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ISRAEL - PALESTINIENS
Deux tonneaux d’explosifs ont été découverts sur des plages du sud du pays. On estime que les tentatives d’attentat par la mer vont se mutiplier / Yanir Yagna, Anshel Pfeffer, Liel Kaiser et Amos Harel – Haaretz
Deux tonneaux remplis d’explosifs ont échoué hier sur les plages d’Ashdod et d’Ashkelon. Les deux engins qui contenaient chacun entre 15 et 25 kilogrammes d’explosifs ont été neutralisés par la police. Des responsables du district sud de la police estiment qu’il s’agit d’une tentative d’attentat à partir de la mer, en provenance de Gaza. La police ignore toujours si les terroristes envisageaient de faire exploser les tonneaux à proximité de bateaux ou bien de cibler des baigneurs sur les pages.
En attendant, il a été décidé d’interdire l’accès de pêcheurs ainsi que la baignade sur les plages s’étendant d’Ashdod à Zikim, par crainte d’engins supplémentaires.
Tsahal et le Shabak estiment qu’il existe un lien entre la découverte de ces tonneaux et une série d’explosions entendues en pleine mer dans la nuit de vendredi à samedi dernier, à deux kilomètres environ au nord des côtes de Gaza. Les services de sécurité israéliens indiquent que ces activités terroristes maritimes sont une opération conjointe de la branche militaire du Fatah, du Jihad islamique et des Comités de la résistance populaire. Pour autant que l’on sache, le Hamas n’y serait pas directement impliqué. Les services de sécurité ont qualifié ces tentatives d’attentat d’« originales mais pas particulièrement sophistiquées », tout en estimant que les tentatives d’attentat par la mer risquent de se multiplier dans un avenir proche.
REGIONAL
« Un accord avec la Syrie ou la guerre » / Amir Buhbut et Maya Bengal – Maariv
Les officiers supérieurs de Tsahal ont l’habitude des rencontres annuelles d’information avec le ministre de la Défense, mais hier ils ont entendu ce dernier leur faire une prévision particulièrement inquiétante : « En l’absence d’un accord avec la Syrie, nous risquons d’entrer dans un conflit qui pourrait même dégénérer en guerre totale », a dit Ehud Barak aux officiers.
Le rencontre d’hier entre Ehud Barak et le haut commandement de Tsahal (les officiers du grade de colonel et au-delà) fait partie de la routine. Mais les propos du ministre de la Défense n’avaient rien d’habituel. En effet, celui-ci parle depuis longtemps de la nécessité de reprendre les pourparlers avec Damas, mais sa mise en garde concernant la possibilité d’une guerre totale était cette fois-ci exceptionnellement directe.
« Comme d’habitude au Proche-Orient, immédiatement après la guerre avec la Syrie nous nous assiérons pour négocier et débattre exactement des mêmes choses sur lesquelles nous négocions avec les Syriens depuis quinze ans », a ajouté M. Barak. « Le Proche-Orient est un quartier difficile où il n’y a pas de pitié pour les faibles ni de deuxième chance. Un accord n’est pas ce dont rêve l’autre camp. Cela se fera en l’absence d’autre choix. Si dans l’autre camp on estime qu’Israël peut être défait, épuisé ou même attiré dans un piège, ils préféreront cela ».
En privé, Ehud Barak affirme que, selon lui, il est bien plus probable aujourd’hui de parvenir à un accord avec la Syrie qu’avec les Palestiniens. Il l’a d’ailleurs dit au Premier ministre Netanyahu et aux Américains.
Par la suite, Ehud Barak a adressé une mise en garde au gouvernement libanais qui est, selon lui, « responsable de tout ce que fait le Hezbollah. En effet, c’est une organisation qui a une identité libanaise, en plus des liens qu’on lui connaît avec la Syrie et l’Iran. Si Israël est attaqué, nous ne nous limiterons pas à des cibles du Hezbollah ».
Concernant l’Iran, M. Barak a déclaré que ce pays constitue une menace centrale pour l’ordre mondial et régional et que, du point de vue d’Israël, « toutes les options sont à l’ordre du jour ».
« Dès le mois prochain, les Etats-Unis sont censés mener l’effort international en faveur de sanctions contre l’Iran et nous ne pouvons prévoir quelle sera l’efficacité de ces sanctions. En outre, la probabilité que les Américains parviennent à associer les Chinois et d’autres pays à ces sanctions n’est pas particulièrement élevée, vu les derniers développements dans les relations entre la Chine et les Etats-Unis », a indiqué Ehud Barak aux officiers.
DIPLOMATIE
Une accolade amicale / Maya Bengal, Roni Melloul, Dalia Mazori et Eli Berdenstein – Maariv
Le Premier ministre italien, Silvio Berlusconi, a atterri hier en Israël. Il a eu droit à un accueil chaleureux et n’a pas manqué de son côté de manifester son affection.
M. Berlusconi est arrivé hier en Israël à la tête d’une délégation de sept ministres et a eu droit à un accueil royal au bureau du Premier ministre à Jérusalem. Le Premier ministre italien a fait part à Binyamin Netanyahu de son souhait que cette visite soit la première d’une série de rencontres entre les gouvernement italien et israélien. Il a ajouté que son rêve serait d’accueillir Israël dans la famille des pays de l’Union européenne.
Bien que l’Italie soit un des pays européens qui ont des relations commerciales très développées avec l’Iran, Silvio Berlusconi n’a pas hésité à évoquer la menace iranienne. « J’espère qu’ensemble, nous verrons un avenir de bien-être et de prospérité et surtout de paix pour votre peuple dont l’existence est encore remise en cause par quelqu’un auquel nous nous opposons tous », a déclaré le Premier ministre italien. Binyamin Netanyahu a, en réponse, évoqué la contribution à l’humanité des deux peuples : « C’est à Rome et à Jérusalem qu’ont été jetées les fondements de la culture occidentale. C’est pourquoi il est essentiel que l’Italie et Israël se tiennent côte à côte, fiers de notre héritage, attachés à nos valeurs et déterminés à protéger notre avenir et notre culture ».
Au cours du dîner officiel hier soir, le vice-premier ministre, Sylvan Shalom et le ministre italien des Politiques communautaires, Andrea Ronchi, ont proposé de légiférer en Italie et en Europe pour que les Gardiens de la Révolution iraniens soient inscrits sur la liste des organisations terroristes. Cette proposition sera débattue aujourd’hui lors de l’entretien de MM. Netanyahu et Berlusconi./.