
Université de Tel Aviv
Département de Français
Journée d’étude dans le cadre du Forum de Maîtrise et de Doctorat et du groupe de recherche EDGAR Avec le soutien de l’Institut français, de l’Université Paris 7 et de Faculté des Lettres au nom de Sally et Leslie Entin de l’Université de Tel Aviv 3 Novembre 2009 de 14h à 20h
A partir de la Renaissance, sous l’impulsion d’historiens italiens comme Paul Emile et Paul Jove, eux–mêmes influencés par la redécouverte des historiens grecs et latins, Plutarque, Thucydide et Tite Live, l’Histoire se sépare des Belles Lettres et inscrit la véracité du témoignage comme fondement du récit historique.
Cette journée se propose d’étudier la notion de témoignage dans son rapport à l’histoire du XVe au XVIIe siècle. Pour l’Europe occidentale médiévale, le témoignage est perçu à l’origine comme tributaire d’une attitude religieuse remontant aux premiers chrétiens et définissant leur rôle face à la société : ils se doivent de témoigner de la geste divine, ainsi les premiers récits historiques sont les annales tenues par les moines. On observera l’évolution de la notion de témoignage telle qu’elle s’exprime au tout début du XVIe siècle dans l’œuvre de Claude de Seyssel puis on tentera de dégager ses caractéristiques spécifiques au moment des guerres de religion en notant précisément à cette époque les étapes de son affranchissement progressif de la providence. De fait, le témoignage n’est plus soutenu par une nécessité religieuse mais par la naissance de la notion de conscience historique. Cette notion définira la place de l’histoire dans l’identité d’une nation tout comme dans celle de l’individu.
Ce premier volet envisage la problématique du témoignage à partir d’un corpus de textes d’Ancien Régime, prévoyant qu’un second volet poursuivra l’enquête pour déboucher sur l’époque contemporaine et notamment sur la seconde crise que traverse la notion de témoignage à partir des deux guerres mondiales qui ont marqué le XXe siècle.
Témoignage et écriture de l’Histoire
16h – 16h15 : Accueil
1ere session : 16h15-17h45
Michèle Kahan-Bokobza, Directrice adjointe du département de Français, UTA
Nadine KUPERTY-TSUR, UTA : Présentation de la thématique
16h20-16h50 Françoise LAVOCAT, Université de Paris 7 : « Le témoignage de la catastrophe » 17h-17h30 Patricia EICHEL-LOJKINE, Université du Mans : « Entre rhétorique et témoignage historique : "mémoire" dans tous les sens du terme dans Les Louenges du roy Louys XIIe de ce nom de Claude de Seyssel (1508) ».
Pause : 17h45- 18h15
2e session : 18h15-19h45
18h15-18h45 Chantal LIAROUTZOS, Université de Paris 7 : « Rien qui déposât pour elle de si long temps » : le témoignage des pierres dans les Antiquités. » 18h45-19h15 Mathilde BERNARD, Université de Paris 3 et UTA « ’Je m’en allay toute transsie et esperdue’ : la peur témoin de l’innommable chez les mémorialistes de la Saint-Barthélemy. »
19h15-19h45 Nadine KUPERTY-TSUR, UTA : Conclusion.