Lutte contre le terrorisme - Discours de M. François Hollande, président de la République, aux élus de l’Aude (Carcassonne, 19/05/2015)

Présider la République française, c’est aussi faire face aux défis du monde. D’abord, le défi du terrorisme, Paris a été frappée au début de l’année, puis après, cela a été Copenhague, Tunis et d’autres villes sont prises pour cibles, en Syrie, en Irak, au Sahel, les populations civiles, souvent musulmanes, les minorités religieuses, je pense aux chrétiens d’Orient, les femmes, les enfants sont les premières victimes de la barbarie terroriste.
Alors, j’ai fait le choix de la protection de la France et de la sécurité des Français. J’ai rappelé l’intervention des forces armées au Mali, c’était en 2013, puis l’engagement de la France dans le cadre de la coalition en Irak, pour lutter contre le terrorisme. Terrorisme qui peut aller jusqu’à nous, terrorisme qui fait qu’il y a des jeunes français, des jeunes européens, des jeunes partout dans le monde qui pensent que combattre avec les djihadistes peut être un salut pour leur âme ou pour leur vie, et qui perdent leur âme et leur vie.
À la suite des attentats du début de cette année, j’ai passé au plus haut niveau le plan Vigipirate, et j’ai lancé ce qu’on appelle l’opération Sentinelle - d’ailleurs, le régiment de Carcassonne y participe - qui vise à protéger les lieux et les sites les plus sensibles. J’ai fait ce choix aussi comme chef des armées, et j’ai été amené à dégager près de quatre milliards d’euros supplémentaires pour le budget de la défense sur les quatre prochaines années.
Ce n’était pas prévu, et il y avait sûrement d’autres priorités, d’autres besoins à satisfaire, mais l’essentiel, c’était d’assurer à nos armées les moyens de remplir leurs tâches. C’est un effort, il est indispensable, il est considérable. J’ai également pris la décision d’améliorer notre système de renseignement dans le respect de nos libertés, une loi vient d’être votée par l’Assemblée nationale, j’en remercie les députés, qui n’est pas une loi de circonstance, mais qui est une réponse aux temps que nous connaissons, et là encore, c’était ma responsabilité pour anticiper, pour prévenir, pour empêcher.
Car le ministre de l’Intérieur, qui viendra bientôt pour l’inauguration du futur commissariat, il m’en a fait la promesse, me dit combien nous déjouons un certain nombre de tentatives, combien nous interpellons encore un certain nombre d’individus, et la sécurité, c’est notre première liberté. Nous devons l’assurer. (…)./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

Dernière modification, le 21/05/2015

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