à chaque fois que les politiques font venir la colombe de la paix, nous, l’armée, devons ensuite nettoyer ses saletés. Le désengagement, le déracinement, l’expulsion, un Premier ministre israélien qui dit : « Gaza est sous occupation, il faut se défaire de l’occupation ». Nous voulions ‘des territoires en échange de la paix’, nous avons eu ‘des territoires en échange de roquettes ».
A la question : « Pourquoi avons-nous peur des Américains ? », Yaalon a répondu : « Moi, je n’ai pas peur des Américains », réponse qui lui a valu des applaudissements. Par la suite, il a laissé entendre que certains au gouvernement cèdent face à la pression américaine : « Sur certaines choses, il faut savoir dire : Halte-là ! Quand vous faites des choses auxquelles vous ne croyez pas, vous êtes sur une pente savonneuse. On fait pression sur vous et vous vous laissez entraîner ».
Malgré le tollé provoqué par ses propos, Moshé Yaalon ne s’est pas rétracté et n’a pas envisagé de s’excuser. « A la suite de demandes répétées, et dans le cadre de ses rencontres avec des militants du Likoud à travers le pays, M. Yaalon a accepté de rencontrer les membres de Manhigout Yehoudit à Jérusalem. Cette rencontre a eu lieu en début de semaine et il était évident que son contenu serait rapporté. Concernant les propos qui y ont été tenus, les positions de M. Yaalon sont connues, claires et décrites en détail dans son livre et il maintient ses positions », a fait savoir hier le cabinet de Moshé Yaalon.
Diplomatie
Liberman prend l’Afrique d’assaut / Itamar Eichner – Yediot Aharonot
Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, a l’intention de « conquérir » l’Afrique.
Il effectuera début septembre une tournée de neuf jours dans cinq pays où aucun ministre israélien des Affaires étrangères ne s’est rendu depuis vingt ans, voire, dans certains cas, quarante. (A l’exception d’une visite de Sylvan Shalom en Ethiopie il y a cinq ans).
M. Liberman a l’intention de reproduire les déplacements historiques en Afrique du Premier ministre Golda Meir qui attachait une importance stratégique aux relations entre Israël et le continent africain.
Le ministre des Affaires étrangères débutera sa tournée en Ethiopie, puis se rendra au Kenya, en Angola, au Nigeria et en Ouganda. Ils sera accompagné d’une délégation d’hommes d’affaires et rencontrera les dirigeants de ces pays. Il signera également une série d’accords de coopération dans les domaines de l’agriculture, de l’eau et de l’économie./.