
| Haaretz (Le pays) :
Israël au Hezbollah : si vous ne renoncez pas à la libération des Palestiniens, nous cesserons les négociations | The Jerusalem Post : Barak laisse entendre à la délégation américaine qu’une incursion à Gaza est imminente | |
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| Maariv (Le soir) : Barak : "d’ici six mois il y aura des élections" | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles) : La Knesset contre Gaydamak | |
Israël-Palestiniens
Israël envisage une trêve à Gaza
Le ministre de la Défense, Ehud Barak, participera aujourd’hui à la conférence économique qui se tient actuellement dans la station balnéaire égyptienne de Sharm el-Sheikh. Toutefois, écrit le Haaretz, les entretiens qu’aura M. Barak, notamment avec le président égyptien Hosni Moubarak, devraient surtout porter sur la situation dans la bande de Gaza et l’accord de tahadia, cette trêve entre Israël et le Hamas proposée par l’Egpyte.
Israël, écrit le journal, n’a pas l’intention de s’engager officiellement à respecter un cessez-le-feu, mais devrait accepter une série de démarches progressives visant à instaurer le calme avant un possible allègement du blocus de la bande de Gaza. Comme le Premier ministre Ehud Olmert et la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, le ministre de la Défense doute qu’un cessez-le-feu avec le Hamas puisse tenir, néanmoins, pour l’heure, une opération terrestre d’envergure dans la bande de Gaza ne devrait être lancée que si l’initiative égyptienne échoue et si les tirs de roquettes vers Israël causent de nombreuses victimes dans le sud du pays.
Selon le journal, de plus en plus de dirigeants israéliens sont d’avis qu’une grande opération ces jours-ci dans la bande de Gaza ne servira pas les intérêts israéliens, d’autant plus qu’il apparaît que cette opération ne sera pas soutenue par la communauté internationale. De même, en Israël on craint que le Hezbollah ne profite d’une offensive à Gaza pour ouvrir un deuxième front à la frontière nord du pays, sous l’influence de l’Iran.
Lors de son entretien avec le président Moubarak, Ehud Barak devrait également évoquer deux questions importantes liées à la trêve : la lutte contre la contrebande d’armes entre le Sinaï et la bande de Gaza et la libération du soldat israélien Guilad Shalit, détenu par le Hamas. Sur cette dernière question, Israël réclame que des avancées « significatives » aient lieu avant la mise en place d’un quelconque accord de trêve.
Ayman Taha, un des porte-parole du Hamas, a affirmé hier qu’Israël avait donné son accord de principe à un cessez-le-feu. Selon lui, si aucune réponse officielle n’a été adressée au Hamas, c’est là le sens général du message qui lui est parvenu.
Le Premier ministre Ehud Olmert a lui déclaré, en préambule du conseil des ministres : « Concernant la situation dans la bande de Gaza, nous sommes très proches de la croisée des chemins. La situation actuelle ne durera pas.[…] Nous sommes convaincus qu’on ne peut laisser la situation qui règne dans le sud du pays se poursuivre telle qu’elle a été au cours des derniers mois et que la croisée des chemins qui déterminera comment les choses se passeront est très proche. Bien sûr, la mission qui nous incombe est de faire en sorte que les habitants du sud du pays puissent vivre une vie paisible, dans la sécurité et non sous une menace permanente, comme c’est le cas depuis bien longtemps ». Le cabinet restreint de sécurité doit se réunir mercredi pour débattre de la situation dans la bande de Gaza.
Régional
Israël menace d’arrêter les négociations avec le Hezbollah sur la libération d’otages
Selon le Haaretz, Israël aurait récemment informé le Hezbollah de son refus de libérer des prisonniers palestiniens dans le cadre d’un échange de prisonniers avec l’organisation chiite.
Le journal rappelle que les soldats israéliens Eldad Reguev et Ehud Goldwasser ont été enlevés le 12 juillet 2006 lors d’une attaque du Hezbollah, qui avait déclenché la deuxième guerre du Liban. Depuis la fin de cette guerre, Israël négocie la libération des deux soldats par le biais de médiateurs allemands. Au cours de ces pourparlers, le Hezbollah avait exigé qu’Israël libère notamment, en échange des deux hommes, des milliers de prisonniers palestiniens.
