| Haaretz (Le pays)
Forte tension avant la rencontre entre Netanyahu et Obama | The Jerusalem Post
Netanyahu devrait se focaliser sur l’Iran lors de son entretien avec Obama | |
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| Maariv (Le soir) L’Iran d’abord | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) Netanyahu-Obama Une question de confiance | |
Diplomatie
Rencontre Netanyahu-Obama
Les trois grands quotidiens israéliens consacrent leur une à la rencontre aujourd’hui entre le Premier ministre, Binyamin Netanyahu, et le président américain, Barack Obama, qui débutera ce lundi à 10 heures 30 à la Maison Blanche. Les différents commentateurs se demandent si Binyamin Netanyahu parviendra à créer une atmosphère de confiance avec Barack Obama sur fond de divergences concernant l’avenir du processus de paix avec les Palestiniens.
Hier, rapporte le Maariv, le conseiller diplomatique du Premier ministre Netanyahu et président du Conseil de sécurité nationale, Uzi Arad, a fait savoir que le dossier iranien sera au centre de l’entretien entre les deux hommes, s’agissant pour Israël d’une « question existentielle ». Face à l’urgence de traiter ce problème, le Premier ministre israélien demandera au président Obama de limiter le dialogue qu’il a engagé avec l’Iran à quelques mois au terme desquels Téhéran devra cesser complètement l’enrichissement d’uranium. Si tel n’est pas le cas, réclamera M. Netanyahu, les sanctions contre l’Iran devront être strictement appliquées et l’option militaire envisagée.
Concernant les Palestiniens, le Premier ministre israélien affirmera que la création d’un Etat palestinien souverain sans l’assistance des pays arabes et sans garanties américaines dans le domaine de la sécurité fera de la Cisjordanie un deuxième « Hamastan », à l’image de la bande de Gaza. M. Netanyahu proposera par conséquent une coopération entre Israël et les pays arabes face à l’Iran, une collaboration avec les pays arabes modérés dans le dossier palestinien et la mise en place progressive, et en prenant compte des besoins israéliens dans le domaine de la sécurité, d’un Etat palestinien démilitarisé.
Dans une interview parue hier dans l’hebdomadaire Newsweek, le président Obama a évoqué le dialogue entre Washington et Téhéran, déclarant que son objectif était de permettre à l’Iran de « s’aligner sur les normes internationales » mais qu’aucune option n’était exclue s’agissant de la sécurité des Etats-Unis. M. Obama a également affirmé comprendre l’inquiétude israélienne : « Je comprends très bien qu’Israël considère l’Iran comme une menace existentielle, ce qui fait que leur calcul coût-utilité est plus affûté. Ils sont à portée de tir et ce n’est pas mon rôle de décider à la place des Israéliens quels sont leurs besoins en matière de sécurité ».
Shimon Pérès en Jordanie
Le président Shimon Pérès s’est rendu hier en Jordanie où il a participé à la conférence annuelle du Forum économique mondial. Au terme de son discours, rapporte le Maariv, il a réuni une conférence de presse qui a été retransmise par les principales chaînes télévisées du monde arabe et au cours de laquelle il a présenté la position israélienne. M. Pérès a notamment évoqué les pourparlers de paix avec la Syrie : « Si Bachar Assad veut la paix, pourquoi se fait-il aussi timide ? », s’est il-interrogé, avant d’affimer qu’Israël avait proposé de tenir des pourparlers directs avec Damas.
Le Haaretz note que Shimon Pérès a été accueilli avec enthousiasme par les journalistes arabes. Selon le journal, le président Pérès a suscité bien plus d’intérêt parmi ces journalistes que les personnalités arabes présentes à la conférence. Des hommes d’affaires de l’ensemble du monde musulman, dont de nombreux jeunes venant du Liban, des pays du Golfe, d’Iran et, naturellement, de Jordanie ont eux aussi tenu à entendre le discours du président israélien.
