07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2009 10. Février 2009

Jeudi 26 février 2009

Les Titres
Haaretz (Le pays)

Netanyahu : J’obtiendrai de meilleurs résultats sur le plan diplomatique que ceux obtenus par Kadima

The Jerusalem Post

Netanyahu s’oppose à des pourparlers avec un gouvernement de l’Autorité palestinienne qui inclurait le Hamas

Maariv (Le soir)
Des proches de Netanyahu : Il sait que ce sera un gouvernement restreint
Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles )
Israël transmettra au Hamas une « offre actualisée »

* Israël-Palestiniens

Poursuite des négociations concernant Guilad Shalit

Ofer Dékel, l’émissaire du Premier ministre chargé des négociations sur la libération de Guilad Shalit, se rendra aujourd’hui au Caire pour s’entretenir avec le chef des renseignements égyptiens, Omar Suleiman. Selon le Yediot Aharonot, M. Dékel remettra aux Egyptiens une offre israélienne « actualisée » dans le cadre des pourparlers sur la libération du soldat israélien détenu par le Hamas.

Cette nouvelle offre s’ajoute à la nouvelle liste de plusieurs centaines de prisonniers transmise dernièrement par Israël au Hamas en lui demandant d’en choisir quatre cent cinquante qui pourront être libérés en échange de Guilad Shalit.

Selon le journal, depuis quelques jours on constate une activité importante des dirigeants israéliens sur le dossier Shalit. Le Premier ministre Olmert a consulté hier les responsables des services de sécurité, et plusieurs réunions à ce sujet se sont tenues depuis le début de la semaine au cabinet du Premier ministre.

Dans une interview diffusée hier soir sur la deuxième chaîne de la télévision israélienne, Ehud Olmert a déclaré que, selon lui, il y a de plus fortes chances de parvenir à un accord sur la libération de Guilad Shalit tant que son gouvernement est en fonction, plutôt qu’avec celui de Netanyahu, dont l’action sera limitée par les différents partis de droite. Des responsables des services de sécurité estiment cependant que le Hamas ne devrait pas assouplir sa position prochainement et qu’il est peu probable qu’un accord soit conclu avant la fin du mandat d’Ehud Olmert.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a déclaré hier qu’il n’y a rien de nouveau dans les contacts pour la libération de Guilad Shalit. « Il y a beaucoup d’idées et de propositions qui sont débattues, mais on ne peut parler d’avancée », a-t-il déclaré. Aboul Gheit a toutefois exprimé l’espoir qu’une percée ait lieu dans les prochains jours.

Par ailleurs, Amos Guilad, directeur des affaires politiques et de sécurité au ministère de la Défense, a été rétabli hier par le Premier ministre Ehud Olmert dans ses fonctions d’émissaire en Egypte. M. Guilad avait été destitué dimanche dernier par le M. Olmert suite à la parution d’un article dans le Maariv dans lequel étaient rapportés les propos très critiques d’Amos Guilad à l’encontre du Premier ministre et de son attitude dans le cadre des pourparlers sur une trêve dans la bande de Gaza.

Hier, rapporte le Maariv, Amos Guilad a été reçu par Ehud Olmert pour un entretien en tête-à-tête au cours duquel il a remis une lettre d’excuses au Premier ministre. Celui-ci a ensuite fait part de sa volonté de clore cette affaire immédiatement. Amos Guilad sera donc à nouveau chargé des contacts avec les autorités égyptiennes, aux côtés de l’équipe mise en place par Ehud Olmert.

Des responsables militaires cités par le Haaretz affirment cependant que le retard pris dans les négociations sur une trêve dans la bande de Gaza, et l’absence d’un accord, rendent la situation sur le terrain de plus en plus fragile. Selon eux, si, au cours des semaines qui ont suivi le retrait israélien de la bande de Gaza, le Hamas a agi contre les factions qui tiraient des roquettes vers Israël, il a maintenant réduit ses efforts. De même l’Egypte ne ferait qu’un effort limité pour empêcher la contrebande d’armes vers la bande de Gaza et, au cours des dernières semaines, de grosses quantités d’armement auraient été introduites par les tunnels creusés sous la frontière, dont des roquettes Grad, des missiles anti-aériens et des explosifs.

Hier, deux roquettes Qassam se sont abattues dans des zones inhabitées du Néguev, sans faire de dégât. Quelques heures plus tard, l’aviation israélienne a riposté en bombardant sept tunnels qui auraient servi à la contrebande d’armes.

* Intérieur

Guidon Saar : « Le pays a besoin qu’un gouvernement soit formé le plus vite possible »

L’équipe de négociation du Likoud, dirigée par Guidon Saar, a rencontré hier les représentants des partis Israël Béteinou, Shas et Yehadout Hatora. Les pourparlers en vue de la formation du prochain gouvernement se poursuivent aujourd’hui avec les partis Ha’ihoud Haleoumi et Habayit Hayehoudi.

Selon le Yediot Aharonot, à l’heure actuelle il semble que les chances que Kadima ou le parti travailliste rejoignent la coalition soient faibles et l’objectif de Netanyahu est de présenter son gouvernement d’ici deux semaines. « Le pays a besoin qu’un gouvernement soit formé le plus vite possible », a déclaré hier Guidon Saar. Néanmoins, Binyamin Netanyahu rencontrera vendredi la présidente de Kadima, Tzipi Livni, et le président du parti travailliste, Ehud Barak.

