07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2009 01. NOVEMBRE 2009

Lundi 9 novembre 2009

Les Titres
Haaretz (Le pays)

CRISE IL Y A : OBAMA ET COMMENT NETANYAHU A ETE HUMILIE EN ROUTE POUR WASHINGTON

The Jerusalem Post

MAHMUD ABBAS AFFIRME QU’ISRAËL NE VEUT PAS LA PAIX

Maariv (Le soir)
PERMIS DE TUER
Yediot aharonot (Les dernières nouvelles )
LE GOUVERNEMENT DANS LES AIRS

DIPLOMATIE

Ils se rencontrent / Maya Bengal – Maariv

Au terme de deux semaines d’efforts qui ont été accueillis froidement par la Maison Blanche, mettant dans l’embarras le cabinet du Premier ministre, le président Obama a accepté hier de rencontrer le Premier ministre Netanyahu. C’est cette nuit (heure d’Israël) que les deux hommes se rencontreront à la Maison Blanche. Ce sera une rencontre très tendue, froide et probablement courte.

Selon des responsables américains, le président Obama a le sentiment que cette rencontre lui a été imposée. En effet, il a rencontré Netanyahu il y a un mois et demi à New York et ne ressentait pas le besoin d’une nouvelle rencontre.

C’est pourquoi la Maison Blanche a laissé Netanyahu dans l’attente, certains diront qu’elle l’a humilié, ne confirmant la rencontre que le jour même de son départ. Un haut responsable israélien estimait hier que l’autre raison pour laquelle la Maison Blanche se montre si froide vis-à-vis du Premier ministre israélien est sa volonté « de concilier les Palestiniens et de leur montrer que le président Obama n’est pas aux ordres de Netanyahu ». Selon lui, les Américains essaient de restaurer la confiance des Palestiniens dans le gouvernement Obama, le président de l’Autorité palestinienne, Abou Mazen ayant pointé du doigt le président américain lorsqu’il a annoncé qu’il ne se représenterait pas à l’élection présidentielle.

ISRAËL-PALESTINIENS

Mahmud Abbas lors d’entretiens privés avec des diplomates égyptiens : Je démissionnerai bientôt de mes fonctions / Avi Issacharoff – Haaretz

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas, a déclaré ces derniers jours, lors d’entretiens privés, qu’il a l’intention de démissionner prochainement de ses fonctions. C’est ce qu’ont déclaré des sources palestiniennes au Haaretz. M. Abbas a tenu des propos en ce sens à une délégation de diplomates égyptiens qu’il a rencontrée samedi à Ramallah. Les membres de cette délégation, avec à leur tête le nouvel ambassadeur d’Egypte auprès de l’Autorité palestinienne, Yasser Otman, étaient venus pour encourager Mahmud Abbas et le convaincre de se présenter aux prochaines élections présidentielles mais ils ont été surpris de découvrir sa détermination à ne pas se représenter et sa volonté de démissionner.

Une démission de Mahmud Abbas bouleverserait la scène politique palestinienne, d’autant plus que l’on ne sait pas s’il a l’intention de quitter ses fonctions de président du comité exécutif de l’OLP et de président du Fatah.

D’autres sources palestiniennes affirment en revanche que la démission de Mahmud Abbas lui permettra de rester longtemps à son poste en tant que « président par intérim », le Hamas refusant la tenue d’élections à Gaza et refusant de participer aux prochaines élections.

Dans un tel cas de figure, les élections palestiniennes pourraient être repoussées sine die, car le Fatah refusera la tenue d’élections sans la bande de Gaza, tandis qu’en attendant Mahmud Abbas restera en poste. Nul ne pourra alors contester la légitimité de sa présidence puisqu’il aura lui-même annoncé la fin de son mandat et son maintien à titre temporaire.

INTERIEUR

Le nouveau départ des « rebelles » travaillistes / Mazal Mualem – Haaretz

Les quatre députés « rebelles » du parti travailliste et plusieurs centaines de leurs partisans étaient réunis hier à Tel-Aviv à l’occasion du lancement d’un nouveau mouvement d’idées : La Scène démocratique. Il semble toutefois que la scission au sein du parti travailliste n’aura pas lieu pour l’instant. En effet, l’ex chef du groupe parlementaire travailliste, Daniel Bensimon, qui était lui aussi présent hier, a refusé d’annoncer son départ du parti et a demandé aux députés de laisser encore une chance au président du parti, le ministre de la Défense Ehud Barak.

Dans son discours, M. Bensimon s’en est pris à Ehud Barak qui, selon lui, n’a pas défini de voie pour le parti et n’a pas évacué les colonies sauvages. Il a toutefois indiqué qu’il n’a pas, à l’heure actuelle, l’intention de soutenir une scission du parti : « Lors de notre prochaine réunion, d’ici deux ou trois mois, s’il s’avère que nous sommes dans l’impasse, il sera toujours temps de donner un élan à la Scène démocratique. Laissons une chance [à Ehud Barak] ».

Shaul Mofaz : Je suis prêt à parler même avec le Hamas / Mérav David – Maariv

Est-ce le coup de départ ? Shaul Mofaz a convoqué hier une conférence de presse pour exposer son plan diplomatique. C’était un événement éminemment politique dont l’objectif principal était la promotion de sa candidature à la présidence de Kadima.

Les grandes lignes du plan Mofaz sont un miroir du programme présenté par la présidente de Kadima, Tzipi Livni, qui correspond en réalité au document d’Annapolis. Pour Mme Livni, il faut tout d’abord résoudre les questions fondamentales et décider des frontières définitives de l’Etat palestinien avant d’appliquer un quelconque plan. Il existe cependant une différence significative entre les deux programmes : Shaul Mofaz a déclaré qu’il est prêt à dialoguer avec le Hamas, ce à quoi Tzipi Livni s’oppose fermement.

Malgré la signification politique de l’événement, tout au long de la conférence de pesse d’hier il n’a jamais été question de politique intérieure et surtout pas de la rivale Tzipi Livni. « J’ai débattu de ce programme avec plusieurs dizaines de personnes, y compris dans le cadre de Kadima. Je ne l’ai pas élaboré en vue de telle ou telle élection, mais si Binyamin Netanyahu n’applique pas ce programme, j’ai l’intention moi de l’appliquer en tant que Premier ministre », a déclaré Mofaz sans dissimuler ses intentions.

« Admettons que le Hamas s’assoie à la table de négociation. S’il accepte les conditions du Quartette, ce n’est plus le Hamas. Israël doit négocier avec tout acteur régional qui change son ordre du jour et sa manière d’agir », a-t-il déclaré, une phrase qui a retenu une bonne part de l’attention.

Le plan Mofaz pour résoudre le conflit avec les Palestiniens comporte deux phases principales. En premier lieu, un Etat palestinien qui bénéficiera de la continuité territoriale verra le jour sur les 60 % de la Cisjordanie où vivent 99 % de la population palestinienne. Aucune colonie ne serra évacuée à ce stade. Ensuite, seront débattues les questions fondamentales de Jérusalem, des réfugiés et des frontières permanentes./.

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