
| Haaretz (Le pays)
Netanyahu se rétracte : « J’entamerai des négociations avec les palestiniens sans conditions préalables » | The Jerusalem Post
Obama : La tournure anti-israélienne de Durban II est hypocrite | |
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| Maariv (Le soir) A la veille de Yom Hashoah, le président iranien, un négationniste, prononce un discours a la conférence de l’ONU sur le racisme | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) La crise de la mémoire | |
Diplomatie
Ouverture de la conférence « Durban 2 »
Les journaux israéliens consacrent une large place à l’ouverture aujourd’hui à Genève de la conférence des Nations-Unies sur la lutte contre le racisme dite « Durban 2 ». Cette conférence, rappelle le Haaretz, a pour but d’examiner les avancées qui ont été obtenues depuis la conférence de Durban en 2001, cette conférence qui avait servi de tribune aux opposants à Israël et dont la déclaration finale mentionnait explicitement « la détresse du peuple palestinien sous l’occupation étrangère ».
Cette fois-ci le texte de la déclaration n’évoque pas Israël mais de nombreux pays occidentaux s’opposent à la décision de confirmer la décision de 2001 et ont donc décidé de ne pas participer à la conférence de Genève. Parmi les Etats qui ont décidé de boycotter la conférence : Israël, l’Australie, le Canada, l’Italie, les Pays-Bas, l’Allemagne et les Etats-Unis. La Grande-Bretagne et la France ont elles décidé d’envoyer à la conférence des représentants de rang peu élevé. Le Yediot Aharonot ajoute le pape Benoît XVI a décidé de soutenir la tenue de la conférence et a appelé les délégations participantes à agir dans une esprit de dialogue et de compréhension mutuelle.
Pour le journal, le président iranien, Mahmud Ahmedinejad, seul dirigeant international à avoir fait le déplacement devrait être la vedette de la conférence. Hier, il a dîné avec le président suisse, Hans-Rudolf Merz et cet après-midi, il prononcera un discours dans le cadre de la conférence.
La presse israélienne souligne que le président iranien, qui a à plusieurs reprises tenu des propos négationnistes et appelé à la destruction d’Israël, s’exprimera alors que ce soir s’ouvrira en Israël de Yom Hashoah, la journée annuelle de commémoration de la Shoah. D’ailleurs, des organisations juives ont décidé de tenir à Genève, à l’heure où Mahmud Ahmedinejad prononcera son discours, des cérémonies à la mémoire des victime de la Shoah.
Israël-Palestiniens
La reconnaissance d’Israël comme Etat juif ne sera pas une condition préalable
Alors qu’il avait affirmé il y a quelques jours à l’émissaire américain George Mitchell que les pourparlers avec les Palestiniens ne reprendraient qu’à condition que ces derniers reconnaissent Israël en tant qu’Etat juif, le Premier ministre Binyamin Netanyahu se serait rétracté et aurait renoncé à cette condition préalable, rapporte le Haaretz. Au cabinet du Premier ministre on affirmait en effet hier que « M. Netanyahu engagera des négociations avec tous ceux qui le souhaiteront, sans conditions préalables ». Le journal rappelle que le Premier ministre israélien doit se rendre à Washington le 17 mai prochain, après la visite du pape en Israël, et devrait rencontrer le Président Obama le 18 ou le 19 mai.
Des responsables au sein du cabinet de Binyamin Netanyahu ont néanmoins précisé que la reconnaissance d’Israël en tant qu’Etat juif est un point important du processus diplomatique en vue d’un accord permanent. « Si les Palestiniens ne reconnaissent pas l’Etat juif, cela entravera toute progression en vue d’un accord stipulant deux Etats pour les deux peuples », ont-ils affirmé.
Ces responsables indiquent par ailleurs que lors de son entretien avec Binyamin Netanyahu, la semaine dernière, George Mitchell a évoqué la solution de « deux Etats pour les deux peuples » ; le Premier ministre lui a répondu qu’avant d’apporter son soutien à ce principe, il lui faudrait tout d’abord connaître les intentions des Palestiniens. En Israël, a-t-il poursuivi, on entend par cette formule l’existence de deux états-nations, l’un juif, l’autre palestinien, mais il n’est pas du tout clair que ce point de vue soit partagé par les Palestiniens. Les responsables cités rappellent que lors des entretiens qu’avaient tenus Ehud Olmert et Tzipi Livni avec les dirigeants palestiniens, ces derniers ont toujours refusé de reconnaître le caractère juif d’Israël.
Le journal ajoute que lors d’une réunion réunie hier par Binyamin Netanyahu et portant sur la situation à Gaza et le processus de paix, le ministre de la Défense, Ehud Barak, a proposé qu’Israël élabore son propre plan de paix dans la région, avec un cadre pour progresser dans les pourparlers face aux Palestiniens, aux Syriens et à l’ensemble monde arabe.
Le journal rapporte par ailleurs que le Premier ministre a décidé de mettre fin aux fonctions d’Ofer Dékel, l’émissaire du Premier ministre chargé des négociations sur la libération de Guilad Shalit, et homme de confiance d’Ehud Olmert. Selon des responsables du cabinet de Binyamin Netanyahu, on ignore encore qui le remplacera. Le Yediot Aharonot rappelle que Noam et Aviva Shalit, les parents du soldat captif, avaient fait part au Premier ministre de leur mécontentement de la façon dont Ofer Dékel avait géré les négociations avec le Hamas, et auraient déclaré avoir « perdu confiance » depuis longtemps dans cet émissaire.
Selon le Haaretz, lors de la visite en Israël d’Omar Suleiman, ministre égyptien chargé des services de renseignements, prévue pour mercredi prochain, ce dernier devrait notamment s’entretenir avec Binyamin Netanyahu et Ehud Barak de la possibilité de reprendre les négociations sur Shalit./.