Dans une traduction inédite en hébreu de Dory Manor, Editions NAHAR
Mercredi 4 janvier à 20h
Institut français de Tel Aviv

Entre les pins palpite, entre les tombes,
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée
O récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux !
Surplombant la baie de Sète, dans la tranquille sérénité des blanches tombes, nous revient en mémoire les vers du célèbre poème de Paul Valéry, dont le titre donna son nom au cimetière de la ville à la mort de son auteur : Le cimetière marin.
Les éditions Nahar se sont fait l’écrin d’un véritable bijou chatoyant de mots et de rimes que nous offre l’un des plus talentueux traducteurs de la langue française en hébreu, poète lui-même, Dory Manor. Mais en plus de nous livrer une remarquable traduction d’un des poèmes réputés l’un des plus hermétiques de la poésie française, il nous ouvre la porte de son « laboratoire » de traducteur et de page en page alors que le poème se déroule dans une langue hébraïque façonnée au rythme puissant, autant que velouté du décasyllabe, nous suivons pas à pas, l’art exigeant et éprouvant de la traduction.
Comme Boileau, en son dix-septième siècle, avait signé son Art poétique, Dory Manor, auteur par ailleurs d’une célèbre traduction du long poème qui fit la Une du journal Haaretz, nous offre ici son « Art de traduire » qui pourrait servir de pensum à tout traducteur, de prose ou de poésie, d’une langue à l’autre.
Dan Miron – « la centralité du travail de Dory Manor dans la tradition hébraïque des traductions de poésie »
Benny Tsiffer – « la poésie s’entend au-delà de l’écrit : la poésie de Paul Valéry »
Dory Manor -« le laboratoire du traducteur »
Mercredi 4 janvier à 20h
Institut français de Tel Aviv
Informations et réservations : 03-796 80 00 – accueilifta@ambfr-il.org
En hébreu
Entrée : 20 nis