07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2010 10. Mars 2010

Mardi 2 mars 2010

Les Titres
Haaretz (Le pays)
Des officiels occidentaux : Les Syriens ont un nouveau plan de paix – un retrait du Golan par étapes
The Jerusalem Post
Nir Barkat devrait révéler aujourd’hui un plan pour la démolition de cent maisons à Silwan
Maariv (Le soir)

Ils l’ont frappée, ils l’ont maltraitée, ils l’ont violée

Yediot aharonot (Les dernières nouvelles)
« J’ai crié. Ils n’ont pas arrêté »

ISRAËL - PALESTINE

Netanyahu a demandé et Nir Barkat a suspendu le programme de démolitions à Silwan / Roni Sofer et Ronen Medzini – YNET (site internet du Yediot Aharonot)

A peine une heure avant que le maire de Jérusalem, Nir Barkat, ne présente cet après-midi son plan global pour le quartier d’al-Bustan, situé dans le village de Silwan dans l’est de la ville, le Premier ministre Netanyahu lui a demandé de reporter la présentation du plan pour tenter de parvenir à un accord avec les habitants du quartier concernant les démolitions de maisons. M. Barkat a accédé à la demande du Premier ministre.

Lors de sa conversation avec M. Barkat, M. Netanyahu a souligné qu’il n’a nullement l’intention de s’ingérer dans la gestion des affaires municipales ni d’empiéter sur les compétences des autorités chargées de faire respecter les règles d’urbanisme et de construction. Le Premier ministre a cependant évoqué « des groupes d’intérêts qui souhaitent semer la discorde et montrer en Israël et dans le monde une image déformée de la réalité à Jérusalem ».

La mairie de Jérusalem a quant à elle fait savoir : « Après une conversation avec le Premier ministre, M. Barkat a accédé à la demande de M. Netanyahu de faire tous les efforts pour poursuivre la concertation avec les habitants concernant le projet du "jardin du roi". M. Barkat a indiqué que la réunion de la commission locale de planification et de construction à ce sujet serait reportée. Entre temps, les rencontres et les débats avec les riverains continueront ».

Cette demande du Premier ministre intervient alors qu’Israël fait l’objet de vives critiques sur la scène internationale à cause de la décision d’ajouter le caveau des Patriarches et le tombeau de Rachel à la liste des sites du patrimoine national.

Selon un haut responsable du bureau du Premier ministre : « Certains essaient de mener une campagne contre Israël en utilisant la décision prise par la mairie. Le Premier ministre est convaincu que la mairie a voulu agir en faveur des habitants arabes de la ville mais puisque certains essaient de provoquer des émeutes, il a demandé au maire de Jérusalem, Nir Barkat, d’attendre encore un peu et d’éviter tout conflit ».

Le plan de Nir Barkat prévoit la démolition d’une vingtaine de maisons dans l’ouest de Silwan pour y bâtir un parc archéologique. En échange, les habitants expulsés recevront des permis de construire leur permettant de construire jusqu’à quatre étages dans l’est du quartier.

Dans la matinée, l’Autorité palestinienne avait mis en garde contre le plan de Nir Barkat. Hatem Abdel Kader, le responsable de Jérusalem au Fatah, a déclaré : « Nir Barkat sera responsable de l’explosion qui va se déclencher dans la ville si son plan est mis en œuvre ».

Onze juges de la Cour suprême débattront aujourd’hui de la loi sur la nationalité / Tomer Zarhin – Haaretz

Une formation exceptionnelle de onze juges de la Cour suprême siègera ce matin pour débattre d’une des questions les plus controversées de la vie publique israélienne, la loi sur la nationalité et l’entrée en Israël. Quatre recours ont été déposés contre l’amendement de la loi par l’Association pour les droits du citoyen, le Centre pour la protection de l’individu, Adalah et l’ancienne députée du parti Méretz, Zehava Galon.

La loi temporaire adoptée par la Knesset en juillet 2003 empêche les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza d’épouser des citoyens israéliens, d’entamer des procédures pour régulariser leur situation et devenir résidents ou citoyens israéliens. Les principaux arguments requérants sont qu’il s’agit d’un amendement anticonstitutionnel qui vient contredire la loi fondamentale sur la dignité et la liberté humaines et porte atteinte, en faisant une distinction sur une base nationale ou ethnique, au droit fondamental de mener une vie de famille.