Le seul véritable obstacle à la formation d’un gouvernement de droite reste les divergences des parti Shas et Israël Béteinou en matière de rapports entre religion et Etat. Toutefois, il semble lui aussi sur le point d’être surmonté. Ces derniers jours, écrit le journal, les deux partis mènent discrètement des négociations intensives afin de trouver une base commune qui leur permettra de siéger ensemble dans la coalition. Ces négociations sont dirigées par les députés David Rotem d’Israël Béteinou et Yaakov Mergui de Shas.

Une fois que les différentes formations se seront mises d’accord sur la plateforme du gouvernement, viendra l’étape de la répartition des portefeuilles. Binyamin Netanyahu devrait alors intervenir et négocier personnellement cette question face au président d’Israël Béteinou, Avigdor Lieberman, et celui de Shas, Eli Yishaï.

Selon le Haaretz, Israël Béteinou réclame notamment que l’actuel ministre de la Justice, Daniel Friedmann, reste à son poste dans le prochain gouvernement. Il s’agit d’une demande problématique de la part d’un parti dont le président fait l’objet d’une enquête judiciaire pour fraude fiscale et blanchiment de fonds. Toutefois, de hauts responsables du Likoud estiment que si Binyamin Netanyahu doit former un gouvernement restreint de droite, il devra se plier à cette exigence. De même, M. Netanyahu pourrait décider de détacher la Direction générale des impôts du ministère des Finances afin de permettre, malgré l’enquête, la nomination d’Avigdor Lieberman à la tête de ce ministère. Israël Béteinou réclame également le portefeuille de la Sécurité intérieure.

Shas devrait réclamer les portefeuilles de l’Intérieur et du Logement tandis que Yehadout Hatora demandera la présidence de la commission des Finances de la Knesset et un poste de vice-ministre du Logement.

Lors d’une réunion interne du Likoud, Binyamin Netanyahu a affirmé que lors de leur rencontre de demain il s’adressera à Tzipi Livni d’une manière « raisonnable, directe et sincère » et lui fera une « offre véritable », mais qu’il n’a pas l’intention de déclarer qu’il soutient une solution de deux Etats pour deux peuples, comme le réclame Livni. « Nous allons former un gouvernement efficace et stable, je ne sais pas encore dans quelle mesure il sera large. Contrairement à ce que pensent certains, il ne sera pas dénué de programme politique. Les pourparlers diplomatiques que je mènerai seront réalistes et porteront sur une paix économique, le renforcement de la sécurité et ils obtiendront des résultats », a-t-il déclaré.

Pour l’heure, écrit le journal, Tzipi Livni bénéficie d’un calme relatif dans les rangs de son parti et, officiellement, tous les députés soutiennent sa décision de ne pas rejoindre la coalition formée par le Likoud. Selon un haut responsable de Kadima, les membres du parti craignent en effet d’entrer en conflit avec Livni qui, si le parti finit par entrer au gouvernement, sera celle qui décidera de la distribution des portefeuilles. Toutefois on estime que si la rencontre de demain avec Netanyahu ne donne pas de résultats, certains hauts responsables de Kadima, comme, par exemple, le numéro deux du parti Shaul Mofaz, pourraient réclamer un nouveau débat et la création d’une équipe de négociation avec le Likoud.

* Régional

Le président turc pourrait se rendre en Israël en 2009

Le président turc, Abdullah Gul, envisage de se rendre en Israël en visite officielle dans les prochains mois afin de mettre fin à la crise diplomatique entre les deux pays, rapporte le Haaretz. Un responsable de la communauté juive turque qui se trouvait en Israël la semaine dernière a remis au président Shimon Pérès une lettre personnelle de M. Gul, dans laquelle ce dernier fait part de sa volonté d’effectuer une visite officielle en Israël en 2009. Il y indique en outre qu’il espérait effectuer cette visite en janvier 2009, mais que cela n’a finalement pas été possible.

Des responsables israéliens estiment que le report de la visite est lié à l’opération « Plomb durci » menée par Israël dans la bande de Gaza et que la visite du président turc aura lieu au cours du deuxième semestre de 2009, les préparatifs intensifs en vue de la visite du Pape, en mai prochain, ne permettant pas de l’organiser plus tôt.

En Israël on considère la lettre adressée par M. Gul à M. Pérès comme un signe positif en vue d’une réconciliation entre les deux pays. Le journal rappelle que MM Pérès et Gul entretiennent des relations amicales et ont gardé le contact tout au long du conflit à Gaza, afin d’essayer de contenir l’intensité de la crise entre les deux pays. Dès le début du conflit à Gaza, le président turc a eu une attitude plus modérée que son Premier ministre, Recep Tqayyip Erdogan, même s’il a appuyé ce dernier après son altercation médiatisée avec Shimon Pérès, à Davos.

La Syrie présente à la conférence de Sharm el-Sheikh

Le Haaretz rapporte que la Syrie a annoncé sa participation à la conférence des pays donateurs à la reconstruction de la bande de Gaza, la semaine prochaine à Sharm el-Sheikh. Les représentants de soixante-dix pays devraient assister à cette conférence, dont le Qatar, un autre pays entretenant des relations rapprochées avec le Hamas. On ne sait toujours pas si l’Iran sera représenté.

Selon le journal, la présence syrienne à cette conférence est significative vu les tensions qui persistent entre la Syrie et l’Egypte, tensions qui s’étaient aggravées durant l’opération israélienne à Gaza. Une rencontre entre la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, et le ministre syrien des Affaires étrangères pourrait avoir lieu afin de traduire la volonté américaine de briser l’isolement international de la Syrie./.

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