
Défendre la liberté
Le Conseil de sécurité a pris jeudi pleinement ses responsabilités pour sauver le peuple libyen martyrisé. Il a fait prévaloir la loi sur la force, la démocratie sur la dictature, la liberté sur l’oppression. Alors que se déroule sous nos yeux le « printemps arabe », le monde ne pouvait rester indifférent devant le massacre d’une population par son régime. Nous ne pouvions continuer à assister impuissants aux bombardements des forces de liberté, au massacre des civils en Libye.
À l’initiative de quelques pays, dont la France, mais aussi le Royaume-Uni, et le concours des États-Unis, la résolution 1973 donne les moyens juridiques demandés en mettant en place une zone d’exclusion aérienne et en autorisant les Etats membres à « prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les civils » et les zones peuplées de civils sous menaces d’attaques, y compris la deuxième ville du pays, Benghazi. L’appui donné par la Ligue arabe, le fait que cette résolution ait été présentée aussi par le membre arabe du Conseil de sécurité, lui offre la légitimité régionale requise. Des sanctions fortes ont également été prises à New York comme à Bruxelles.
Les objectifs de la communauté internationale, du G8 à l’Union africaine, en passant par l’Union européenne, sont simples : arrêter les combats, stopper l’offensive du Colonel Kadhafi, protéger les civils, laisser le peuple libyen exprimer ses aspirations à la liberté. Il revient aux Libyens de décider de leur propre système politique. Nous n’imposons rien. Nous répondons à la gravité de la situation, nous répondons à l’appel au secours de la population.
Avec un esprit de responsabilité : la France est prête à agir, avec les Etats membres qui le souhaiteront, dans le cadre strict du mandat fixé par le Conseil de sécurité, pour aider le peuple libyen à construire lui-même son avenir, libre.
C’est aussi dans cet esprit que s’est tenu hier le Sommet de Paris pour le soutien au peuple libyen./.