Liban - Exécution de membres des forces armées libanaises par le groupe terroriste « Daech »

Liban - Exécution de membres des forces armées libanaises par le groupe terroriste « Daech »

L’exécution de deux membres des forces armées libanaises par le groupe terroriste « Daech » au Liban constitue un crime abominable. Il illustre à nouveau le caractère barbare de cette organisation et renforce notre détermination à mobiliser la communauté internationale contre le terrorisme.

Nous adressons nos condoléances aux familles des victimes.

La France réitère son soutien au Liban, à ses institutions et aux forces armées libanaises, garantes de l’unité du pays.

Q - Pour rebondir sur la déclaration sur le Liban, comment se fait-il que la livraison d’armes aux forces armées libanaises soit si problématique ?

R - Elle n’est pas problématique, elle nécessite un certain nombre de formalités, de procédures. Lors de la déclaration franco-saoudienne de la semaine dernière à l’occasion de la visite du Prince héritier, nous avons réaffirmé notre soutien à l’unité, à la sécurité et à la stabilité du Liban et nous sommes en train de finaliser ce partenariat au profit des forces armées libanaises.

C’est une coopération avec le Liban, en partenariat avec l’Arabie saoudite, tout à fait originale et qui a nécessité un certain temps depuis la décision de principe qui avait été prise au mois de décembre de l’année dernière lors de la visite du président de la République.

Q - Quand vous dites que ça a besoin de temps, ce peut être plusieurs mois ? Comme ça a été annoncé il y a plusieurs mois. De sources saoudiennes on dit qu’il manque la signature du ministre saoudien des finances qui est hospitalisé ?

R - Je ne vais pas rentrer dans les détails. Il n’y a pas de blocage. Il y a simplement la nécessité, compte tenu de l’objet de ces fournitures, de l’accomplissement d’un certain nombre de formalités, et de s’assurer que les moyens proposés sont bien ceux demandés par l’armée libanaise.

Q - Sur ce même sujet, le représentant de la communauté libanaise d’Europe à la tribune d’une conférence de l’Union culturelle libanaise mondiale, qui a eu lieu samedi dernier à Juan-les-Pins, a affirmé que certaines catégories d’armement font l’objet d’un véto israélien. Est-ce que cela vous dit quelque chose ? Entre autres éléments assez troublants sur cette affaire d’armements, il paraît qu’Israël met un véto à un certain nombre d’équipements.

R - Je n’ai pas cette information. C’est une transaction importante, qui met en œuvre une procédure complexe, aux vues des montants et des équipements concernés. Vous ne devez pas être étonnés qu’un partenariat de cette originalité et de cette importance ait pris un certain nombre de mois pour être mis en œuvre. Je crois que la mise en œuvre est imminente et que la finalisation est vraiment en cours. On est vraiment au bout de de la procédure.

Q - Il y a un groupe de l’Assemblée nationale et du Sénat et un ministre dont je ne connais pas le nom qui doivent aller au Liban. Est-ce que vous pouvez nous dire pourquoi et quel est le but de cette visite ?

R - Non, je ne peux pas vous aider. Je suis porte-parole du ministère des affaires étrangères, pas des autres membres du gouvernement ou de parlementaires, mais cela ne peut qu’illustrer de toute façon la densité et l’ampleur du partenariat franco-libanais et des coopérations de la France avec le Liban. Comme vous le savez, des ministres français qui se rendent au Liban ou des personnalités françaises, des élus qui se rendent au Liban, il y en a tout le temps.

Q - Je reviens à la lutte contre Daech. Est-ce que la France est pour que les actions militaires englobent également la Syrie et qu’elles ne soient pas limitées à l’Irak ?

R - Je vous renvoie au communiqué du conseil de défense de la présidence de la République qui a évoqué toute une série de réponses à la menace représentée par Daech une réponse qui peut être si nécessaire militaire pour la France, dans le respect du droit international.

Dernière modification, le 10/09/2014

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