07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2009 02. Octobre 2009

Jeudi 22 octobre 2009

Les Titres
Haaretz (Le pays)

Percée dans les négociations : L’Iran enverra 75 % de son uranium en Russie pour y être enrichi

The Jerusalem Post

Israël garde le silence face au projet d’accord qui prévoit l’envoi de l’uranium enrichi iranien en Russie pour y être transformé

Maariv (Le soir)
Yaakov Nééman : Si les compétences du conseiller juridique du gouvernement ne sont pas réparties, je démissionnerai
Yediot aharonot (Les dernières nouvelles )
Iran : Une bombe à retardement

Diplomatie

Ehud Barak aux Américains : L’option militaire doit rester à l’ordre du jour / Shimon Shiffer et Itamar Eichner – Yediot Aharonot

Officiellement, Israël s’abstient de réagir à l’accord qui est en train d’être élaboré avec l’Iran. Mais à Jérusalem, on suit ces informations avec inquiétude et méfiance.

En effet, les dirigeants israéliens ne croient pas que l’Iran se pliera aux conditions posées par les Etats-Unis, la Russie et la France et ils estiment que Téhéran poursuivra ses efforts pour devenir une puissance nucléaire. En outre, les Israéliens n’ont aucune confiance dans Mohamed el-Baradei, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, qui est impliqué dans les négociations. Cette méfiance, on pouvait l’entendre hier dans les propos du Premier ministre Netanyahu et du ministre de la Défense, Ehud Barak, qui rencontraient l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Susan Rice. Ehud Barak a affirmé que les grandes puissances doivent continuer à suivre de près ce qui se fait en Iran dans le domaine nucléaire : « Les Iraniens ont déjà trompé l’Occident par le passé », a-t-il déclaré tout en soulignant la nécessité d’imposer des sanctions sévères s’il s’avère dans quelques mois que les Iraniens ne collaborent pas pleinement avec la communauté internationale.

M. Barak a suggéré à Susan Rice de n’exclure aucune option, y compris une offensive militaire, même si en fin de compte un accord est signé, car il pourrait s’agir d’une ruse de la part de l’Iran. En tout état de cause, a-t-il ajouté, Israël n’exclut aucune option.

Le vice-ministre de la Défense, Matan Vilnaï, a lui déclaré hier soir : « Les Iraniens sont plus malins que ce que l’on pense et nous devons nous assurer qu’il ne s’agit pas là d’une tentative pour gagner du temps. Cependant, le fait même que les Iraniens acceptent de négocier et qu’on soit parvenu à un accord prouve que la pression internationale fait effet. Je ne dédaigne pas cet accord, mais il faut focaliser la pression et ne pas la relâcher. Notre objectif est de neutraliser la possibilité pour l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire ».

C’est nous qui paierons le prix / Alex Fishman – Yediot Aharonot

Ce n’est pas le bout du tunnel. Ce serait plutôt le phare d’une locomotive lancée vers nous à toute allure et annonciatrice d’un malheur. C’est ainsi qu’Israël doit voir l’accord annoncé par le directeur général sortant de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Mohamed el-Baradei, et qui prévoit que l’Iran enrichira son uranium à l’extérieur de ses frontières.

Le succès dont se prévaut el-Baradei a un prix. Cet homme, que les services de renseignement occidentaux considèrent depuis longtemps comme un collaborateur de l’Iran, est sur le point de nous vendre à bas prix et de nous compliquer la vie. A Washington on se prépare déjà à la possibilité qu’une des demandes iraniennes soit une surveillance internationale des sites nucléaires israéliens. Ne nous étonnons pas si un défilé de hauts responsables israéliens est convoqué prochainement à Washington pour discuter du prix à payer.

Les représentants occidentaux aux pourparlers de Vienne savent bien que les Iraniens réclameront un prix élevé en contrepartie de l’accord afin qu’ils puissent se prévaloir d’un succès auprès de leur propre opinion et du monde musulman. Il s’agira bien entendu d’avantages économiques et commerciaux, du renouvellement des relations internationales et d’un renforcement du statut de l’Iran au sein de la communauté internationale. Mais, à Washington, on sait bien que les Iraniens ont encore un tour dans leur sac, une demande qui fera d’eux les héros du monde arabo-musulman : l’inspection des installations nucléaires israéliennes. Difficile de croire qu’un dirigeant israélien responsable acceptera de discuter d’une telle possibilité avec l’Iran.

Lors de leur première rencontre, le président américain, Barack Obama, avait promis au Premier ministre Netanyahu de respecter la politique israélienne d’ambiguïté dans le domaine nucléaire. On peut supposer que les Etats-Unis ne forceront pas Israël à accepter le diktat iranien à ce sujet, même si cela doit faire échouer les pourparlers avec l’Iran. Mais dans le monde étrange où nous vivons, il se peut que l’Occident cède aux exigences iraniennes. Quoi qu’il en soit, même si un accord est signé sans que soit adressée une telle demande, il est clair qu’Israël n’aura plus d’option militaire, sauf s’il veut se retrouver complètement isolé.

Intérieur

Netanyahu a demandé, Diskin restera une année de plus / Amir Buhbut et Mérav David – Maariv

Le Premier ministre Netanyahu s’est adressé dernièrement au directeur du Shabak, Yuval Diskin, lui demandant de rester à son poste une année supplémentaire.

Le Premier ministre a justifié sa demande en évoquant la complexité des défis militaires et diplomatiques auxquels doit faire face Israël. M. Netanyahu a rendu hommage à l’action du Shabak au cours de ces dernières années et a indiqué que l’expérience acquise par M. Diskin est aujourd’hui essentielle. Yuval Diskin, qui a pris ses fonctions en mai 2005 et devait les quitter en mai 2010, a décidé de répondre positivement à la demande du Premier ministre. La prolongation du mandat de Yuval Diskin devra être approuvée par le gouvernement./.

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