07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2009 02. Octobre 2009

Lundi 12 octobre 2009

Les Titres
Haaretz (Le pays)

Le Haaretz dévoile les principaux témoignages recueillis par le Contrôleur de l’Etat dans l’affaire Haïm Ramon

The Jerusalem Post

Alors que la Turquie écarte Israël, des officiels reconsidèrent les ventes d’armes et le soutien diplomatique des Etats-Unis

Maariv (Le soir)
A la recherche d’armes détenues illégalement dans les colonies
Yediot aharonot (Les dernières nouvelles )
Une commission pour se défendre face au rapport Goldstone

Régional

Réunion d’urgence au ministère des Affaires étrangères : Les relations stratégiques avec la Turquie sont véritablement en danger / Barak Ravid et Anshel Pfeffer – Haaretz

Le directeur général du ministère des Affaires étrangères, Yossi Gal, a réuni hier une réunion d’urgence au sujet de la grave crise dans les relations entre Israël et la Turquie qui s’est traduite il y a quelques jours par l’annulation d’un exercice aérien en Turquie auquel devait participer l’armée de l’air israélienne. Selon un haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères, à Jérusalem on craint que les relations stratégiques avec la Turquie ne soient réellement en danger à cause de la grave dégradation de ces relations depuis l’opération Plomb Durci.

Au sein du ministère des Affaires étrangères, les avis divergent quant à la gravité de la crise avec la Turquie. Certains affirment que les relations ne sont plus considérées stratégiques que par Israël tandis que les dirigeants turcs, et notamment le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, ne sont pas intéressés par des relations stratégiques avec Israël. « Il est possible que la situation ait changé et que les relations que nous pensions exister ont pris fin. Peut-être aurions nous dû repenser nous-mêmes ces relations et réagir », a déclaré un haut fonctionnaire israélien. D’autres, en revanche, estiment que la situation peut être corrigée. « Il y a une grave crise, nous devons nous en occuper rapidement », a déclaré un haut fonctionnaire israélien.

Il y a quelques jours, la Turquie a annulé un exercice aérien international qui aurait dû se tenir prochainement sur son territoire et auquel devaient participer des pilotes et des appareils de l’armée de l’air israélienne ainsi que des Etats-Unis, d’Italie et des Pays-Bas.

Il y a quelques jours, des responsables militaires turcs se sont adressés à leurs homologues de Tsahal et leur ont fait savoir qu’il ne souhaitaient pas que des appareils israéliens participent à l’exercice, à cause des activités israéliennes à Gaza.

Les demandes adressées à ce sujet au ministère turc des Affaires étrangères ont donné lieu à des réponses évasives et Israël s’est alors adressé aux Etats-Unis, à l’Italie et aux Pays-Bas, soulignant qu’il s’agit là d’une mesure contraire aux accords qui prévoient la participation israélienne à certains exercices de l’OTAN. En signe de protestation, les trois pays ont alors annoncé qu’ils ne participeraient pas à l’exercice qui a donc été reporté.

Selon les informations parvenues en Israël, la décision de l’armée turque est le résultat d’instructions directes données par le Premier ministre Erdogan. Selon des responsables du ministère israélien des Affaires étrangères, ce dernier mène une ligne anti-israélienne radicale. Cette attitude négative d’Erdogan vis-à-vis d’Israël a commencé après l’opération Plomb Durci, à cause notamment de la suspension des pourparlers entre la Syrie et Israël, par l’intermédiaire de la Turquie.

Les responsables militaires israéliens sont en revanche convaincus que la coopération militaire avec la Turquie se poursuivra, même si elle pourrait se faire plus discrètement. Certains estiment que les exercices conjoints auront lieu mais sans couverture médiatique.

Israël-Palestiniens

A la recherche d’une issue / Tova Tzimuki et Itamar Eichner – Yediot Aharonot

Les plus hauts responsables juridiques, dont Méni Mazouz, ainsi que les juristes de Tsahal et les responsables du ministère des Affaires étrangères envisagent de recommander au gouvernement la création d’une commission d’enquête externe pour étudier certaines des accusations concernant l’opération Plomb Durci.

Cette semaine, des débats intensifs auront lieu au sein des services de sécurité, du parquet militaire et du ministère de la Justice dans le but de trouver une formule juridique qui permettra d’affronter le rapport Goldstone et ses conséquences sur la scène internationale, diplomatiques comme juridiques. L’une des possibilités envisagées est la création d’une commission indépendante, extérieure à l’armée, présidée par un juriste renommé en Israël et à l’étranger. Le mandat de cette commission sera de répondre au rapport Goldstone sans tirer de conclusions personnelles contre quiconque, mais plutôt d’établir des règles pour des situations semblables à l’avenir.

Selon des responsables militaire, on n’envisage pas de mettre en place une commission d’enquête nationale qui nécessiterait l’envoi de lettres de mise en garde, l’intervention d’avocats et ferait courir le risque que des informations confidentielles ne soient divulguées.

La commission souhaitée aura pour mandat de faire la lumière sur les violations de la loi israélienne ou internationale, s’il y en a eues ; d’enquêter sur la façon dont les décisions ont été prises par les échelons politique et militaire ; d’étudier l’usage d’armes controversée ; et d’examiner les attaques contre des civils et des établissements publics tels que mosquées ou hôpitaux. En Israël, on espère que grâce au prestige dont jouit la justice israélienne en Europe, une telle commission aidera à affronter les plaintes qui seront déposées à l’étranger contre des officiers israéliens. Intérieur

Prévisions : Un hiver politique / Arik Bender et Maya Bengal – Maariv

La session d’hiver de la dix-huitième législature de la Knesset s’ouvrira aujourd’hui par une allocution du président Shimon Pérès. Le Premier ministre Netanyahu fera ensuite un discours de politique général qui sera suivi d’une réaction offensive du chef de l’opposition, Tzipi Livni.

Le président Pérès profitera de ce discours pour s’en prendre violemment aux pays ayant apporté leur soutien au rapport Goldstone. Après le vote sur la déclaration du Premier ministre, le Knesset débattra d’une série de motions de censure, les premières de cette session. Le groupe parlementaire Kadima a déposé une motion de censure intitulée « Un gouvernement sans vision ni voie ». Les partis arabes ont eux aussi déposé une motion de censure pour protester contre « la politique du gouvernement dans les domaines diplomatique, social, économique ». Le parti Méretz a déposé une motion similaire.

La présidente du groupe parlementaire Kadima, Dalia Itzik, a déclaré hier que si Binyamin Netanyahu se lançait dans des initiatives diplomatiques, il aurait le soutien du groupe parlementaire de Kadima. « S’il lui manque des doigts, nous allons l’aider », a-t-elle assuré./.

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