
| Haaretz (Le pays)
Colère en Egypte : Israël retarde l’accord de cessez-le-feu avec le Hamas | The Jerusalem Post
Olmert craint que le Hamas ne veuille faire durer « indéfiniment » les négociations concernant Guilad Shalit | |
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| Maariv (Le soir) De hauts responsables militaires : Il n’y a pas de progrès concernant l’échange de prisonniers | Yediot aharonot (Les dernières nouvelles ) Bloqués | |
* Israël-Palestiniens
Divergences entre Ehud Olmert et Ehud Barak concernant l’accord de trêve
Le Premier ministre Ehud Olmert demandera demain au cabinet restreint de sécurité d’approuver une décision selon laquelle un accord de trêve sera conclu dans la bande de Gaza uniquement après la libération de Guilad Shalit, le soldat israélien détenu par le Hamas. Olmert, écrit le Haaretz, a informé hier le président égyptien Hosni Moubarak de la position israélienne. Cette exigence a été accueillie avec colère au Caire où on espérait qu’un accord de cessez-le-feu serait conclu dans les prochains jours. Le président Moubarak a lui affirmé qu’on ne peut lier la libération de Guilad Shalit à l’accord de trêve et qu’il s’agit de « deux sujets différents ».
Selon le journal, il s’agit aussi pour Ehud Olmert d’empêcher le ministre de la Défense, Ehud Barak, de promouvoir un accord de trêve qui n’inclurait pas la libération de Guilad Shalit. Hier, lors d’un déplacement dans le sud du pays, Ehud Olmert a fait allusion aux différends qui l’opposent au ministre de la Défense : « Depuis le premier jour, j’ai toujours dit qu’on ne peut conclure d’accord de trêve avant la libération de Guilad Shalit. J’ai demandé et redemandé que l’on cesse de s’exprimer publiquement sur Guilad Shalit. Contrairement à d’autres, j’ai pensé qu’il ne fallait pas en parler. Tous les jours, à la télévision, j’ai vu les apparitions emphatiques de personnes qui parlaient de la nécessité de prendre des décisions. J’ai pensé qu’il était nécessaire que la personne à qui, en fin de compte, incombe la responsabilité, dise la vérité aux Israéliens », a-t-il déclaré avant d’ajouter qu’il avait contacté le président égyptien pour clarifier la position d’Israël.
Selon le Maariv, les proches du Premier ministre accusent en privé Ehud Barak et le directeur des affaires politiques et de sécurité au ministère de la Défense, Amos Guilad, de vouloir pousser Ehud Olmert contre son gré à accepter un accord qui n’inclurait pas la libération de Guilad Shalit, comme cela a été le cas lors du premier accord de trêve avec le Hamas, en juin dernier.
Face à Ehud Olmert, de hauts responsables militaires appuient la position d’Ehud Barak et sont favorables à un accord de trêve avant même la libération de Guilad Shalit. Selon eux, le cabinet a décidé au cours de l’opération « Plomb durci » d’une série d’objectifs dont « la circonscription du renforcement du Hamas et la mise en place d’un accord en coordination avec l’Egypte ». Tout le monde sait, ajoutent-ils, que sans un tel accord, il sera impossible d’avancer sur le dossier Shalit. Dans l’entourage d’Ehud Olmert, on souligne qu’Amos Guilad s’est entretenu avec le Premier ministre avant chacun de ces déplacements au Caire, ainsi qu’à son retour, et on affirme ne pas comprendre ce changement de position de la part d’Ehud Olmert.
Quoi qu’il en soit, des responsables militaires cités par le journal affirment qu’il n’y a pas de progrès concernant la libération de Guilad Shalit, qu’aucune liste de prisonniers à libérer n’a été débattue et que, par conséquent, toutes les informations publiées ces derniers jours à ce sujet sont prématurées et créent de faux espoirs dans l’opinion publique israélienne.
Le Haaretz ajoute que la délégation du Hamas aux pourparlers sur la trêve a quitté hier le Caire. Selon la chaîne télévisée al-Jazira, Israël aurait demandé à l’Egypte une prolongation de quelques jours avant de donner sa réponse. Le chef adjoint du bureau politique du Hamas, Moussa Abou Marzouk, a déclaré hier que deux ou trois jours seraient nécessaires pour savoir ce qu’il adviendra du cessez-le-feu.
Par ailleurs, deux roquettes Qassam ont été tirées hier matin vers le territoire israélien. Elles se sont abattues dans des zones inhabitées et n’ont pas fait de dégât. L’aviation israélienne a riposté en bombardant trois tunnels servant à la contrebande entre l’Egypte et la bande de Gaza.
* Intérieur
Pourparlers entre Kadima et Israël Béteinou
Selon le Haaretz, les partis Kadima et Israël Béteinou tentent de créer un « front laïque » face à l’alliance qui se dessine entre les partis de droite et les partis religieux. Le vice-Premier ministre, Haïm Ramon, a rencontré hier le député Stas Messajnikov, qui dirige les négociations pour Israël Béteinou, et lui a remis un document selon lequel Kadima accepte l’ensemble des exigences d’Israël Béteinou, hormis l’adoption d’une loi obligeant les citoyens israéliens à prêter un serment d’allégeance à l’Etat d’Israël. Selon ce document, Kadima œuvrera en faveur de l’instauration d’un « pacte de vie de couple », du changement du mode de gouvernement et d’une solution aux difficultés de centaines de milliers de nouveaux immigrants qui souhaitent se convertir au judaïsme.
« Kadima et Israël Béteinou ont avec eux le camp laïque face au camp national-religieux de Netanyahu », a déclaré M. Ramon. « Cela signifie que Netanyahu n’a pas soixante et un députés qui le recommanderont auprès du président. Sur les sujets de société, Lieberman est plus proche de nous que du Likoud et de Netanyahu ».
Le président du parti travailliste, Ehud Barak, a réagi au rapprochement entre Kadima et Israël Béteinou et a fait savoir à ses députés que, du fait de cette alliance, le parti travailliste ne recommandera par au président Shimon Pérès de charger Tzipi Livni de la formation du nouveau gouvernement.
Le président du Likoud, Binyamin Netanyahu, a lui déclaré hier qu’il ne perdra pas de temps. « J’ai l’intention de former un gouvernement le plus rapidement possible, avec mes partenaires naturels et de m’adresser aussi à Kadima ». Selon le journal, ces propos visent à rassurer les partis de droite inquiets face aux difficultés que rencontre le Likoud pour former un bloc de droite.
Aussi bien à Kadima qu’au Likoud on estime en effet que le président d’Israël Béteinou, Avigdor Lieberman, ne fera pas de recommandation au président quant à la personne qui doit former le prochain gouvernement et essaiera d’imposer un gouvernement réunissant Kadima, le Likoud et Israël Béteinou. En cas d’abstention d’Israël Béteinou, la nomination de Binyamin Netanyahu sera soutenue par le Likoud, Shas, Ha’ihoud Haleoumi et Habayit Hayehoudi, soit en tout quarante-cinq députés. Pour l’heure, Tzipi Livni n’est soutenue elle que par son propre parti, soit par vingt-huit députés.
Demain soir à 18 heures, rappelle le Yediot Aharonot, les résultats officiels des élections seront remis au président Shimon Pérès qui débutera alors ses consultations avec les représentants de l’ensemble des partis. Le président dispose ensuite d’une semaine pour confier à un député la mission de former le prochain gouvernement./.