Libye - Propos à la presse de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, à la sortie du conseil affaires étrangères (Bruxelles, 14/03/2016) (...)

Nous avions par ailleurs d’autres sujets à l’ordre du jour. Au moment du déjeuner nous avons rencontré Martin Kobler, l’envoyé spécial des Nations unies en Libye. Là aussi, il s’est dégagé un consensus sans difficultés autour d’une volonté très claire : il faut maintenant aller très vite pour installer ce gouvernement d’unité nationale.

Le Premier ministre, M. Sarraj, est conscient de ses responsabilités. Il souhaite se rendre le plus vite possible à Tripoli. Nous l’encourageons. Nous souhaitons que ceux qui résistent - et il y en a encore - comprennent le message.

Donc le message d’aujourd’hui est très fort : la situation en Libye - je l’évoquais en arrivant à cette réunion du conseil - est extrêmement dangereuse. On voit la progression de Daech. On voit la déstabilisation intérieure de la Libye et la déstabilisation des pays voisins, en particulier la Tunisie, où je me rendrai à la fin de la semaine.

Donc il y a des risques majeurs et il faut agir. Le travail qui a été fait par Martin Kobler est remarquable. Il nous en a fait un compte-rendu détaillé, sur l’ensemble des questions, qui a recueilli l’approbation des participants. Mais encore une fois, j’insiste : il n’y a plus de temps à perdre.

Q - Cela signifie qu’il y aura bientôt des sanctions européennes prises ?

R - Elles ont été évoquées très franchement comme une possibilité. C’est pourquoi le message qui ressort, c’est un message qui est sans ambiguïté. Il n’y a pas eu une seule hésitation sur l’objectif : il faut un gouvernement d’unité nationale installé à Tripoli et pour lequel nous apporterons les conditions de sécurité pour qu’il puisse travailler, prendre des initiatives et à la fois réorganiser le pays, qui en a bien besoin, amener de la stabilité, et en même temps travailler avec nous à la lutte contre Daech, qui menace toute une région, et qui menace aussi l’Europe. (...)./.

Dernière modification, le 16/03/2016

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