
| Haaretz (Le pays)
Le président Obama a convié Netanyahu et Abbas à un sommet tripartite demain lors de l’assemblée générale de l’ONU | The Jerusalem Post
Obama recevra le Premier ministre et Mahmud Abbas sans qu’il y ait eu d’accord sur les colonies | |
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| Maariv (Le soir) Un sommet tripartite | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) Un sommet sans attentes | |
Israël-Palestiniens
Le président Obama a convié Netanyahu et Abbas à un sommet tripartite demain lors de l’assemblée générale de l’ONU / Barak Ravid – Haaretz
Le président américain, Barack Obama, le Premier ministre israélien, Binyamin Netanyahu, et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas (Abou Mazen), se rencontreront mardi en marge de l’assemblée générale des Nations-Unies à New York. Cette rencontre aura lieu à 11 heures, heure locale, à l’hôtel Waldorf Astoria. Toutefois, les profonds désaccords concernant la construction dans les colonies et le cadre des futurs pourparlers demeurent et c’est pourquoi, soulignent des responsables israéliens et américains, il ne devrait pas y avoir, à ce stade, de déclaration quant à la reprise des négociations entre les parties.
Un haut responsable au sein du bureau du Premier ministre soulignait hier que ce sont les Palestiniens qui ont modifié leur position, alors qu’au départ ils refusaient de rencontrer le Premier ministre Netanyahu : « Ils ont fait des déclarations combatives mais ont fini par venir ». Au bureau du Premier ministre ont admet cependant que la rencontre devrait se résumer à une « photo-op » et ne mènera pas à la reprise des pourparlers. « Cette rencontre ne sera pas l’inauguration de négociations et on n’y évoquera pas de détails significatifs. Les désaccords concernant les colonies et le cadre des pourparlers sont encore profonds », a déclaré ce haut responsable. Selon lui, il a été convenu qu’il n’y aura pas, lors de la rencontre, de négociation mais uniquement des tours d’horizon de la situation.
De hauts fonctionnaires américains ont tenu des propos semblables, soulignant qu’il n’y a pas eu de véritable avancée et que les divergences demeurent telles qu’elles étaient vendredi après-midi, lorsque l’émissaire George Mitchell a quitté Israël. Ces officiels américains ont indiqué qu’il ne devrait pas y avoir, au terme de la rencontre, de déclaration quant à la reprise des pourparlers et que les négociations à ce sujet se poursuivront dans les prochaines semaines, le but étant de reprendre les pourparlers au cours de la deuxième quinzaine d’octobre.
Avant la rencontre tripartite, le président Obama rencontrera chacun des deux dirigeants en tête à tête. Le président américain fera une dernière tentative pour parvenir à un compromis qui permettrait d’annoncer la reprise des pourparlers.
Le Premier ministre Netanyahu partira pour New York cet après-midi. Il sera accompagné du ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, qui rencontrera au siège des Nations-Unies ses homologues et, notamment, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton. Le ministre de la Défense, Ehud Barak, est parti dès hier pour Washington où il rencontrera aujourd’hui le ministre américain de la Défense, Robert Gates.
Au-delà de la rencontre tripartite, le Premier ministre Netanyahu rencontrera le président français, Nicolas Sarkozy, le Premier ministre canadien, Stephen Harper, et le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-Moon. Jeudi après-midi, il prononcera devant l’assemblée générale des Nations-Unies un discours dans lequel il insistera notamment sur la nécessité pour la communauté internationale d’agir pour stopper le programme nucléaire iranien. Hier a été terminée la version définitive de ce discours qualifié par le Premier ministre de « très important ».
Un vol pour nulle part / Shimon Schiffer – Yediot Aharonot
Dimanche à l’aube a pris fin le voyage pour nulle part entrepris par George Mitchell, l’émissaire du président Obama, dans le but de relancer les pourparlers israélo-palestiniens.
Samedi soir à minuit, Me Yitzhak Molho, qui représente le Premier ministre Netanyahu dans le cadre des pourparlers avec le gouvernement américain, a informé le Premier ministre que la Maison Blanche compte l’inviter publiquement à rencontrer Abou Mazen, demain à New York. Cette rencontre aura finalement lieu même si les entretiens laborieux et frustrants qu’a eus George Mitchell dans la région n’ont permis aucune avancée. En effet, Binyamin Netanyahu n’a pas cédé aux pressions des Américains, qui lui demandaient de geler la construction dans les colonies pendant un an, tandis qu’Abou Mazen et les dirigeants des pays arabes n’ont pas donné aux Américains la contrepartie de ce gel et n’ont pas fait part de leur intention de normaliser leurs relations avec Israël ou de faire d’autres gestes qui auraient permis à Netanyahu de faire passer le gel et l’accord avec les Américains auprès de ses partenaires de la coalition gouvernementale.
Du côté israélien on avait hier du mal à cacher un certain dédain, et parfois de la moquerie, vis-à-vis du gouvernement Obama. « Que s’imaginaient-ils, qu’ils demanderaient à Netanyahu de geler toute construction dans les territoires et qu’il se mettrait au garde-à-vous ? », a déclaré hier un responsable israélien.
