Dans la première moitié du 16ème siècle, la conclusion d’une alliance étroite entre François 1er et Soliman le Magnifique fut un extraordinaire coup d’éclat diplomatique : le « roi très chrétien » tournait le dos à la politique de ses prédécesseurs et transgressait un tabou en faisant ainsi cause commune avec l’Infidèle. Le retentissement fut considérable en France et à l’étranger où les adversaires de la France ne manquèrent pas d’exploiter le scandale. Sans être exclusive en Europe, la relation franco-ottomane survivra et conservera un caractère particulier à travers les âges.
Gilles Veinstein est agrégé d’histoire, Professeur au Collège de France et directeur d’Etudes à l’école des hautes études en sciences sociales de Paris.
Mercredi 3 juin à 18h
En français
Institut français, Rothschild 7, Tel Aviv
Informations et inscription : 03-7968000