- Libye - Participation de M. Harlem Désir à la Conférence du "dialogue 5+5"

Libye - Participation de M. Harlem Désir à la Conférence du "dialogue 5+5" (Madrid, 16 septembre 2014)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole a répondu aux questions suivantes :

M. Harlem Désir, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, se rendra demain à Madrid pour participer à la conférence sur la stabilité et de développement en Libye et en Afrique du Nord.

Cette conférence réunira les pays du "Dialogue 5+5" ainsi que des représentants d’autres pays méditerranéens (Chypre et Grèce) ou voisins de la Libye (Egypte, Niger, Soudan et Tchad). M. Bernadino León, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Libye, est également attendu. L’Union européenne, la Ligue arabe et l’Union pour la Méditerranée seront représentées.

L’objectif de cette réunion est de soutenir les autorités libyennes et les efforts de médiation des Nations unies, alors que la situation politique, sécuritaire et humanitaire continue de se dégrader.


Q - On a l’impression que les réunions 5+5 sur la Libye se succèdent mais il n’y a rien de concret.

R - Comme vous savez, le président de la République l’a dit lors de la conférence des ambassadeurs, la France est extrêmement préoccupée par la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire en Libye. Notre action principale a pour objectif de mobiliser la communauté internationale et les Nations unies pour aider la Libye à surmonter les épreuves actuelles et à parvenir à sécuriser son territoire et à protéger sa population contre les groupes terroristes.

Notre objectif aujourd’hui est de mobiliser les différents acteurs internationaux et les pays de la région

qui sont directement concernés par la dégradation de la situation sécuritaire en Libye.

L’objectif de la réunion du 5+5, qui associe aussi les Etats frontaliers avec la Libye, c’est de faire converger les efforts de la communauté internationale et des Etats de la région pour stabiliser le pays et renforcer sa sécurité.

Q - Quelle est la traduction concrète de cette déclaration ?

R - D’abord on aide les acteurs politiques libyens à s’unir face aux groupes qui déstabilisent le pays. La réconciliation et le dialogue politiques sont très importants. Il y a par ailleurs une coopération dans le domaine sécuritaire pour aider les forces de sécurité libyennes à contrôler le territoire et à éviter les attentats et les actions de groupes armés.

Q - En Libye, le gouvernement n’a pas d’armée, et il y a même plusieurs gouvernements.

L’unité politique libyenne, ce n’est pas nous qui pouvons la faire, ce sont les acteurs politiques libyens. Nous les incitons dans le dialogue que nous avons avec eux et dans le soutien que nous portons à Bernardino Léon, qui est le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies. C’est la communauté internationale qui peut accompagner les Libyens et les soutenir dans leurs efforts et dans leur volonté de réconciliation.

Q - Le nouveau parlement a demandé une aide sécuritaire des Nations unies. Cela vous semble-t-il faisable ?

R - Nous travaillons aussi dans le domaine de la sécurité. Mais la réponse ne peut pas venir de la France seule. C’est un ensemble : les Nations unies, les pays de la région et l’Union européenne. Il ne faut pas oublier le dialogue 5+5 qui est un forum très utile.


Q - Concernant la coopération sécuritaire, il y a un programme qui a été rendu public, un programme de formation des policiers libyens. Forme-t-on les policiers directement là-bas ?

R - Concernant ce programme de formation, nous avons toujours dit qu’il y avait aussi une formation qui se faisait en France et pas simplement sur place.

Dernière modification, le 17/09/2014

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