07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2009 10. Février 2009

Lundi 16 février 2009

Les Titres
Haaretz (Le pays)

La formule pour la libération

de Guilad Shalit et l’accord de trêve seront soumis à l’approbation

du cabinet dès cette semaine

The Jerusalem Post

Tsahal affirme que la communauté internationale s’est laissé dupér

par les faux bilans de victimes civiles établis par le Hamas

Maariv (Le soir)
Des parents de victimes d’attentats : Libérez les assassins de nos enfants
Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles )
A la baisse

* Israël-Palestiniens

Un accord concernant une trêve et la libération de Guilad Shalit sera soumis au cabinet

La troïka constituée du Premier ministre Ehud Olmert, de la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni et du ministre de la Défense Ehud Barak, s’est réunie hier en présence des chefs des services de renseignements, et a décidé d’élaborer un projet détaillé de décision concernant un accord sur une trêve dans la bande de Gaza et un échange de prisonniers en vue de la libération de Guilad Shalit, le soldat israélien détenu par le Hamas. Selon le Haaretz, les grandes lignes de cet accord pourraient être soumises à l’approbation du cabinet restreint de sécurité dès mercredi prochain.

Le Haaretz cite un responsable au sein du cabinet du Premier ministre selon lequel « les efforts en vue de la libération de Guilad Shalit se multiplient et devraient être accélérés encore davantage ». Selon un haut responsable politique cité par le Yediot Aharonot, la semaine en cours sera « décisive » pour le dossier Shalit.

Le Haaretz rapporte que lors de la réunion de la troïka d’hier, Ehud Olmert a affirmé qu’Israël n’acceptera aucun accord de trêve, et refusera toute ouverture des points de passage entre Israël et la bande de Gaza tant que Guilad Shalit n’aura pas été libéré. Selon le journal, les débats d’hier ont fait apparaître une convergence de vue entre les trois membres de la troïka pour qui il faut désormais mettre l’accent sur la libération de Guilad Shalit et la poser comme condition à l’ouverture des points de passage.

Selon le Haaretz, l’une des raisons de ce changement de leur part pourrait être les résultats des dernières élections. Si Binyamin Netanyahu accède au pouvoir, cela pourrait en effet se traduire par la mise en place d’une politique plus ferme face au Hamas et, dans ces circonstances, la libération de Guilad Shalit pourrait s’avérer, sur le long terme, être plus réaliste que la trêve.

Lors de son intervention devant la conférence des présidents d’organisations juives américaines, hier à Jérusalem, Ehud Olmert a formulé cette nouvelle approche : « Nous ne permettrons pas l’ouverture des points de passage au transit de marchandises avant que Guilad Shalit soit rentré chez lui. Du point de vue israélien, Guilad Shalit prime sur toute autre chose. (…) Nous savons que pour obtenir cela nous devrons payer un lourd tribut en libérant de nombreux prisonniers du Hamas qui ont commis des attentats contre des Israéliens, mais nous acceptons de payer ce prix, même en échange d’un seul soldat ».

Les propos du Premier ministre se sont pas compatibles avec la position du Hamas, selon laquelle l’ouverture des points de passage doit précéder l’échange de prisonniers. L’Egypte cherche désormais une formule qui permette aux deux parties d’affirmer que leur positon a été adoptée, mais en Israël on doute que ces efforts aboutissent.

Un autre point de désaccord entre les parties concerne l’identité de plusieurs des prisonniers qui seront libérés. Selon le Maariv, sur les quatre cent cinquante prisonniers figurant sur la liste nominative du Hamas, une vingtaine sont responsables d’attentats particulièrement meurtriers et Israël refuse de les libérer. Selon le Haaretz, le Hamas insiste notamment pour que soient libérés trois des responsables de sa branche militaire dont les instigateurs des attentats du restaurant Sbarro de Jérusalem en 2001 et du café Moment en 2002, qui avaient fait respectivement onze et quinze victimes, ainsi que le responsable de l’attentat de l’hôtel Park à Netanya où trente personnes avaient trouvé la mort en 2002. En outre, Israël exige que les prisonniers libérés soient expulsés vers l’étranger, tandis que le Hamas insiste pour qu’ils rentrent chez eux en Cisjordanie ou à Gaza.

Enfin, une source égyptienne citée par le Haaretz soutient toujours que la trêve dans la bande de Gaza sera annoncée aujourd’hui ou demain. Selon cette source, l’Egypte « ne considère pas les déclarations israéliennes liant la trêve au dossier Shalit comme une position officielle ».

* Intérieur

Livni refuse toujours de siéger au sein d’un gouvernement dirigé par Netanyahu

Le groupe parlementaire Kadima a apporté hier son soutien à la position de la présidente du parti, Tzipi Livni, qui rejette pour l’heure toute participation à un gouvernement qui serait dirigé par Binyamin Netanyahu. Lors de cette réunion, rapporte le Haaretz, Tzipi Livni a réaffirmé que Kadima a remporté les élections et doit, par conséquent, former le prochain gouvernement. « Vingt-huit, c’est plus que vingt-sept. Vingt-huit sièges, ce n’est pas juste un chiffre, ce sont des centaines de milliers de gens qui nous ont accordé leur confiance. Livni ou Netanyahu ? les électeurs ont tranché. Il n’y avait pas de bulletin de vote pour un bloc ou pour un camp », a-t-elle déclaré.

Avant la réunion, ajoute le journal, Mme Livni s’est entretenue avec l’ensemble des ministres et des députés Kadima afin de s’assurer qu’il n’y aura pas de voix divergente et que tout le monde soutient la position officielle selon laquelle si Tzipi Livni ne siège pas à la tête du prochain gouvernement, Kadima restera dans l’opposition.

De hauts responsables du Likoud cités par le Maariv affirment eux que des responsables de Kadima les ont contactés ces derniers jours pour les convaincre d’accepter un roulement entre Tzipi Livni et Netanyahu à la tête du gouvernement. Pour l’heure, M.Netanyahu rejette toutefois cette option même si, selon ces responsables du Likoud, il est prêt à faire à Kadima une offre généreuse et à céder les portefeuilles de la Défense et des Affaires étrangères. Par ailleurs, de hauts responsables d’Israël Béteinou ont fait savoir hier que ces deux portefeuilles sont précisément ceux que réclamera le président du parti, Avigdor Lieberman, en échange de son entrée au gouvernement.

Pour le Yediot Aharonot, aussi bien Binyamin Netanyahu que Tzipi Livni souhaitent un gouvernement qui réunisse leurs deux partis, sans avoir à subir la pression des petites formations. En effet, écrit le journal, un gouvernement restreint, ne réunissant que la droite et l’extrême droite, est le cauchemar de Netanyahu tandis que l’opposition est le cauchemar de bon nombre de membres de Kadima. Pour l’heure cependant, les deux dirigeants campent sur leurs positions et jouent une partie de poker dans laquelle nul ne sait qui cèdera en premier./.

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