
| Haaretz (Le pays)
Etat d’Israël contre le Premier ministre Ehud Olmert | The Jerusalem Post
Après son audition, le Premier ministre devrait être inculpé dans l’affaire Rishon Tours | |
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| Maariv (Le soir) Terreur en Inde | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) Des Israéliens prisonniers en Inde | |
Intérieur
Le parquet annonce son intention d’inculper Olmert
Le conseiller juridique du gouvernement, Méni Mazouz, qui dirige aussi le parquet général de l’Etat d’Israël, a fait savoir hier au Premier ministre Ehud Olmert qu’il a l’intention de l’inculper dans l’affaire Rishon Tours. Dans une lettre adressée aux avocats du Premier ministre, rapporte le Maariv, M. Mazouz écrit notamment : « Le Premier ministre Ehud Olmert a commis des actes frauduleux de façon systématique et sur une longue période, a fait en sorte de dissimuler ses actes et de tromper les institutions qui ont financé ses voyages et a associé les employés de son ministère à des malversations ».
L’affaire Rishon Tours, rappelle le journal, remonte aux années 2002-2006, à l’époque où Ehud Olmert était maire de Jérusalem puis ministre du Commerce et de l’Industrie. Invité à participer à des conférences à l’étranger par diverses organisations, Ehud Olmert est soupçonné d’avoir fait établir par l’agence de voyages Rishon Tours de fausses factures qui lui permettaient de faire financer un même billet d’avion par plusieurs organismes à la fois. La différence entre les sommes versées par les organisations et les sommes payées à l’agence, soit 85 000 dollars, aurait été déposée sur un compte servant à financer les voyages privés d’Ehud Olmert et de sa famille. Selon le projet d’acte d’inculpation élaboré par le parquet, Ehud Olmert pourrait être inculpé de malversation, d’abus de confiance et de faux et usage de faux. Son assistante de l’époque, Shula Zaken, est elle aussi accusée de malversation et d’abus de confiance.
Avant son inculpation, Ehud Olmert a le droit d’être entendu par le conseiller juridique du gouvernement. Cette audition, estime le Haaretz, ne devrait pas avoir lieu avant quelques mois, afin de laisser aux avocats du Premier ministre le temps d’étudier le dossier. Ce n’est qu’après cette audition que le parquet prendra sa décision définitive.
Les avocats du Premier ministre ont réagi hier à l’annonce faite par le conseiller juridique du gouvernement : « Le Premier ministre dément du tout au tout les faits dont il est soupçonné dans l’affaire Rishon Tours. La décision de convoquer le Premier ministre pour une audition dans cette affaire, alors que d’autres affaires font toujours l’objet d’une enquête et qu’aucune décision n’a été prise les concernant, est étrange voire incohérente. Le Premier ministre a été stupéfait de lire dans la lettre du conseiller juridique du gouvernement, M. Méni Mazouz, des détails et des affirmations au sujet desquels il n’a pas même été interrogé et dont il ne lui a jamais été fait part au cours des différents interrogatoires. Contrairement à ce qu’affirme le conseiller juridique du gouvernement, il n’a été présenté au Premier ministre aucune preuve qui permette d’attester qu’il était au courant des faits évoqués. La procédure d’audition est on ne peut plus substantielle et on a déjà vu des décisions initiales concernant des inculpations annulées à la suite d’arguments évoqués durant l’audition ».
La présidente du parti Kadima, Tzipi Livni, qui est aussi la suppléante d’Ehud Olmert, a réuni aujourd’hui en milieu de journée les députés du parti et a appelé le Premier ministre à se déclarer dans l’incapacité de remplir ses fonctions. « Il n’y a pas d’autre option », a-t-elle déclaré. Mme Livni, rapporte le site YNET du Yediot Aharonot, a notamment évoqué la démission du Premier ministre Yitzhak Rabin en 1977, alors qu’il était lui aussi à la tête d’un gouvernement de transition, à cause du compte en dollars de son épouse. Elle a également cité les propos tenus par Ehud Olmert concernant le président Katsav qu’il avait appelé à se retirer. « Le Premier ministre bénéficie, comme tout citoyen, de la présomption d’innocence. La lutte pour prouver son innocence, le citoyen Ehud Olmert doit la mener de chez lui et non de son fauteuil de Premier ministre », a déclaré Tzipi Livni avant d’ajouter : « C’est un jour difficile pour le pays. Une chose grave est arrivée. Il s’agit là de normes morales et de la position morale de Kadima. Kadima a été créé pour brandir l’étendard des normes acceptables et cet étendard il nous faut le brandir même quand cela ne nous convient pas ». D’autres députés d’opposition, de droite comme de gauche, ont eux aussi appelé Ehud Olmert à quitter ses fonctions sur le champ.
Toutefois, des membres du cabinet d’Ehud Olmert ont fait savoir hier soir que le Premier ministre n’a pas l’intention de se mettre en incapacité. « Le Premier ministre a déjà démissionné. Dans ces circonstances, il est clair qu’il n’y aurait aucune signification ni aucune raison valable, juridique ou autre, à ce qu’il se mette en incapacité. Il reste déterminé à remplir ses fonctions jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement, comme l’y obligent la loi et sa responsabilité vis-à-vis des affaires de l’Etat », a déclaré un collaborateur du Premier ministre au Maariv.
Dans l’entourage d’Ehud Olmert, on a aussi vivement critiqué la décision de Méni Mazouz d’annoncer une inculpation dans une des affaires dans lesquelles Ehud Olmert est soupçonné sans attendre la fin de l’enquête dans toutes les affaires. « L’idée de conclure une affaire sur les cinq est insupportable. Le Premier ministre est une victime de l’affaire Katsav et paie le prix du traitement lamentable de cette affaire dans laquelle aucune décision n’a été prise à ce jour. Au ministère de la Justice on a semble-t-il décidé que concernant Olmert, il fallait décider rapidement et c’est pourquoi ils ont séparé les affaires », affirme un proche du Premier ministre.
International
Attentats à Bombay
Les médias israéliens suivent de près les événements qui se déroulent depuis hier soir à Bombay alors que l’on craint pour le sort de plusieurs touristes israéliens qui se trouvent dans la métropole indienne.
Selon une source au ministère israélien des Affaires étrangères citée par le site YNET du Yediot Aharonot, entre dix et quinze Israéliens seraient toujours détenus otages et on est sans nouvelle d’une vingtaine d’autres Israéliens. Six Israéliens seraient détenus par des terroristes à l’intérieur du centre communautaire Loubavitch de Bombay, parmi eux le rabbin du centre et son épouse. Selon le site du Haaretz, en début de soirée, des forces d’intervention de l’armée indienne entouraient le bâtiment et les preneurs d’otage se disaient prêts à négocier./.