07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2009 DECEMBRE 2009

Mardi 22 décembre 2009

Les Titres
Haaretz (Le pays)

Israël tend à approuver l’accord sur la libération de Guilad Shalit, mais réclame que la plupart des terroristes dangereux soient expulsés

The Jerusalem Post

L’accord sur Guilad Shalit devrait être approuvé

Maariv (Le soir)
Guilad Shalit : Le suspense
Yediot aharonot (Les dernières nouvelles )
Israël : Oui, mais à certaines conditions

ISRAËL-PALESTINIENS

La réponse israélienne inclut les noms terroristes qui devront être expulsés / Ron Ben Yishaï et Attila Somfalvi – YNET (site internet du Yediot Aharonot)

Au terme d’une série intensive de réunions du « Forum des sept », la réponse d’Israël à ce stade est, comme on s’y attendait : « oui, mais ». Israël a approuvé cette nuit le cadre général qu’a proposé le médiateur allemand en fin de semaine dernière. Cette réponse est cependant accompagnée de plusieurs réserves et notamment d’une liste des prisonniers « lourds » dont Israël réclame l’expulsion vers la bande de Gaza ou l’étranger et refuse le retour en Cisjordanie.

Cette position, qui est soutenue par plusieurs ministres et par le directeur du Shabak, se base sur une crainte véritable, celle que ces prisonniers de premier plan ne remettent en état les infrastructures terroristes du Hamas et son dispositif politique en Cisjordanie puis reprennent la lutte armée et les attentats contre Israël et l’Autorité palestinienne.

Parmi les prisonniers suscitant des désaccords, on trouve Marwan Barghuti, ancien chef du Tanzim en Cisjordanie ; Abdallah Barghuti, considéré comme « l’ingénieur » du Hamas et responsable de nombreux attentats ; Ahmed Saadat, ancien commandant en Cisjordanie du FPLP, l’organisation qui a assassiné le ministre du Tourisme, Rehavam Zeevi ; et Abbas Sayed, responsable de l’attentat de l’hôtel Park qui avait fait trente victimes.

On peut estimer que cette réponse, qui a été transmise au médiateur allemand, lui laisse suffisamment de marge de manœuvre pour continuer à rapprocher les positions entre le Hamas et Israël concernant l’expulsion de certains prisonniers à Gaza ou leur exil à l’étranger.

On peut aussi supposer que le Hamas ne provoquera pas de rupture et poursuivra les négociations, car lui aussi a intérêt à ce que l’échange ait lieu. La balle est donc maintenant dans le camp du Hamas et si l’heure de la décision n’est pas encore arrivée, elle ne tardera pas.

Les décisions difficiles, comme celle concernant la libération d’un grand nombre de prisonniers ayant « du sang sur les mains », devront être prises lorsque le Premier ministre Netanyahu convoquera le cabinet restreint de sécurité qui est légalement habilité à prendre des décisions en matière de sécurité. La question pourrait aussi être examinée en conseil des ministres. Quoi qu’il en soit, tant que le cabinet restreint ou le conseil des ministres n’ont pas été convoqués pour débattre du dossier Shalit, cela signifie que les négociations se poursuivent.

Un responsable impliqué dans les négociations a déclaré cette nuit à l’agence de presse Reuters que la réponse israélienne a été transmise au médiateur allemand qui en fera part au Hamas dans la journée. Selon ce responsable, le Hamas ne devrait pas assouplir sa position et c’est la direction de l’organisation à Damas qui décidera en dernier recours.

A Jérusalem, la décision du « Forum des sept » reste entourée de beaucoup de discrétion. Le bureau du Premier ministre s’est contenté de dire que les ministres ont « donné à l’équipe de négociation des instructions concernant la poursuite de l’effort pour ramener Guilad Shalit sain et sauf ».

Après avoir entendu un état des lieux des responsables des services de sécurité, les ministres ont fait part de leurs positions et de leurs réserves vis-à-vis de l’accord, et ont demandé la poursuite des négociations.

Les Suédois déménagent une usine de Barkan, « zone controversée » / Navit Zomer, Zvi Zinger et Ygal Rom – Yediot Aharonot

La société Mul-T-Lock, qui appartient à un groupe suédois, déplace son usine de serrures de la zone industrielle de Barkan à un site à l’intérieur des frontières de 1967, suite aux pressions d’organisations des droits de l’homme et de l’Eglise suédoise.

« Notre entreprise ne souhaite pas avoir une usine dans une zone dont la souveraineté fait l’objet d’une controverse politique », expliquait hier Ann Holmberg, porte-parole du groupe suédois Assa Abloy qui possède Mul-T-Lock. Elle a ajouté que cette décision est liée à un rapport rédigé par des organisations non-gouvernementales et qui accuse Assa Abloy de posséder une usine dans les territoires occupés.

Suite à cela, la direction du groupe a annoncé sa décision de déménager l’usine de la zone industrielle de Barkan, en Cisjordanie, vers la ville de Modiin.

Le président du conseil régional Samarie, Guershon Messika, a refusé hier de réagir à la décision d’Assa Abloy. Des membres du conseil régional ont cependant indiqué que la plupart des employés de l’usine de Barkan sont des Palestiniens et que ce seront donc eux, et non les colons israéliens, les principales victimes du déménagement./.

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