
| Haaretz (Le pays)
Obama dans un effort de dernière minute pour élaborer une déclaration conjointe au terme du sommet | The Jerusalem Post
La rencontre tripartite servira de « coup d’envoi » à la reprise du processus diplomatique | |
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| Maariv (Le soir) Un haut responsable de la Maison Blanche au Maariv : « Nous espérons malgré tout l’ouverture du dialogue » | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) Israël appelle à boycotter le discours d’Ahmedinejad | |
Diplomatie
Obama, Netanyahu et Abbas se rencontreront « sans attentes » / Barak Ravid, Natacha Mozgovaia et Avi Issacharof – Haaretz
A la veille du sommet tripartite qui réunira les dirigeants d’Israël, des Etats-Unis et de l’Autorité palestinienne, tous les protagonistes essayaient hier de minimiser les attentes. Malgré cela, le gouvernement américain s’est lancé hier dans une campagne diplomatique de dernière minute face à Israël et à l’Autorité palestinienne afin qu’au terme de la rencontre tripartite d’aujourd’hui, on puisse publier une déclaration évoquant la reprise des pourparlers entre les parties. Lors d’entretiens privés qu’il a tenus ces derniers jours, le Premier ministre Netanyahu, qui est arrivé hier soir à New York, a estimé que même si les pourparlers ne reprennent pas après le sommet, ils reprendront au plus tard à la mi-octobre, après les fêtes juives.
Le sommet débutera aujourd’hui à 11 heures, heure de New York, à l’hôtel Waldorf-Astoria. Auparavant, le président américain, Barack Obama, rencontrera séparément le Premier ministre Netanyahu et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas. La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, participera elle aussi à la rencontre. Le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, a déclaré hier lors d’un point de presse : « Nous n’attendons pas beaucoup de cette seule rencontre ». La Maison Blanche, a-t-il expliqué, s’était fixé pour objectif la reprise des pourparlers entre Israël et les Palestiniens mais, vu les déclarations faites par les parties cette semaine, elle se contentera d’une mission plus modeste : éviter que l’on en arrive à des accusations réciproques et « contribuer à créer une ambiance constructive en vue d’un retour à la table des négociations ».
Dans le cadre des efforts pour parvenir à une avancée supplémentaire d’ici la rencontre tripartite, le ministre de la Défense, Ehud Barak, a rencontré hier à Washington le conseiller pour la sécurité nationale, James Jones, et le conseiller du président, Dennis Ross. Au cours de cet entretien ont été évoquées différentes formules susceptibles de transformer la rencontre en quelque chose de plus qu’une simple séance photo. M. Barak, qui a rencontré ce matin le Premier ministre Netanyahu à New York, a réaffirmé à ses interlocuteurs américains qu’Israël « souhaite la mise en place du processus mené par le président Obama et dont le principal objectif est un accord avec les Palestiniens ». Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, rejoindra lui aussi MM. Barak et Netanyahu à l’assemblée générale des Nations-Unies.
Selon des responsables politiques israéliens, au cours des dernières vingt-quatre heures ont été évoquées plusieurs idées pour aller au-delà des faibles attentes, rehausser le contenu politique de la rencontre tripartite et, au terme de celle-ci, publier un communiqué substantiel : Dans la courte déclaration qu’il fera à la fin de la rencontre, le président Obama pourrait annoncer qu’Israël a accepté de geler temporairement la construction dans les colonies, ce qui constituerait un succès pour les Palestiniens et permettrait la reprise des pourparlers. Le président Obama pourrait annoncer que les Etats-Unis souhaitent une reprise des pourparlers à la mi-octobre, après d’autres rencontres avec les parties. Le président Obama pourrait annoncer que les parties sont sur le point de reprendre le processus de paix et proposer la tenue d’ici deux mois d’une conférence internationale au cours de laquelle les négociations seront lancées.
Au terme de la rencontre tripartite, le Premier ministre Netanyahu devrait s’entretenir avec le président français, Nicolas Sarkozy. Celui-ci devrait inviter M. Netanyahu à participer à la conférence de l’Union pour la Méditerranée qui se tiendra à Paris, semble-t-il au mois de novembre. Les deux hommes devraient également s’entretenir de la manière dont la communauté internationale doit faire face au programme nucléaire iranien.
Jeudi à 13 heures, heure de New York, le Premier ministre Netanyahu prononcera son discours devant l’assemblée générale des Nations-Unies, un discours qui sera principalement consacré à la menace iranienne. M. Netanyahu appellera la communauté internationale à agir avec détermination pour empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire.
« Boycottez Ahmedinejad » / Itamar Eichner et Yaniv Halili – Yediot Aharonot
Israël a adressé des messages officieux à de nombreux pays demandant à leurs représentants de boycotter le discours du président iranien ou, à défaut, de ne laisser dans la salle qu’un représentant subalterne. En Israël on ne se contente pas de protestations aux propos racistes qui seraient prononcées dans le discours mais on souhaite que, face aux propos insoutenables qu’a tenus par le passé le président iranien, les représentants quittent la salle avant même le début du discours.
La plupart des pays ont répondu que leur présence dépendra avant tout du contenu du discours d’Ahmedinejad et que si ce dernier dépasse certaines limites, leurs représentants quitteront la salle en signe de protestation, mais qu’ils n’ont pas l’intention de boycotter le discours dès le début.
Israël-Palestiniens
Le chef d’état-major : Guilad Shalit ne sera pas libéré sans libération de terroristes / Anshel Pfeffer – Haaretz
« Guilad Shalit ne pourra rentrer chez lui sans que des terroristes soient libérés. La question est bien sûr : qui sont-ils et qu’ont-ils fait ». C’est ce qu’a déclaré hier le chef d’état-major, Gaby Ashkenazi, à propos de la libération du soldat enlevé Guilad Shalit. Le général Ashkenazi s’exprimait sur la radio militaire Galeï Tsahal.
Le chef d’état-major a également rejeté l’idée d’une commission indépendante qui examinerait l’attitude de l’armée durant l’opération Plomb durci. Il a également commenté le rapport de la commission Goldstone : « Dès le mandat de la commission, il s’agissait d’un rapport partial et déséquilibré. Une lecture rapide et superficielle suffit pour comprendre que le rapport ignore tous les éléments qui lui ont été fournis par le système judiciaire israélien », a-t-il déclaré./.