Et c’est ainsi que demain, le Premier ministre Netanyahu et Abou Mazen se retrouveront pour ce qu’on appelle une « photo-op », une courte cérémonie dont l’élément principal sera une photographie en compagnie du président Obama, sans avoir eu à payer leur billet d’entrée. « C’est uniquement parce que les Américains pensaient qu’ils pourraient forcer la main aux Israéliens et obtenir d’eux la promesse d’un gel total de la construction dans les colonies sans rien réclamer des Palestiniens et des Arabes », affirmait hier un proche du Premier ministre Netanyahu.
Plus les Palestiniens avaient l’impression que George Mitchell accentuait sa pression sur Netanyahu concernant le gel de la construction en Cisjordanie et à Jérusalem, plus ils ont campé sur leurs positions, refusant de rencontrer le Premier ministre israélien. Pour un observateur externe cela semble risible, d’autant plus qu’à l’époque du président George Bush, qui était haï dans le monde arabe, des Premiers ministres israéliens ont rencontré Abou Mazen, et ce à l’heure où la construction dans les colonies était florissante. Ce qui n’a pas été le cas durant les premiers mois au pouvoir de Barack Obama, lui qui a fait tant d’efforts pour prouver au monde arabe qu’ils aurait une politique « équilibrée » vis-à-vis du conflit israélo-palestinien, en d’autres termes, qu’il ferait pression sur Israël pour qu’il se retire de Cisjordanie. Ces gestes n’ont pas impressionnés les Arabes qui sont restés confortablement assis dans leur fauteuils de spectateurs autour du ring où se battaient Netanyahu et Abou Mazen.
La faute la plus grave des Américains c’est d’avoir accepté de négocier dans les détails avec Israël et les Arabes sans leur adresser des demandes concrètes et précises non négociables. Mitchell a perdu des mois en marchandages inutiles avec Netanyahu et les négociations se sont déroulées comme dans un bazar oriental. Pour l’heure, la mission de l’émissaire américain est un échec.
L’autre erreur des Américains c’est d’avoir annoncé que le président Obama souhaitait relancer les pourparlers entre Israël et les Palestiniens en marge de l’assemblée générale de l’ONU, fin septembre.
C’est là la raison de la convocation de Netanyahu et Abou Mazen, demain à New York. Mais pour cela, les Américains ont dû faire appel au roi Abdallah de Jordanie et au président égyptien, Hosni Moubarak, qui ont pressé Abou Mazen de renoncer aux conditions qu’il avait posées avant une rencontre avec Netanyahu : la promesse d’un gel total de la construction et l’acceptation de débattre des questions fondamentales du conflit, Jérusalem et les réfugiés.
De ce fiasco, les Américains peuvent tirer deux leçons. La première, c’est qu’il faut renoncer aux calendriers. Un accord permanent avec les Palestiniens ne sera pas conclu d’ici deux ans. La seconde, c’est que le charme personnel irrésistible du président Obama, n’agit pas, du moins pas pour l’instant, sur le gouvernement Netanyahu.
Deux hommes armés qui posaient des charges explosives ont été tués à la frontière avec la bande de Gaza / Anshel Pfeffer et Avi Issacharof – Haaretz
Deux terroristes palestiniens ont été abattus hier après-midi par Tsahal alors qu’ils tentaient de poser une charge explosive le long de la clôture qui marque la frontière avec la bande de Gaza.
Les deux morts sont Abdel Hafez al-Silawi, membre des Comités de résistance populaire et Mahmud Nassir du FPLP.
Selon Tsahal, les deux hommes avaient posé dernièrement plusieurs charges explosives et avaient tiré des obus de mortier et des roquettes vers les forces israéliennes et le territoire israélien.
Dans la nuit de samedi à dimanche, deux roquettes ont été tirées vers Israël et l’alerte a été déclenchée à Sdérot. Aucun point d’impact n’a cependant été trouvé sur le territoire israélien. Un courant radical proche d’al-Qaïda a revendiqué ces tirs. Selon le communiqué de l’organisation Ansar a-Suna, trois roquettes auraient été lancées vers une base militaire israélienne.
Ces dernières semaines, les officiers de Tsahal estiment que les tirs en provenance de la bande de Gaza et les tentatives d’attentat contre les patrouilles israéliennes ne sont pas le fait du Hamas, qui souhaite pour l’heure que le calme règne autour de la bande de Gaza, mais d’autres organisations palestiniennes, surtout des courants radicaux proches d’al-Qaïda.
Régional
Les Etats-Unis et Israël s’entraîneront à faire face à une attaque de missiles balistiques / Amir Buhbut – Maariv
Trois bâtiments de la marine américaine ont accosté la semaine dernière en Israël en vue d’un grand exercice conjoint de l’armée de l’air israélienne et de la Missile Defense Agency américaine.
Un des navires dotés du système anti-missiles Aegis fait escale dans le port de Haïfa tandis que deux navires supplémentaires se trouvent en mer. L’exercice, baptisé Juniper Cobra, est, selon les dirigeants de l’agence américaine, et le plus grand jamais réalisé avec Israël dans le domaine de la protection contre les missiles balistiques./.