
| Haaretz (Le pays)
L’ANCIEN PRESIDENT DE LA COUR SUPREME, MEIR SHAMGAR : « LE PROCUREUR GENERAL N’EST PAS UN OFFICIER OBLIGE DE SE METTRE AU GARDE-A-VOUS | The Jerusalem Post
LA MARINE SAISIT UN CARAGAISON D’ARMES CACHEES DESTINEES AU HEZBOLLAH | |||
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| Maariv (Le soir) CONTREBANDE D’ARMES : LES PREUVES | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) PRIS SUR LE FAIT |
REGIONAL
Les commandos marine ont arraisonné un navire transportant des dizaines de containers d’armes destinées au Hezbollah / Amos Harel et Avi Issacharof – Haaretz
Israël a intercepté hier en Méditerranée un navire transportant une grosse quantité d’armement en provenance d’Iran et à destination du Hezbollah. Les combattants des commandos marine ont arraisonné le cargo à 180 kilomètres environ des côtes israéliennes. Lors de la perquisition, qui s’est faite sans opposition de la part de l’équipage, les soldats ont découvert plusieurs dizaines de containers à l’intérieur desquels se trouvaient plus de trois mille roquettes de 107 et 122 millimètres, des obus et des munitions pour armes légères. La cargaison aurait dû être déchargée dans le port syrien de Lattaquié. Selon le commandement de la marine israélienne, la quantité d’armes saisies suffirait au Hezbollah pour un mois de combats face à Israël. Le Premier ministre Netanyahu a publié hier un communiqué dans lequel il accuse l’Iran de soutenir le terrorisme et appelle la communauté internationale à s’unir face à Téhéran.
Dans les prochains jours, grâce au navire Francop, Israël essaiera de faire à l’Iran ce qu’il a réussi à faire à Yasser Arafat il y a sept ans. Mais les comparaisons faites hier avec le Karine A, arraisonné en 2002, ne sont pas pertinentes. Ce qui compte c’est l’usage diplomatique qui sera fait : A l’heure même où Téhéran et la communauté internationale mènent un dialogue sensible sur l’arrêt du programme nucléaire, voici que l’on découvre une mystification majeure de la part de l’Iran.
L’interception d’un navire transportant des armes renforce la position d’Israël qui soutient que le contrôle des activités nucléaires iraniennes doit être renforcé et se faire avec un suspicion particulière.
L’arraisonnement du navire permet de mieux comprendre de quelle manière le Hezbollah se prépare au prochain round face à Israël. En effet, l’organisation chiite est convaincue qu’une nouvelle guerre dans le nord se déclenchera tôt ou tard, sans lien avec ce qui se passe en Iran. A ce stade, la longue crise politique au Liban n’influe pas sur les acquisitions du Hezbollah qui font plus penser à une armée qu’à un mouvement de guérilla.
ISRAËL-PALESTINIENS
L’Assemblée générale de l’ONU a commencé de débattre du rapport Goldstone / Maya Bengal – Maariv
Le jour même où le navire transportant des armes a été intercepté, le débat extraordinaire consacré aux conclusions du rapport Goldstone sur l’opération Plomb durci s’est ouvert hier à l’Assemblée générale de l’ONU. Sans doute l’interception du bateau pourra-t-elle aider Israël à lutter contre le projet de résolution, qui prévoit l’adoption des conclusions du rapport.
Le Premier ministre Netanyahu a établi hier un lien entre le rapport Goldstone et le bateau arraisonné, déclarant que « l’interception de ce bateau est la démonstration d’une grande absurdité : d’une part, l’Iran envoie des armes à des nœuds de vipères terroristes dans le but de tuer nos citoyens ; d’autre part, le rapport Goldstone pointe son doigt vers Israël ».
Les membres de la Ligue arabe, qui sont à l’initiative du débat à l’ONU, espèrent faire adopter un projet de résolution qui renverra le rapport devant le Conseil de sécurité, seule instance onusienne capable de prendre des décisions pratiques.
Comme plus de quarante pays ont demandé à s’exprimer, les débats devraient se prolonger et on ne sait toujours pas si le vote aura lieu immédiatement après les différentes interventions.
A la demande du Premier ministre Netanyahu et du ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, Israël a dépêché à New York son ancien ambassadeur auprès de l’ONU, Danny Gilerman, qui devrait participer à la campagne israélienne de défense auprès de l’opinion publique.