Israël, écrit le journal, aurait dernièrement adressé au Hezbollah sa « dernière offre » en offrant de libérer des prisonniers libanais et de remettre à l’organisation chiite les corps de ses membres enterrés en Israël. Un responsable israélien impliqué dans les contacts avec le Hezbollah a déclaré au Haaretz qu’il s’agit là du « dernier mot » d’Israël. Selon lui, Israël considère que le Hezbollah est une organisation libanaise et ne souhaite pas renforcer son image aux yeux des Palestiniens et du monde arabe. « Si le Hezbollah continue à insister sur la libération de Palestiniens, les négociations avec cette organisation prendront fin », affirme-t-il. Le journal rappelle qu’Israël n’a reçu à ce jour aucun signe de vie de ses deux soldats détenus par le Hezbollah, et qu’il n’a pas la certitude qu’ils soient vivants.
INTERIEUR La Cour suprême doit se prononcer dans l’enquête contre Ehud Olmert
La Cour suprême doit décider aujourd’hui si elle autorise le parquet à recueillir le témoignage de Morris Talansky, l’homme d’affaires américain qui, selon les soupçons, aurait remis à Ehud Olmert d’importantes sommes d’argent à l’époque où celui-ci était maire de Jérusalem et ministre de l’Industrie et du Commerce.
Le tribunal de district de Jérusalem, rappelle le Yediot Aharonot, avait autorisé le parquet à recueillir le témoignage dans le cadre d’une procédure de « témoignage anticipé », c’est-à-dire avant même l’inculpation d’Ehud Olmert et l’ouverture d’un procès, de crainte que M. Talansky, qui réside aux Etats-Unis, ne refuse de revenir en Israël pour témoigner dans le cadre d’un procès éventuel. Les avocats d’Ehud Olmert ont fait appel à cette décision, affirmant que l’audition d’un témoin avant l’inculpation portait gravement atteinte aux droits de leur client.
Morris Talansky a fait savoir quant à lui qu’il comptait quitter Israël lundi soir prochain, mais qu’il reviendrait en Israël peu avant le 11 juin, à l’occasion du mariage de son petit-fils.
Ehud Barak : des élections pourraient avoir lieu d’ici six mois
Le Maariv évoque aujourd’hui l’ouverture de la session d’été de la Knesset qui devrait être marquée par de grandes manœuvres politiques dont, notamment, une tentative de la part d’Ehud Barak, ministre de la Défense et président du parti travailliste, de provoquer des élections législatives anticipées. M. Barak souhaiterait en effet avancer les élections, qui doivent avoir lieu en principe en 2010, à la fin 2008 ou début 2009. Le Premier ministre Ehud Omert, estime le journal, devrait tout faire pour contrer la démarche de M. Barak.
Le journal rapporte qu’hier, lors d’une réunion du groupe parlementaire travailliste, Ehud Barak a affirmé : « Les élections seront avancées et se tiendront d’ici six mois, en décembre 2008 ou au début 2009 au plus tard ». « Nous devons nous préparer à ces élections et rassembler notre camp », a t-il ajouté.
Le journal note enfin que quelque soit le résultat des efforts d’Ehud Barak, la coalition actuelle reste très fragile après la scission de trois députés du parti de retraités et l’opposition constante aux actions du gouvernement de la part de quatre députés travaillistes « rebelles » et de deux députés de Kadima.
La création du groupe parlementaire représentant Arcadi Gaydamak a été reportée
Au terme d’un débat houleux à la commission des affaires parlementaires de la Knesset, Moshé Sharoni, l’un des trois députés ayant fait scission du parti des retraités, a annoncé qu’il retirait pour l’heure la demande de création d’un nouveau groupe parlementaire affilié au parti Justice Sociale de l’homme d’affaires Arcadi Gaydamak, rapporte le site YNET.
La commission des affaires parlementaires devait en effet approuver aujourd’hui la création par les trois députés du groupe parlementaire Justice pour les retraités, toutefois la conseillère juridique de la Knesset, Nurit Elstein, a rendu hier un avis dans lequel elle estime que les promesses faites aux trois députés par Arcadi Gaydamak, notamment en ce qui concerne l’aide financière et leur présence sur la liste de Justice sociale aux prochaines élections, pourraient ne pas être conformes à la loi. Elle a, par conséquent, recommandé aux députés de bien examiner les termes de l’accord entre le nouveau groupe parlementaire et Arcadi Gaydamak avant de l’approuver.
Face à cette avis et à l’opposition d’une majorité des membres de la commission, M. Sharoni, a décider de retirer sa demande. Il compte cependant la renouveler dans les prochains jours, après des vérifications d’ordre juridique./.