
| Haaretz (Le pays)
Le parti travailliste face à un choix capital : Faut-il rejoindre le gouvernement de droite de Netanyahu ? | The Jerusalem Post
Le parti travailliste se prépare
au bras de fer sur la participation à la coalition du Likoud | |
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| Maariv (Le soir) Barak et Netanyahu : Bloqués | Yediot aharonot (Les dernières nouvelles ) Barak lutte pour sa survie | |
* Intérieur
Le comité central du parti travailliste se prononce sur l’entrée au gouvernement
Les 1476 membres du comité central du parti travailliste devront décider ce soir de la participation ou non du parti au gouvernement Netanyahu. Le vote de ce soir, écrit le Haaretz, portera sur la proposition du président du parti, Ehud Barak, qui demandera au comité d’approuver l’accord de coalition conclu avec le Likoud. M. Barak réclame en outre de pouvoir nommer lui-même les ministres qui représenteront le parti au gouvernement sans avoir à en référer aux instances du parti, une requête qui a été accueillie avec colère par les opposants à l’entrée au gouvernement.
Après une nuit de pourparlers entre les deux partis, Ehud Barak et le président du Likoud, Binyamin Netanyahu, se sont entretenus ce matin. Suite à cette rencontre, le ministre travailliste Shalom Simhon et le député du Likoud Gideon Saar ont paraphé l’ébauche d’accord de coalition qui sera soumis ce soir au comité central du parti travailliste. Cet accord prévoit notamment que le gouvernement Netanyahu s’engage à respecter tous les accords signés par les gouvernements précédents et à œuvrer pour la signature d’accords de paix avec tous les pays voisins d’Israël. Toujours selon cet accord, le ministre de la Défense, Ehud Barak, sera pleinement impliqué dans toute décision diplomatique et économique.
Dans le domaine économique il a également été convenu qu’aucune décision d’envergure ne sera prise sans avoir été préalablement soumise aux partenaires sociaux et notamment à la central syndicale Histadrut.
Le Maariv souligne que la décision du comité central du parti travailliste, risque bien de décider du sort du gouvernement Netanyahu qui, sans l’appui des travailliste, pourrait bien se retrouver dans l’incapacité de former un gouvernement. En effet, les pourparlers avec la liste ultra-orthodoxe Yehadout Hatora sont depuis hier dans l’impasse, le rabbin Yossef Shalom Eliashiv, une des autorités du monde ultra-orthodoxe, ayant fait part de son opposition à toute réforme des tribunaux rabbiniques chargés des conversions. Or, cette réforme est un des points essentiels de l’accord conclu entre le Likoud et le parti Israël Béteinou et une des revendications essentielles de la communauté russe en Israël.
Le journal note que, s’agissant d’une question de droit religieux, il est peu probable que les députés ultra-orthodoxes modifient leur position. Le Likoud pourrait avoir alors à réexaminer l’accord avec Israël Béteinou.
28 blessés légers en marge d’un défilé d’extrême droite à Umm el-Fahm
Le défilé organisé par des militants d’extrême droite dans les rues de la ville arabe d’Umm el Fahm, dans le nord du pays, n’a duré qu’une petite heure, rapporte le site internet du Haaretz. Ce défilé, rappelle le site a eu lieu suite à une décision de la Cour suprême ordonnant à la police de permettre sa tenue. Une centaine de partisans de mouvements d’extrême droite, dont le député du parti Union national Michaël Ben Ari, ont ainsi défilé dans un faubourg de la localité, la police ayant imposé un parcours à l’écart du centre-ville.
Selon le site internet, plusieurs dizaines d’habitants de la ville ont manifesté avant le début du défilé brandissant des drapeaux palestiniens. Ces derniers se sont affrontés aux forces de l’ordre qui ont tenté de disperser cette contre-manifestation à l’aide de canons à eau et de grenades lacrymogènes. Quinze policiers, dont le commandant en chef adjoint de la police israélienne, ont été légèrement blessés par des jets de pierres, douze manifestants ont eux aussi été légèrement blessés ainsi que le député du parti Méretz Ilan Guilon venu « calmer les esprits ».
* Israël-Palestiniens
Ofer Dékel rencontre des prisonniers du Hamas
Selon des responsables palestiniens cités par le Maariv, Ofer Dékel, le négociateur israélien chargé du dossier Guilad Shalit, a rencontré ces derniers jours plusieurs hauts responsables du Hamas incarcérés en Israël afin de les convaincre de soutenir un accord sur un échange de prisonniers.
Selon un responsable du Hamas, suite à l’échec des pourparlers du Caire, Ofer Dékel s’est rendu à la prison Hadarim où il a rencontré plusieurs responsables du Hamas à qui il a demandé de faire pression sur la direction de l’organisation afin qu’elle approuve l’accord. « Il leur a dit que Netanyahu sera bientôt au pouvoir et qu’il n’obtiendront rien de lui », affirme ce responsable.
Ofer Dékel aurait notamment rencontré Abbas al-Sayid, commandant du Hamas à Tul-Karem et responsable de l’attentat de l’hôtel Park en mars 2002. Celui-ci figure sur la liste des prisonniers qu’Israël refuse absolument de libérer. Al-Sayid a souligné que la décision devait être prise de manière collective et qu’il ne pouvait se prononcer personnellement. Ceci a conduit Ofer Dékel à proposer que puisse se réunir plusieurs hauts responsables du Hamas détenus dans des prisons différentes afin de débattre du sujet.
Suite à cette proposition, trois parlementaires du Hamas – Hassan Yussuf, Muhammad Abu Tir et Muhammad Natcheh – ont été transférés de la prison Hadarim à la prison Ketziot où sont détenus la plupart des députés et des ministres du Hamas. Il s’agit d’un transfert provisoire, une démarche sans précédent qui a pour but de permettre aux trois hommes de participer aux débats en tant que « représentants » de la prison Hadarim.
Pour l’heure, écrit le journal, les prisonniers ne semblent toutefois pas prêts à assouplir leur position et continuent à suivre la ligne officielle du Hamas « Les dirigeants emprisonnés soulignent que le Hamas a des revendications claires concernant l’accord sur Guilad Shalit. Ils soutiennent ces revendications et n’ont pas l’intention de modifier leur position », a déclaré un proche de ces prisonniers./.