Lors de l’audience qui s’est tenue il y a un an devant sept juges, la représentante de l’Etat, Me Yokhi Genesin, avait affirmé que, du point de vue de l’Etat, le principale difficulté à laquelle cette loi répond est le large soutien des habitants des territoires palestiniens aux actes terroristes contre Israël : « Il est impossible de prévoir quand et à quel stade quelqu’un va décider de commettre un attentat ou d’aider un cousin, membre d’une organisation terroriste, à introduire des explosifs en Israël ».

RÉGIONAL

Des responsables occidentaux : Les Syriens ont un nouveau plan de paix – un retrait du Golan par étapes / Akiva Eldar – Haaretz

La Syrie est prête à envisager une paix et une normalisation par étapes avec Israël, de telle manière qu’après un retrait de la moitié du plateau du Golan, les deux pays déclarent la fin de l’état de conflit entre eux. C’est ce qu’a affirmé au Haaretz une chercheuse britannique qui, en décembre dernier, a rencontré le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moualem.

Gabrielle Rifkind, qui dirige le programme sur le Moyen-Orient de l’Institut britannique Oxford Research Group, s’est rendue à plusieurs reprises à Damas avec un groupe d’experts en résolution de conflits. Sa dernière visite remonte à décembre dernier. Selon elle, Walid Moualem aurait déclaré que, dans le cadre d’un plan de paix par étapes, un retrait de 75 % du territoire conquis par Israël en 1967 permettra l’ouverture d’un bureau d’intérêt israélien au sein de l’ambassade des Etats-Unis à Damas. Une fois le retrait achevé, une ambassade de Syrie sera ouverte en Israël. M. Moualem a souligné que « la Syrie souhaite la paix, mais Israël doit reconnaître les droits de la Syrie sur le moindre centimètre du Golan. C’est pour nous une terre sacrée, il s’agit d’une question d’honneur ».

Concernant la rupture des relations avec le Hamas et le Hezbollah, Walid Moualem aurait indiqué que la Syrie est un Etat souverain et que ces questions, comme celle des relations entre Damas et Téhéran, ne seront traitées qu’après le retrait israélien du Golan. « Du point de vue d’Israël, c’est là l’aspect le plus problématique de la position syrienne. D’un point de vue de résolution de conflits, la Syrie peut servir d’intermédiaire entre Israël, le Hamas et le Hezbollah, ce qui augmentera les chances de parvenir à un cessez-le-feu à long terme », a déclaré Gabrielle Rifkind.

John Kerry laisse entendre : Nous venons tous pour assagir Israël / Barak Ravid – Haaretz

Le vice-président américain, Joe Biden, prononcera la semaine prochaine, lors de sa visite en Israël, un discours politique dans lequel il s’adressera directement aux Israéliens. M. Biden, qui s’exprimera à l’université de Tel-Aviv, parlera de l’engagement américain en faveur de la sécurité d’Israël, du dossier iranien et du processus de paix.

Le président de la commission des affaires étrangères du sénat américain, John Kerry, qui est largement impliqué dans les procédures visant à imposer des sanctions contre l’Iran, a laissé entendre hier, après sa rencontre avec le Premier ministre Netanyahu, que le but de la visite en Israël de Joe Biden, ou d’autres hauts responsables américains tels que le chef d’état-major, Michael Mullen, est de dissuader Israël d’une éventuelle attaque en Iran.

« La raison de toutes ces visites de hauts responsables américains est de s’assurer que nous sommes tous sur la même longueur d’onde et que nous comprenons tous quels sont les calendriers qui existent, quel est le niveau de la menace, qui existe ou pas, et quelles sont les options disponibles. J’estime que nous sommes sur la même longueur d’onde et que le Premier ministre Netanyahu soutient d’une manière hors du commun nos initiatives. Il espère qu’elles seront efficaces ».

Hier, le conseiller pour la sécurité nationale, Uzi Arad, était à Washington où il a rencontré son homologue américain, James Jones. Les efforts pour que soit adoptée fin mars par le Conseil de sécurité une quatrième résolution de sanctions contre l’Iran seront au cœur des entretiens entre les deux hommes./.

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