
| Haaretz (Le pays)
Les dirigeants du Hamas se réunissent au Caire pour prendre une décision concerant Guilad Shalit | The Jerusalem Post
Shimon Pérès : Il y a eu une avancée vers un accord sur la libération de Guilad Shalit | |||
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| Maariv (Le soir) Guilad Shalit : Rencontre déterminante au Caire | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) Guilad Shalit : « L’accord est proche » |
Israël-Palestiniens
Entre Gaza et Damas / Amit Cohen, Arik Bender, Eli Lévy et Maya Bengal – Maariv
Entre optimisme et pessimisme. C’est ainsi que l’on peut décrire l’état d’esprit qui règne chez ceux qui sont impliqués dans le dossier Shalit alors que se multiplient les informations selon lesquelles on serait proche d’un échange de prisonniers. La chaîne télévisée al-Arabiya, affirme qu’aujourd’hui au Caire se tiendra une rencontre déterminante entre les hauts responsables du Hamas à Gaza et ceux de Damas et au cours de laquelle un accord pourrait être finalement approuvé.
Du côté optimiste, on peut évoquer les informations diffusées hier par al-Arabiya. La chaîne a cité des responsables du Hamas à Gaza selon lesquels la conclusion d’un accord est l’affaire de quelques jours. La chaîne Fox News a elle aussi affirmé qu’Israël a approuvé la nouvelle liste qui lui a été remise par le Hamas, complétant ainsi une liste de 450 prisonniers dont l’organisation réclame la libération en échange de Guilad Shalit.
Le Président Pérès semblait lui aussi optimiste après sa rencontre hier avec le Président égyptien, Hosni Moubarak. Les deux hommes ont évoqué en tête-à-tête les derniers développements dans le dossier Shalit. M. Pérès a refusé de fournir des détails sur le contenu de l’entretien mais a déclaré, avant son départ d’Egypte : « Il y a une avancée sur ce sujet, mais il faut que les discussions se poursuivent en coulisses ».
Le chef d’état-major, Gaby Ashkenazi, préférait hier s’exprimer avec retenue, cherchant à faire baisser les attentes. Hier, lors d’une visite au centre de recrutement de Tel Hashomer, il a déclaré : « Pour moi, un optimiste c’est un pessimiste clairvoyant. Nous sommes profondément engagés à ce que Guilad puisse rentrer chez lui. Nous nous appliquons tous à faire en sorte que les discussions à ce sujet se poursuivent dans l’ombre, car c’est ainsi que l’on contribuera à sa libération rapide ».
« Tout autre commentaire à propos de Guilad Shalit risque de porter atteinte aux efforts en vue de sa libération. Les dernières informations publiées ont d’ores et déjà fait des dégâts », a ajouté le général Ashkenazi.
Les vents en provenance de la direction du Hamas à Damas étaient en revanche plus pessimistes qu’à l’accoutumée et hier on excluait qu’un accord puisse être conclu rapidement. Osama Hamdan, responsable des relations extérieures à la direction de Damas, affirmait en effet qu’aucun accord n’a été conclu à cause du refus d’Israël d’accéder aux demandes du Hamas. « Nous sommes déterminés à mettre le point final à l’accord sur un échange de prisonniers, mais il est évident qu’on ne parviendra pas à une fin heureuse tant que le gouvernement ennemi n’accèdera pas à nos demandes et n’acceptera pas nos conditions. A l’heure actuelle, tout ce que l’on peut dire c’est que nous suivons le dossier avec sérieux pour parvenir aux objectifs qui ont été fixés dès le départ », a-t-il déclaré.
Ces propos de Hamdan contredisent les déclarations des responsables du Hamas au cours des deux dernières semaines. En effet, depuis deux semaines, les porte-parole de l’organisation, aussi bien à Gaza qu’à Damas, affirment que les négociations progressent et parviennent à surmonter les obstacles. Le Hamas avait aussi fait l’éloge du médiateur allemand et laissé entendre qu’Israël négocie sérieusement. Or hier, le Hamas accusait à nouveau Israël de bloquer les négociations.
On estime que ces désaccords sont le résultat de la volonté de la direction à Damas de mettre à l’épreuve celle de Gaza et son chef, Mahmud a-Zahar.
Régional Le Forum des sept recommandera au cabinet qu’Israël se retire de la partie nord de Rajar / Barak Ravid – Haaretz
Le « Forum des sept », groupe restreint de ministres présidé par le Premier ministre Netanyahu, a décidé hier de soutenir un retrait de Tsahal de la partie nord du village de Rajar, situé sur la frontière israélo-libanaise. Les ministres recommanderont au cabinet restreint de sécurité d’adopter les recommandations du commandant de la FINUL, le général Claudio Graziano, qui prévoient de placer la partie nord de la localité sous contrôle militaire de la force des Nations-Unies, Israël continuant à fournir les services aux riverains, qui conserveront leur carte d’identité israélienne. Le bureau du Premier ministre n’a pas souhaité commenter ces informations.
Selon un haut fonctionnaire israélien, la question de Rajar a été évoquée au cours des entretiens qu’a eus la semaine dernière le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, avec son homologue israélien, Avigdor Liberman et avec le ministre de la Défense, Ehud Barak. Le dossier a également été évoqué dans le cadre des contacts entre Israël et les Nations-Unies et entre Israël et les Etats-Unis. La France, les Nations-Unies et les Etats-Unis ont indiqué à Israël qu’aujourd’hui, après la mise en place du gouvernement Hariri au Liban, un retrait de Rajar contribuerait à la stabilité le long de la frontière et renforcerait le camp des modérés dirigé par Hariri, qui pourrait faire valoir ce premier succès rapide.
Le Premier ministre Netanyahu souhaite soumettre rapidement la décision au cabinet restreint de sécurité, peut-être dès mercredi prochain. Le retrait de Rajar viendrait compléter le retrait de Tsahal du territoire libanais et son repositionnement le long de la « ligne bleue ». Cette démarche est soutenue par le ministre des Affaires étrangères qui estime qu’Israël en retirera des bénéfices sur le plan diplomatique.
Les responsables militaires sont eux aussi favorables au retrait et Tsahal a indiqué à MM. Netanyahu et Barak que la solution proposée par la FINUL est acceptable d’un point de vue militaire et ne remettra pas en cause la capacité de Tsahal à assurer la sécurité des habitants de la région./.