Dans un discours prononcé hier, l’ambassadrice israélienne à l’ONU, Gabriela Shalev, s’en est violemment prise à ce qu’elle a qualifié de « manœuvres politiques cyniques » du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui est à l’origine de ce rapport. « C’est le même conseil qui, pendant huit ans, s’est opposé à toute enquête sur les tirs incessants de roquettes effectués par le Hamas. Les droits de l’homme les plus élémentaires d’un million d’Israéliens ne l’intéressaient pas à l’époque. Sachant cela, devons-nous croire à sa volonté d’apparaître aujourd’hui comme un conseil honnête, objectif et équitable ? », s’est interrogée Mme Shalev.
Pour sa part, l’observateur palestinien, Riad Mansur, a accusé Israël de « crimes au vu de la loi internationale et de crimes contre l’humanité », appelant à punir Israël pour sa « responsabilité pénale » dans le bilan de l’opération à Gaza.
Abou Mazen abat sa dernière carte / Roni Shaked – Yediot Aharonot
La colère et la déception du président de l’Autorité palestinienne, Abou Mazen, face à l’attitude américaine vis-à-vis des négociations israélo-palestiniennes le mènent à prendre des mesures de plus en plus radicales.
Jusqu’à présent, il avait menacé de démissionner si le gouvernement Obama n’augmentait pas la pression qu’il exerce sur Israël concernant le gel de la construction dans les colonies et s’en était même entretenu personnellement avec le président Obama. Or, selon de hauts responsables à Ramallah, Abou Mazen devrait annoncer aujourd’hui qu’il ne se présentera pas aux prochaines élections, prévues pour le 24 janvier. Il a d’ores et déjà dit aux membres du comité central du Fatah : « Trouvez un autre candidat, je ne me représenterai pas ».
A Ramallah on affirmait hier que dans son discours événement d’aujourd’hui, Abou Mazen fera passer la balle dans le camp américain : « Vous n’avez rien fait pour moi, vous n’avez pas fait pression sur Israël, vous n’êtes pas un médiateur impartial, vous ne nous aidez pas, et le résultat est qu’il n’y a pas de négociation, pas de quoi discuter avec les Israéliens qui construisent des colonies et construisent à Jérusalem. C’est pourquoi je n’en peux plus ».
Une des possibilités évoquées par les dirigeants palestiniens est la réunion d’une conférence internationale où les Etats-Unis n’auront d’autre choix que d’adopter la position des autres pays, notamment européens. L’autre possibilité est de dissoudre l’Autorité palestinienne et d’imposer à Israël la gestion des affaires civiles en Cisjordanie.
Certains affirment toutefois que ces menaces de démission visent à faire pression sur les Américains pour qu’ils pressent à leur tour Israël de faire des gestes vis-à-vis d’Abou Mazen en échange de son maintien à la présidence. En effet, les Américains comprennent eux aussi que nul n’est capable aujourd’hui de remplacer Abou Mazen. A Ramallah, certains estiment aussi que la crise avec le Hamas fera que les élections de janvier n’auront pas lieu et qu’Abou Mazen restera en poste au moins jusqu’en juin. D’ici là, les Américains auront tout le temps de courtiser Abou Mazen et de presser Israël de reprendre les pourparler selon des conditions acceptables pour les deux camps.
Clinton : Les Etats-Unis ne légitimeront pas les colonies / Natacha Mozgovaia et Barak Ravid – Haaretz
Le président Shimon Pérès a téléphoné hier au président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas (Abou Mazen) pour s’entretenir des efforts en vue de la reprises des pourparlers diplomatiques. M. Pérès aurait demandé à Abou Mazen d’accepter de reprendre les négociations et de rencontrer le Premier ministre Netanyahu. La présidence s’est refusé à tout commentaire.
Hier, le cabinet restreint de sécurité s’est réuni pour débattre du dossier palestinien. M. Netanyahu a indiqué que l’objectif d’Israël est une reprise rapide des pourparlers en tâchant de surmonter les obstacles qui empêchent ce redémarrage. Le Premier ministre a ajouté que la perspective des élections palestiniennes entraîne une radicalisation des positions de l’Autorité palestinienne vis-à-vis d’Israël.
La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a réaffirmé hier, au terme de sa rencontre au Caire avec le président Hosni Moubarak, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, et le chef des services de renseignement, Omar Suleiman, que « Washington ne légitimera pas les colonies israéliennes ». « Nous sommes convaincus que la meilleure chose serait de mettre fin à toute activité de colonisation, présente ou future. Nous sommes convaincus que l’arrêt de toute construction, présente ou future, dans les colonies est préférable. C’est ce que nous souhaitons et c’est la position que nous soutenons », a-t-elle ajouté./.