Cependant, ajoute le journal, même la présence de Shimon Pérès n’a pas empêché les attaques de toute part qu’a essuyé l’Etat d’Israël lors des débats ouverts aux médias, notamment en ce qui concerne les colonies et les fouilles archéologiques effectuées au Mont du Temple. Dans ce contexte, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a vivement critiqué les dirigeants arabes ayant rencontré Binyamin Netanyahu.
Le Haaretz rapporte aussi que le président israélien s’est entretenu en tête-à-tête avec le roi Abdallah de Jordanie à qui il a demandé d’adresser un message au président de l’Autorité Palestinienne, Mahmud Abbas, selon lequel Israël souhaite reprendre les pourparlers de paix dans les plus brefs délais. Les deux hommes ont également discuté du plan de paix que le Premier ministre Netanyahu pourrait présenter au président Obama. Enfin, M. Pérès, a laissé entendre qu’Israël pourrait adopter certains principes de l’initiative de paix arabe.
Israël-Palestiniens
Israël élargira la colonie de Maskiot, dans la vallée du Jourdain
Le Maariv rapporte qu’une dizaine d’entrepreneurs en bâtiment ont visité hier la colonie de Maskiot, dans le nord de la vallée du Jourdain, dans le cadre d’un appel d’offre pour la construction de vingt logements.
Le journal rappelle que Maskiot a été créée à l’origine par le régiment de développement rural de l’armée, le Nahal, mais que le site était pratiquement abandonné lorsque le Premier ministre Ariel Sharon a décidé, fin 2005, de permettre à des habitants évacuées de la colonie de Shirat Hayam, dans la bande de Gaza, de s’y installer. Huit de ces familles vivent actuellement à Maskiot dans des constructions préfabriquées. En 2008, l’administration civile de Cisjordanie a accordé à Maskiot le statut de localité, et la semaine dernière le conseil régional Vallée du Jourdain à lancé un appel d’offre pour la construction des premiers logements permanents.
Le journal ajoute que le Premier ministre Binyamin Netanyhau a fait savoir, lors de conversations privées, qu’il était prêt à accepter la création d’une entité palestinienne autonome dans les secteurs densément peuplés de Cisjordanie, mais qu’en tout état de cause, il compte garder les clonies de la vallée du Jourdain et les blocs de colonie sous contrôle israélien
Intérieur
Les Arabes israéliens radicalisent leurs positions
Le Maariv se fait l’écho d’une enquête d’opinion réalisée par le sociologue Sami Samoha de l’université de Haïfa et qui porte sur l’attitude des Arabes israéliens vis-à-vis de l’Etat d’Israël. Selon ce sondage, réalisée auprès d’un échantillon représentatif de la communauté arabe en Israël, en 2008, seuls 41 % des Arabes israéliens reconnaissaient le droit d’Israël à exister en tant qu’Etat juif et démocratique contre 65,6 % en 2003. De même, 56 % estiment que le droit au retour des Palestiniens ne devra s’appliquer qu’à l’intérieur des frontières du futur Etat palestinien, alors qu’ils étaient 72,2 % de cette opinion en 2003.
41,4 % des personnes interrogées ont déclaré avoir participé à des protestations contre Israël au cours de l’année passée contre 28,7 % en 2003 et 47,3 % refusent d’avoir un voisin juif contre 27,2 % en 2003. Enfin, 40,5 % des Arabes israéliens, dont 37 % de ceux qui possède une éducation supérieure, affirment que la Shoah n’a pas eu lieu alors qu’il n’étaient que 28 % en 2006.
Pour Sami Samoha, cette radicalisation au sein de la communauté arabe est le résultat d’une série de facteurs tels que la deuxième guerre du Liban, la paralysie dans les pourparlers avec les Palestiniens, la non-application du rapport de la commission Or créée après les émeutes d’octobre 2000 et la clôture des dossiers d’instruction contre les policiers qui avaient tués des manifestants arabes lors de ces événements./.